‹ Sur la séparation des méthylamines Au point de vue analytiqueChapitre 9 sur 26 · III. — Procépé FRANÇOIS · texte numérisé non relu

III. — Procépé FRANÇOIS

M. François (1) a montré que l’oxyde jaune de mercure sec retient intégralement le gaz ammoniac en formant de l’oxyde ammonio-mercurique.

En effet, si l’on fait passer dans un long tube contenant cet oxyde de l’air chargé de gaz ammoniac, cet air, à la sortie, ne colore ni ne trouble du réactif de Nessler dans lequel on le fait barboter.

Les bases méthylées et éthylées ne se combinent pas à l’oxyde dans ces conditions.

L’oxyde jaune fixe également et complètement l’ammoniaque en liqueur aqueuse en présence de petites quantités d’alcali.

L’auteur a décrit une méthode de purification, par voie sèche ou par voie humide, basée sur ces données.

Voie sèche. — On fait passer lentement la méthylamine mélangée d’ammoniaque dans des tubes à potasse où elle se dessèche complètement puis dans une série de longs tubes de verre remplis d'oxyde jaune de mercure sec, où l’ammoniaque est entièrement absorbée. La méthylamine qui se dégage à la suite est recueillie dans des laveurs de Durand,

(1) Maurice François. G. R., t. CXLIV, p. 568, 1907.

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