‹ Sur La Nature, L'organisation Et La Structure Anatomique Des Bulbes Des OphrydéesChapitre 1 sur 3 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE

Lorsqu’on fait une coupe longitudinale de ces deux corps, ou voit que le plus jeune est attaché à la tige florale en un point qui correspond a I aisselle d’une feuille, et si l’on observe avec soin les débris des feuilles successives situées au-dessous de l’insertion de ce jeune bulbe, on reconnaît qu il naît constamment à l’aisselle de la cinquième feuille de la tige florale. (Jette position est constante non-seulement dans YOrchts mascula , mais encore dans les autres Ophrydées que j’ai eu occasion d’examiner.

Au moment où la tige est couverte de fleurs, le bulbe de l’année suivante ne porte pas encore à son sommet une tige, mais seulement un bourgeon dont la disposition particulière se voit très-bien sur une coupe longitudinale. La partie supérieure du corps charnu, ou, en d’autres termes, le plateau du bulbe, est creusé de façon à former une sorte de fossette, sur les bords de laquelle sont insérées les feuilles les plus âgées, les plus extérieures, tandis que les plus jeunes occupent le fond de la dépression. Cette disjvosit ion, bien digne d’être notée, se retrouve non-seulement dans les autres espèces d'Orc/iis, dont le tubercule n’est pas divisé, mais encore dans les espèces que j’ai observées des genres Ophrys, A ce ras, Anicamptis, Loruglossum.

Dans d’autres genres, la structure du bourgeon du bulbe est différente.

Elle est absolument inverse dans les Gymnadenio. Dans ces plantes, les feuilles du bourgeon, au lieu d’être insérées sur les bords et au fond d’une fossette, sont disposées sur une sorte de cône saillant, de telle façon que la première feuille, la plus âgée, la plus extérieure, est, de toutes, celle qui est insérée au point le plus bas; la plus intérieure, la plus jeune, celle qui occupe le point le plus élevé.

La connexion entre le jeune bulbe et la tige est établie par ce qu’on nomme le pédicule du bulbe.

Dans YOrchis mascula et les plantes analogues, le pédicule du bulbe n’est autre chose que le côté de la fossette où naissent les feuilles, côté par où passent les faisceaux qui se portent de la tige dans le bourgeon.

Dans les Gymnadenio , c’est une sorte de tige cylindrique extrêmement courte, qui part de la tige-mère et se porte dans le cône chargé de feuilles qui surmonte le tubercule.

Il me paraît utile de distinguer par un nom spécial la partie du bulbe sur laquelle sont insérées les feuilles; je la nommerai le plateau du bulbe. Ainsi je dirai que dans les Ophrys le plateau du bulbe est creusé en fossette.

Ceci compris, supjx>sons que le plateau ne se creuse pas ainsi, mais prenne un développement très-considérable en un des points situés entre l’insertion de la première et celle de la seconde feuille, par là le bourgeon et le tubercule qui est au-dessous se trouveront entraînés loin de la tige. C’est la disposition que présentent les Platonthera.

Enfin Y Henninium Monorchis nous montre encore des bulbes différemment organisés. Dans cette plante, le pédicule du bulbe s’allonge beaucoup et

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