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Observations
OBSERVATION I (MOTZFELDT)
Diabète insipide. — Divrèse de 10 litres par 24 heures ramenée à un chiffre normal! par la pituitrine
Femme de 42 ans,
Antécédents : rougeole, érysipèle, otite moyenne, à Nël 1913. Lassitude et hémianopsie subjective non confirmée par l’oculiste. Ces signes disparaissent en trois mois et ne se reproduisent pas. En février 1913 : soif augmentée, diurèse de 10 litres par jour dès le début de la maladie ; arrêt de la menstruation. La première perte de poids de 10 kgs est regagnée de telle façon qu’au bout de
six mois elle pesait 20 kgs de plus qu'avant,
Wassermann, 00.
Radiographie du crâne : normale.
Diaphorése très diminuée.
Champ de vision normal.
Sang : quelques lymphocites, pas d’eosinophiles.
Graisse sous-cutanée abondante, surtout à l’abdomen et aux hanches.
Thyroïde non augmentée.
Urines :"Pds. sp. 1.004: albumine : 0 ; sucre : 0.
DA (RIvA ROCCO: |
Expériend: de la soif : trois heures ; après cette limite le malade commençait à se sentir mal à l'aise.
Urine :
Avant : Pds. sp. 1.004, NaCI p. 1.000, 0,5.
Après : Pds. sp. 1.005, NaCI p. 1.000, 0,5.
Pt. de congélation du sang, avant : 0,56°.
après ……0,580.
Tolérance aux hydrates de carbone : 250 gr. de livulose, négatif.
Traité par extrait hypophysaire. Diurèse diminue rapidement, mais augmente le lendemain. Les urines sont plus concentrées (de 0,5 p. 1.000 de NaCI à 4 p. 1.000.)
On continue longtemps à donner de la pituitrine souscutanée, puis des hypophyses de bœuf fraîches (sept chaque soir). Elle dort toute la nuit sans arrêt, puis urine le matin 300 à 400 cc. Le poids diminue de 1 kg.
La sensation de lassitude disparaît.
Les règles réapparaissent.
La pituitrine, cependant, ne semblait avoir aucun effet sur l’excrétion de nitrogène déterminée par la méthode de Kjeldahl. En nourrissant le patient avec du lobe post on arrêtait la diurèse, mais le lobe antérieur n'avait pas cette action.
Les autres traitements, sauf l’opium, n’avaient pas d’action. Comme après l’opium la concentration des urines restait inchangée, cette action devait dépendre de l’action sur la soif.
OBSERVATION II (MOTZFELDT) Diurère de 7 litres par jour ramenée à la normale
en 24 heures par 1 cc. de pituitrine Femme de 23 ans.
Antécédents : rougeole, scarlatine, coqueluche ; à 6 ans choc sur la tête, Depuis elle est « minus » et très nerveuse ; en 1902 « chiken pox » et 4 ou 5 jours après le début, elle a très soif et émet 6 à 7 litres d’urines par jour. Traitement à l’hôpital sans grand résultat. En 1909, typhoïde. Menstruation retardée, débutant à 18 ans, faible et irrégulière. Malade petite et grêle. Poids 46 kgs, aspect infantile.
Urines : Pds. sp. 1004. Albumine : 0. Sucre : 0. En donnant 20 gr. de sel, urines passent de 8.000 à 11.000 ec. tan-
dis que la concentration en sel passe de 0,25 à 0,51 p. 100. Rien autre à signaler.
Radio : crâne normal.
Après injection de lobe postérieur sous-cutané, la diurèse revient à la normale pour 24 heures. Elle dort tranquille-
ment toute la nuit pour la première fois depuis 10 ans.
Ensuite quatre lobes frais per os chaque soir suffisent à maintenir les urines à un taux et à une concentration normales,