‹ Sur La Sonde A Demeure A Débit RalentiChapitre 12 sur 21 · À. —— MÉTHODES ANCIENNES · texte numérisé non relu

À. —— MÉTHODES ANCIENNES

Le cathéterisme. — Pratiqué suivant la technique et les précautions recommandées par Guyon, le cathétérisme, quand 1l n’est pas suivi d'accidents très graves d'infection et d’hémorragie, n’est pas sans apporter un changement heureux sur l’état général, local et humoral du distendu.

En effet, 1l décongestionne la vessie, la prostate et le rein. Il régularise la fonction rénale, lorsque la glande n’est pas atteinte de façon définitive, et cette régularisation est marquée par la chute rapide de l’azotémie. Galan dans sa thèse (1913- 1914), inspirée par le Prof. Gayet (contribution à l'étude de la constante chez le prostatique) a montré que la chute de l’azotémie était équivalente à celle que serait susceptible de donner la cystostomie.

Enfin, le eathétérisme agit heureusement sur la

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contractilité vésicale. La vessie, qui par la distension avait perdu en partie sa contractibilité, récupère sa fonction grâce aux cathétérismes répétés.

Mais, tous ces heureux effets du sondage ne sont Le en quelque sorte que théoriques. Les statistiques de malades traités par le sondage ne rapportent que des résultats pratiques plutôt rares, on peut même dire exceptionnels. Guyon lui-même ne se résolvait pas à cette méthode sans appréhension :

«Le cathétérisme évacuateur, écrivait-ii, est le « seul moyen de salut qu'il soit possible d’offrir « à ces malades ; mais il est souvent la cause déter- « minante d'accidents qui conduisent à une mort « rapide, ou n’aboutissent à la guérison qu'après « beaucoup de souffrances et d'incertitude. Il y « a bien de quoi justifier les plus grandes appréhense « sions ; de quelque côté qu’on se tourne, on se « trouve en présence de redoutables écueils ; res- « ter inactif, c’est abandonner le malade à la « marche inexorable des accidents ; agir, c’est « souvent courir au-devant d’eux ».

Guyon, pour qui cependant la sonde était le seul moyen thérapeutique, publie 2 cas de guérison parfaite par le sondage. Reblaud, en 1891, et Michon en 1896 en ont publié chacun un cas ; et le fait de semblables publications suffit à nous montrer combien ces cas de guérison parfaite sans

infection étaient rares.

Suivant Gaume (thèse de Paris, 1924), le nombre

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