HISTORIQUE
Avant 1872 aucun traité ne mentionne d'affection cornéenne ressemblant à la kérataloie traumatique, mais à cette date, Hansen-Grut de Copenhague en fait une étude basée sur de nombreux cas et la description clinique qu’il nous a laissée est d'une exactitude qu'aucun des travaux ultérieurs n’a surpassée. Cependant, malgré les publications de Von Arlt en 1874, de Szili en 1884'et une nouvelle communication de Hansen Grut la même année, Grandclément croit découvrir et décrire une nouvelle maladie au Congrès d’Ophtalmologie de Paris en 1888. D'ailleurs, en France, sion en excepte le traité de Panas en 1894, aucun ouvrage n’étudie Ja kératalgie traumatique avant 1908 où Morax lui consacre un article dans l'Encyclopédie Française d’Ophtalmologie. Plus tard les traités reproduisent brièvement la description classique; mais nous n'avons trouvé dans les revues périodiques qu’une seule étude originale, celle de Cauvin en 1909.
A l'étranger on note en 1889 les articles de Bronner et de Hulke, en 1890 de Biber et de Johelson, en 1897 de Schrœder, en 1898 de Hirsch, de Jensen, de Von Reuss et de Wickerkiewicz, en 1901 de de
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Schweinitz, en 1902 de Weigandt, en 1903 de Peters, en 1906 de Chance, en 1908 de Cuperus, en 1910 de Franke et de Chalupecky, en 1911 de Wyler, en 1914, de Schreiber, en 1919 de Caspar, en 1922 de Salus, en 1925 de Gifford et de Besso, en 1926 de Proksch et de Gallemaerts, en 1931 de Vogt. Les travaux allemands sont de beaucoup les vlus nombreux sur la question; mais on trouve aussi des études intéressantes au Danemark, en Russie, en Autriche, en Suisse, en Angleterre et aux Etats- Ünis.
Depuis une trentaine d’années, les éléments de diagnostic étant mieux connus, les auteurs se sont surtout intéressés à la pathogénie et à la thérapeutique et plus récemment aux examens biomicroscopiques.
Les premières observations de kératalgie intermittente n'ayant pas d’étiologie traumatique remontent à Hansen Grut; mais elles passèrent inaperques ou furent oubliées, car il faut arriver à 4910 pour en trouver de nouvelles descriptions par Franke et dix ans après par Salus. Cette variété, d'ailleurs extrêmement rare, a tantôt été confondue avec la forme courante, et tantôt été représentée comme une affection entièrement différente.
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