‹ Sur la Pathogenie du Diabète InsipideChapitre 4 sur 26 · A MES CHEFS · texte numérisé non relu

A MES CHEFS

de l'Hôpital militaire Maillot et de l'Ecole du Service de Santé militaire de Lyon

A Monsieur le Médecin Commandant DESPUJOLS

A mes Amis

G. SOURIOUX, SIMONE CHAUVET, JEAN ROUX, PAUL REYNAUD-LACROZE, RAyMOND MAZOYER Les Docteurs CONSTANT, BARDENAT, BOIREAU, MUNARET et Madame MUNARET, SCALIERI, MARTINEZ, MASSEBEUF, GAUTHIER, CAIL- LOT, DECOUZE, ABECASSIS, BRATIGNY.

À tous mes Amis

A mes Camarades de la Faculté

et du détachement d’Alger de l'Ecole du Service de Santé militaire

je dédie cette thèse.

Introduction

Le diabète insipide reste toujours à l’ordre du jour. Les observations récemment publiées, plusieurs thèses et de nombreux mémoires, tant en France qu’à l’étranger, montrent que les problèmes touchant à sa pathogénie passionnent toujours les esprits.

Après les travaux retentissants de CAMUS et ROUSSY, les physiologistes et les médecins semblèrent un moment d'accord et admirent comme une vérité définitivement démontrée l’origine nerveuse, infundibulo-tubérienne, du diabète insipide, niant l’intervention, jusqu'alors presqu’exclusivement admise, d’une hormone hypophysaire.

Il y avait bien une ombre au tableau : l’action si précise de l’extrait post-hypophysaire sur les symptômes du diabète insipide, mais on l’interprétait comme l'effet d’une médication symptomatique, non d’une médication pathogénique.

Mais voici que STARLING et VERNEY en Angleterre, TRENDELENBURG en Allemagne, BRULL en Belgique, ne craignirent pas de reprendre la question à pied-d’œuvre, de recommencer l’expérimentation et d'apporter une interprétation différente des faits observés.

Sur le terrain anatomo-clinique notre Maître M. le Docteur BENHAMOU, avec M. le Docteur MonNT- PELLIER et ET. CURTILLET, rapportait à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris une observation du diabète insipide où la post-hypophyse semblait avoir joué le rôle majeur dans la production de la polyurie. Cette observation, venant s'ajouter aux observations de FARINI, de CUSHING, de MARANON, les documents nouveaux apportés par les physiologistes anglais, allemands et belges, nous ont fait penser qu’il y aurait peut-être intérêt à présenter une revue criti-

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que de tous les faits versés ces temps derniers aux débats, de faire en quelque sorte le point de la queston et de voir si le dogme de l’origine nerveuse du diabète insipide ne méritait pas, sinon d’être révisé, du moins d’être élargi, si la vérité ne se trouvait pas dans une théorie mixte, susceptible de rapprocher les « neurogénistes » et les « endocrinogénistes ».

Après un historique rapide, après un rappel indispensable des notions anatomiques, histologiques et embryologiques relatives à la glande hypophyse et à la région infundibulo-tubérienne, nous exposerons les différentes données du problème :

les faits anatomo-cliniques, les faits expérimentaux, les faits thérapeutiques.

Nous discuterons, tour à tour, les conclusions qu’on a tirées de ces faits et nous exposerons les conceptions pathogéniques qu’il nous paraît logique de défendre.

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