‹ Sur la préparation de monocristaux de fer de haute pureté et sur certaines propriétés de ce métalChapitre 15 sur 37 · Résultats des analyses · texte numérisé non relu

Résultats des analyses

Le tableau II donne les résultats des analyses faites sur les différents fers purs que nous avons préparés. Les chiffres indiqués sont les moyennes des résultats obtenus sur un grand nombre d’analyses.

Le fer électrolytique brut d'’électrolyse contient encore des quantités notables de carbone et d’oxygène. Le recuit dans l'hydrogène très pur permet d’en abaisser fortement les teneurs. La teneur en carbone atteint très rapidement une faible valeur. Après un recuit de 24 h à 930°C, elle est inférieure à 0,002 %. Si le recuit a été effectué dans l'hydrogène distillé pendant 10 h à 950°C, la teneur en carbone devient inférieure à 0,001 %. Ces résultats ont été confirmés par Albert, Chaudron et Süe [11] qui ont pu doser le carbone dans le fer irradié par les deutons, en séparant chimiquement le radio-azote formé par la réaction ". GS An) u N. D'autre part, Albert [12] en étudiant la cinétique de l'élimination dans l'hydrogène du carbone 14 préalablement introduit dans le fer pur, a montré qu’à 900°C l'élimination était très rapide sans toutefois être totale. Le départ de l’oxygène est plus lent et il n’est pas possible d’atteindre des teneurs aussi basses que pour le carbone. Après un recuit de 15 j à 930°C dans l’hydrogène, nous avons pu cependant abaisser sa teneur à 0,0025 %. L'’élimination du soufre et de l’azote est bonne. Après un recuit suffisamment long dans l'hydrogène, leur teneur est inférieure à 0,001 %.

Le tableau II montre que la teneur limite en impuretés carbone et oxygène est pratiquement la même pour les différents fers étudiés. Plusieurs hypothèses peuvent être faites. Malgré la purification poussée de l'hydrogène utilisé, il existe peut-être une tension de carbone ou d'oxygène dans ce gaz. On aboutirait donc, pour une température donnée, à un équilibre. Cette hypothèse est confirmée par le fait que les échantillons recuits dans l'hydrogène distillé ont une teneur plus faible en carbone que ceux recuits à la même température dans l’hydrogène électrolytique. On peut également supposer que l'élimination totale des impuretés métalloïdi-

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ques est impossible par suite de la diminution de leur activité quand leur teneur décroît. Enfin on peut envisager que le carbone et l'oxygène sont combinés à l’état de carbures et d’oxydes très stables avec des métaux qui n’ont pas encore été caractérisés. Mais il faudrait admettre pour cela que la même impureté se retrouve dans les différents échantillons de fer.

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