‹ Sur La Puissance et Le Grossissement De La Loupe et Du Microscope (volume 2)Chapitre 5 sur 8 · X. — Loure N° 3 Objet n · texte numérisé non relu

X. — Loure N° 3 Objet n

Limites de p De Limites de p D’ OEil n° 4 12,2 à 18,9 15,98 | 99,7 à — 52,5 — 106,7 200 409,3, 148,75, 12,87 028,1 + 12741 + 173,6 Résultats des expériences précédentes. — Avant d'examiner les

résultats qui précèdent, il est bon de remarquer que, malgré les précautions prises pour les mesures de p, les valeurs de y ne peuvent pas avoir une grande précision : l’objet se trouvant près du foyer, une très faible variation de p entraîne une grande variation de p'.

Malgré ce défaut, il est évident qu'on ne peut considérer l’image comme étant au punctum proximum; cette condition n’est jamais réalisée. On ne peut admettre davantage qu'elle se forme dans les conditions les plus avantageuses pour l'œil, car nous montrerons plus loin qu’elle devrait alors se trouver soit au punctum proximum, soit au punctum remotum, suivant que le centre optique de l'œil se trouve en deçà ou au delà du second foyer de la loupe. On voit au contraire que, dans tous les cas, l’image peut se déplacer dans des limites assez larges sans cesser d’être visible, et qu’elle se forme toujours dans une position intermédiaire, qui n’est pas absolument fixe dans les mêmes conditions.

Ces limites varient avec la distance focale de la loupe, la nature de l'objet, la position de l'œil. Elles se resserrent quand on remplace un objet facile à observer (division en millimètres) par un autre objet plus fin et plus petit; elles s'écartent d'autant plus que la loupe est plus convergente. Enfin les deux points limites paraissent s'éloigner

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tous deux de la loupe, lorsque l'œil s’en éloigne lui-même, mais ce résultat n’est pas parfaitement net.

Avec les loupes les plus convergentes, les limites de p° semblent dépasser un peu celles qu’on attribue d'ordinaire à la vision distincte. Mais rien ne prouve que ces limites de vision distincte soient absolument fixes ; il me semble au contraire qu’elles doivent varier avec les conditions : nature de l’objet, intensité de l’éclairement, etc. Pour m'en assurer, j'ai cherché à déterminer le punctum proximum dans les conditions mêmes de l'expérience. Pour cela, j'applique l'œil derrière le porte-lentille, dépourvu de loupe, et je fais mouvoir sur la règle l'écran divisé en millimètres (objet n° 4), éclairé comme dans les expériences précédentes. Les distances peuvent ainsi être mesurées à partir du même point que dans ces expériences.

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