SUR LA PARTHÉNOGENÈSE A R R H EN OTOQU Ë
duit à admettre un processus tout à fait différent de ceux indiqués ci-dessus.
Voici, pour moi, comment les choses se passent probablement. Les spermatozoïdes agglutinés par le liquide fourni par la glande du réceptacle séminal, forment dans ce réceptacle, une masse de réserve et, dans son canal, un cordon fécondateur. Dans cette masse et dans ce cordon, les spermatozoïdes demeurent immobiles, dans un état de vie latente qui peut durer une dizaine d’années. Les spermatozoïdes ne retrouvent leur activité qu'au moment où, par suite de la disparition du liquide agglutinateur, ils sont mis à découvert à l’extrémité libre du cordon fécondateur, extrémité qui se trouve juste à l’orifice du canal du réceptacle.
Lorsque l’œuf descend au travers de l’utérus, sans subir aucun arrêt, il passe devant l’orifice du canal du réceptacle 'séminal sans arriver au contact de cet orifice.
Il n’en est plus de même si, au moment où l’œuf est sur le point de sortir de l’utérus, ce dernier se contracte. Dans ce cas, l’œuf est refoulé un peu obliquement vers le haut; il se trouve très étroitement coiffé par le cul-de-sac sur lequel s’ouvre le canal du réceptacle, et l’un des spermatozoïdes actifs de l’extrémité du cordon fécondateur, pénètre dans le micropyle, tandis que les autres spermatozoïdes, non encore suffisamment dégagés, sont retenus dans ce cordon.
La fécondation ou la non fécondation résulterait ainsi, uniquement, de la contraction ou de la non contraction des fibres musculaires de l’extrémité distale de l’utérus.
Pour mieux saisir les explications ci-dessus, on pourra se reporter à la planche 1 de mon travail : « Anatomie du Gaster de la Myrmica rubra » où le réceptacle séminal, sa glande et son canal à extrémité incurvée, sont figurés dans la position qu’ils occupent au repos.
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