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que l’effervescence produite par sa réaction sur les autres bases a cessé.
Pour supprimer toute perte, on opère dans un appareil en verre, clos, à joiniures rodées à l’émeri, construit selon les indications de l’auteur.
J’ai fait l’essai de ce procédé, en suivant scrupuleusement la technique indiquée, mais je dois dire qu’en aueun cas il ne m'a donné de bons résultats.
Les exemples suivants le prouveront :
1° Essai AUS c mis en œuvre 0 gr. 1279 Chlorhydrate de triméthylamine APR 0 er. 112 Différence en moins. . . . O gr. 0155 2° Essai Mis en œuvre Retrouvé Différence Chlorhydrate de triméthylamine 0 gr. 1275 0 gr. 0974 0 gr. 0301— — d’ammoniaque 0 gr. 100 0 »
3 Essai Mis en œuvre Retrouvé Différence Chlorhydrate de triméthylamine 0 gr. 1275 0 gr. 1695 0 gr. 0420+ — de monométhylamine 0 gr. 0936 » »
Dans ce dernier essai, j’ai constaté par le Nessler la présence d'ammoniaque, alors que dans le premier essai tout le chlorhydrate d'ammoniaque mis en œuvre avait disparu.
A vrai dire, la réaction qui se forme doit être assez complexe et l’action de l’hypobromite sur les amines beaucoup plus profonde que ne le dit M. Filippo de Filippi. L’auteur prétend s’être assuré que le brome libre ne réagissait pas sur la triméthylamine par ce fait, qu'ayant laissé en contact vingtquatre heures 20 centimètres cubes d’eau de brome avec une dose connue de chlorhydrate de triméthylamine dissous dans l’acide chlorhydrique dilué, il avait retronvé, au bout de ce temps, la totalité de la base, Nous eussions préféré qu'il
nous donnât le résultat d'essais effectués, non pas avec 20 centimètres cubes d’eau de brome, qui contiennent environ 0 gr. 10 de brome libre, mais avec les # gr. 500 de brome contenus dans les 30 centimètres cubes d’hypobromite nécessaires à l’essai, brome qui est mis en liberté par l'acide chlorhydrique ajouté ensuite et qu'il faut éliminer à chaud. Il est à présumer que les résultats auraient été tout différents.
Ce procédé a en outre l'inconvénient de détruire l’ammoniaque ainsi que les bases primaire et secondaire. Enfin il nécessite un appareil spécial assez coûteux et fragile.
L'auteur a employé sa méthode à la recherche et au dosage, dans l'urine et les matières fécales, de la triméthylamine qu’il considère comme un produit normal d’excrétion.
Ces faits demandent confirmation.
Méthode de Fleck (1)
Elle est basée sur l’emploi de l’alcool absolu. Le mélange des chlorures est épuisé au moyen de ce dissolvant bouillant, qui doit dissoudre les sels d'amine à l'exclusion du sel d’ammonium. Après distillation de l'alcool, le résidu est traité par la soude ; les bases dégagées sont condensées dans l’eau et neutralisées par l’acide sulfurique. On évapore à siccité ; on reprend le résidu par l’alcool absolu froid en grand excès dans lequel le sulfate de triméthylamine seul doit se dissoudre. |
Nous avons vu (Il° Partie. Chap. I) ce que l’on pouvait attendre de l’emploi de l'alcool absolu en pareil cas. Si l’on songe en outre que ce dissolvant n’est jamais complètement exempt d’eau, on se rendra compte facilement des causes d'erreur qu’il peut apporter quand on l'utilise pour une séparation quantitative.
(1) H. Frecx. Journ. of Am. Chem, Soc., 1896, p. 670 et Ann. ch. anal. [2], 1897, p. 59.