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7/j SUC1ÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE.
En grossissant, le tubercule crève la mince membrane qui l’enveloppait et qui, longtemps, entoure sa base d’une sorte de collerette, dans laquelle il est impossible de ne pas voir un organe analogue il une coléorhize.
Ainsi, tout nous force à assimiler le tubercule d’une Ophrydée à une racine. La formation de l’organe dans l’intérieur des tissus, au-dessous d’une coléorhize qu’il crève, son mode de croissance par l’extrémité, la présence d’une pilorhize, sont autant de preuves incontestables, qui ne sauraient permettre, selon moi, de méconnaître la nature radicale du tubercule.
Dans un assez grand nombre d’Ophrydées, les tubercules sont divisés pur eur extrémité en plusieurs lobes, et cette singulière disposition a paru, à plulieurs auteurs, fournir une preuve solide à l’appui d’une hypothèse qui consiste à regarder les tubercules comme formés de paquets de racines. Cependant, si l’on observe un tubercule palmé très-jeune, on voit qu’il ne présente pas trace de lobes, et qu’il est tout pareil à un tubercule entier. Ce n’est que plus tard que la partition se prononce à sa partie inférieure, et ce n’est qu’alors qu’il devient palmé. Un tel tubercule a essentiellement la même composition que les autres tubercules d'Orchis ; il n’est en réalité formé que d’une seule racine tubéreuse, qui se distingue seulement des autres racines tubéreuses en ce qu’elle est le siège d’une partition normale dans certaines espèces et qui se produit seulement accidentellement dans d’autres.
L’examen de la structure anatomique de ces tubercules me paraît de nature à confirmer le résultat des observations qui précèdent. Un tubercule est une masse celluleuse traversée par des faisceaux vasculaires nombreux ; le parenchyme est composé de cellules d’inégale grandeur, les unes (les plus grosses) contenant du mucilage, tandis que les autres sont remplies de fécule. Les faisceaux sont formés chacun de quelques vaisseaux annelés qu’entourent des cellules très-allongées.
Une racine ordinaire d’Ophrydée porte au milieu du parenchyme un anneau formé de six à dix faisceaux vasculaires entourant une sorte de moelle. Supposons les faisceaux dissociés par l’accroissement extraordinaire du tissu cellulaire et isolés ainsi au milieu du parenchyme ; pour avoir la structure du tubercule, telle que l’observation directe nous la montre, il ne faut plus que supposer que les faisceaux se sont multipliés pendant que le parenchyme a pris un accroissement excessif : et ainsi, nous sommes amenés à reconnaître que, s’il y a des différences, il y a aussi de réelles analogies entre la structure anatomique du tubercule et celle des racines ordinaires des Ophrydées, qui ne s’écartent pas tant les unes des autres, sous ce rapport, que les tubercules et les rameaux des Pommes-de-terre, que nul cependant ne songe aujourd’hui à considérer comme des organes différents.
M. BékétofT fait à la Société la communication suivante :