CONCLUSIONS
Le présent travail avait pour but, comme je l’ai dit en commençant, de rassembler des données exactes sur la question des méthylamines, envisagée au point de vue analytique, afin d'établir, si possible, une méthode qui permette de doser avec précision : l’ammoniaque, la monométhylamine, la diméthylamine et la triméthylamine mélangées.
Désirant me placer dans les conditions les meilleures et à l'abri de toute critique, j'ai préparé moi-même les corps dont j’avais besoin pour ces essais. Pour cela, je me suis adressé à des méthodes sûres, donnant une amine déterminée à l’exclusion des autres ; j’ai éliminé avec soin, dans les sels obtenus, les dernières traces d’ammoniaque par l’oxyde jaune de mercure. Enfin j'ai contrôlé le degré de pureté de chacun d’eux par des déterminations d’ordre physique et d’ordre chimique.
En possession de ces éléments de travail, j’ai pu aborder l’étude des principales méthodes employées pour la séparation qualitative de l’'ammoniaque et des méthylamines, apprécier la valeur de celles qui sont le plus en faveur, en montrer les inconvénients et les avantages.
En raison du but que je m'étais fixé, mes expériences ont porté principalement sur les méthodes proposées jusqu'à ce jour pour la séparation quantitative de ces bases :
4° La détermination précise des solubilités, à chaud et à froid, des chlorhydrates d’ammoniaque et de monométhylamine dans l’alcool absolu, m'a conduit à rejeter la méthode
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qui consistait à purifier le chlorhydrate de monométhylamine par cristallisation dans ce dissolvant.
Il est très vraisemblable, en raison de la solubilité bien démontrée du chlorhydrate d’ammoniaque, que la purification des autres amines par le même dissolvant est aussi défectueuse.
Cette notion est importante, car elle établit l’inexactitude de toutes les déterminations, effectuées par cette méthode, de la teneur en ammoniaque des sels d’amines ; elle soulève aussi un doute sur la valeur des déterminations de constantes physiques failes antérieurement.
2° La détermination des solubilités des chloroplatinates de diméthylamine et de triméthylamine m’a permis de montrer que les méthodes de dosage basées sur DÉRDAS de ces sels doubles étaient fausses.
3° J’ai fait une critique raisonnée d’un certain nombre d'autres procédés dont je ne donne pas ici le détail.
4° J'ai vérifié que le chloroforme permettait de séparer avec exactitude un mélange-des quatre chlorhydrates en deux groupes.
L'étude de la solubilité des periodures de diméthylamine et de triméthylamine m'a conduit à instituer un mode de dosage de ces deux bases, constituant l’un de ces groupes.
Pour la séparation de l’ammoniaque et de la monométhylamine formant l’autre groupe, je me suis servi du procédé à l’oxyde jaune de mercure. |
Ainsi se trouve établie une méthode exacte de dosage des quatre bases mélangées.
5° Par la généralisation de la méthode de M. Jarry et l'étude du déplacement de l’ammoniaque par les amines en solution aqueuse, je suis arrivé à trouver un procédé permettant de rassembler les amines sous un faible volume, ce qui rend ma méthode applicable au cas où ces bases sont mélangées à d'énormes quantités d’ammoniaque.
6° J’ai appliqué avec succès, à l’essai de divers séls com-
merciaux, le procédé de séparation de la diméthylamine et de la triméthylamine par leurs periodures.
7° J'ai indiqué une technique spéciale pour la recherche et la caractérisation microchimique de la triméthylamine par son periodure. :
8° J’ai déterminé la formule, le point de fusion et les principales propriétés du periodure de diméthylamine, corps mal connu jusqu'ici.
J'espère qu’un bon accueil sera réservé aux méthodes de dosage que je propose. Je me suis efforcé de les rendre pratiques, sans nuire à leur exactitude.
Je me plais à espérer également que ce travail fournira d’utiles indications à tous ceux qu'intéresse la question si importante et si vaste des amines.
Vu, bon à imprimer . Vu:
Le Président de la thèse, Le Directeur de l'Ecole G. BOUCHARDAT L. GUIGNARD
Vu et permis d'imprimer :
. Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,