I. — DosAGE DE L'AMMONIAQUE EN PRÉSENCE DES AMINES
Méthode Quantin (1)
Ce procédé, basé sur la non-existence de phosphates doubles de magnésie et de méthylamines, vise la séparation de l’ammoniaque à l’état de phosphate ammoniaco-magnésien.
Il consiste essentiellement à mettre le mélange de l’ammoniaque et des amines en contact avec un excès de phosphate de magnésie récemment précipité, ou, ce qui revient au même, avec un excès d’un mélange de phosphate de soude et de sulfate de magnésie. L’ammoniaque se précipite à l’état de phosphate ammoniaco-magnésien, insoluble dans les méthylamines. Il suffit de le séparer par filtration. La liqueur contient les amines que l’on régénère par distillation.
Ce procédé a été critiqué par M. François (2) qui a démontré que la monométhylamine était susceptible non seulement de former, dans les mêmes conditions, un phosphate double magnésien insoluble, mais encore de déplacer l’ammoniaque dans le phosphate ammoniaco-magnésien ; de telle sorte que cette base repasse en solution tandis que la monométhylamine est précipitée. Le résultat obtenu est donc opposé à celui que l’on recherche.
Par conire, en l'absence de la monométhyiamine, le procédé est applicable aux mélanges d’ammoniaque, de diméthylamine et de triméthylamine. Sa précision est limitée cependant à l'insolubilité du phosphate ammoniaco-magnésien, insolubilité qui n’est pas absolue.
(1) Quanrin. C. R.. OXV, p. 561 et Ann. chum. anal,, 1995, p. 28. (2) M. François. C. R., Ac. des Sciences, t. GXLVI,p.1284#, 19 08.
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Méthode François (1)
Cette méthode est une application à la recherche et au dosage de l’ammoniaque dans la monométhylamine et les amines grasses très volatiles, de la méthode du même auteur pour la séparation qualitative de ces mêmes bases, au moyen de l’oxyde jaune de mercure par voie humide, méthode que nous avons examinée précédemment (V. page 44).
Elle a été en quelque sorte le pivot de la plupart de nos déterminations ; elle constitue en outre une partie très importante de la méthode de dosage que nous donnerons dans la troisième partie ; aussi croyons-nous indispensable d'en décrire tout au long la technique ; nous éviterons par là même de renvoyer le lecteur au travail original.
Le dosage se pratique soit sur les bases dissoutes, soit sur leurs chlorhydrates, dont on rend les bases libres par addition de soude, en n’opérant, dans ce dernier cas, que sur des liqueurs diluées.
« Une prise d’essai du chlorhydrate à analyser voisine de 0 gr. 500, mais non supérieure, est placée dans un tube léger bouchant à l’émeri (tube à filtres), séchée pendant cinq heures à 110° et pesée définitivement après refroidissement, le tube étant bouché au sortir de l’étuve. En s’aidant d’un entonnoir et d'une pissette, on fait passer cette prise d'essai dans une fiole jaugée de 250 centimètres cubes bouchant à l’émeri; on ajoute 7 centimètres cubes d’une solution de soude à 30°/, et 10 centimètres cubes d’une solution de carbonate de soude à 20 */, de carbonate cristallisé ; on complète avec de l’eau jusqu'au trait et on ajoute ÿ grammes d’oxyde jaune de mercure. Le bouchon étant bien assujetti, on enveloppe la fiole de papier noir et on l’agite sans discontinuer pendant une heure en la renversant sens dessus dessous. On laisse dé-
(1) M. François. C. R., CXLIV, p., 857, 1907.