ONE
ration se fait presque toujours de dedans en dehors, étant consécutive à l’ulcération des plaques de Peyer.
Dans des cas exceptionnels elle se produit par un processus inverse de dehors en dedans. Elle est alors secondaire à la suppuration de ganglions mésentériques qui s'ouvrent dans l'intestin avec lequel ils avaient contracité des adhérences préalables.
En général la perforation consécutive à l’ulcération d’une plaque de Peyer est petite, punctiforme, disposée en entonnoir dont la grande ouverture se trouve au niveau de la muqueuse.
Dans d’autres cas plus rares, l’ulcération est ovalaire et résulte du sphacèle ou de l'élimination en bloc d’une partie de la muqueuse et des tuniques sous-jacentes.
La perforation unique d’ordinaire, peut être double ou triple. Dans un cas d’Hoffmann il existait 25 perforations sur le jéjunum.
Les ulcérations siègent le plus souvent à la partie terminale de l’iléon; c'est également à ce niveau que se produisent en général les perforations, plus rarement sur le grosintestin, le cæcum, l’appendice.
EXAMEN HISTOLOGIQUÉ
Au stade d'infiltration on observe une congestion intense avec afflux leucocytaire au niveau et au voisinage des plaques.
Les artères présentent des lésions d’endartérite oblitérante. Ces altérations sont très importantes. Elles jouent en effet un grand rôle dans la nécrose des plaques infiltrées et par suite dans la production de l’ulcéralion et de la perforation.
Au stade d’ulcération il n’y a pas de lésions spéciales, la muqueuse est détruite. Parfois l’ulcération est si profonde que le péritoine constitue à lui seul la paroi externe de l'intestin. On conçoit à ce stade avec quelle facilité se fait la perforation.