‹ Sur La Nature, L'organisation Et La Structure Anatomique Des Bulbes Des OphrydéesChapitre 2 sur 3 · SÉANCE DU 9 FÉVRIER · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 9 FÉVRIER

e.ni|>orte le bourgeon avec sa feuille très-loin <le la tige. 'lais la

première

feuille so soude au pédicule par sa partie dorsale dans toute sa longueur et a sa pointe tout près de la tige.

D’après cela, nous distinguerons quatre formes de bulbes dans la tribu des Ophrydéos :

I" Des bulbes (YO/)hrt/s, où le bourgeon terminal est au fond d’une dépression et la première feuille adossée à la tige-mère. C’est à cette forme que se rapportent les bulbes non palmés des (Jrchis , ceux des Ophrys, des A rems et des Loroglossum.

2° Les bulbes de Gy muait enia , chez lesquels les feuilles du bourgeon terminal sont insérées sur un axe saillant et où la première feuille est adossée à la tige-mère. Les tubercules y sont palmés.

3" Les bulbes de Plutanthera , où le bourgeon terminal forme une saillie et où la première feuille a son sommet au-dessus du bourgeon et loin de la tige-mère.

Hei

par le dos au pédicule très-long du bulbe et a son sommet près de la tige et

très-loin du bourgeon.

Si l’on examine un de ces bulbes d’Ophrydées, à quelque forme qu'il se rapporte, à partir de sa première apparition, on peut trouver dans l’étude de sa formation la preuve certaine de la nature complexe de ces organes.

Un jeune bulbe, en effet, apparaît toujours sous la forme d’un bourgeon axillaire, qui n’offre aucune particularité notable. Ce n'est que plus tard qu’on voit se produire sur le côté du jeune axe, au-dessous de la première feuille, une petite tubérosité qui croit rapidement et s’organise d'une façon spéciale : c’est le tubercule naissant. On y distingue de bonne heure plusieurs

faisceaux vasculaires qui

pend

l’axe du bourgeon, et parcourent la tubérosité dans sa longueur marchant à peu près parallèlement, bien qu’un peu arqués et se rapprochant vers le bas. où ils se perdent dans un tissu en \oie de formation. La pointe du jeune tubercule est coiffée par une sorte de disque circulaire aminci sur les bords et qui se moule sur son extrémité. C’est un organe pareil à celui qui termine toutes les racines, et auquel on a donné le nom de pilénrhizc nu mieux de

pilorhize.

La tubérosité coiffée de sa pilorhize n’est pas directement exposée au dehors; elle est recouverte par une sorte «le membrane formée de quelques rangées de cellules qui sont en continuité a^ec celles de la couche externe du •este de la tige. Kn d’autres termes, la tubérosité se forme sur le côté de l’axe lu bourgeon, dans l’intérieur même de son tissu, c’est-à-dire quelle se forme absolument comme toutes les racines adventives, qui se produisent, comme on lésait, au-dessous de l’épiderme, et qui ne peuvent sortir au dehors qu’en perçant les couches externes de la tige.

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