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Introduction
Parmi les prostatiques, il en est une catégorie qui était jusqu'ici pour le chirurgien-urologue une grosse source d’ennuis à cause des dangers que comportaient les thérapeutiques en usage, Nous voulons parler des prostatiques arrivés progressivement à un stade très avancé de distension vésico-uretérale, et ayant des urines claires.
La responsabilité du médecin vient surtout de l’apparente bémignité des symptômes, et elle est d’autant plus engagée que le contraste est plus complet entre l’état du malade à son arrivée, et celui qui peut rapidement succéder à un traitement imprudemment conduit.
En effet, les prostatiques distendus à urines claires sont ceux qui présentent les symptômes les plus silencieux. [ls mettent volontiers sur le compte d’une petite infirmité les envies fréquentes d’uriner et les mictions involontaires qui les amènent à consulter, mais ils sont loin de soupçonner, ainsi
que leur entourage, le degré d'intoxication urémique qui se trouve chez eux en latence, jusqu’à ce qu’un choc interventionnel même minime, vienne mettre fin à cet état de bonne santé relative, au point de compromettre la vie. D'ailleurs, la limpidité parfaite des urines, la polyurie, l'absence de douleurs que présentent la plupart de ces malades ne sont pas pour troubler leur confiance. Aussi, un médecin non averti, se verrait-il exposé aux surprises les plus désagréables touchant tant son amour-propre que Sa réputation.
Notre but est précisément de mettre entre Îles mains de n'importe quel chirurgien ou praticien, un moyen de traiter et d'améliorer l’état de ces malades avec un minimum de danger.
Nous sommes redevable à notre maître le Professeur Marion de nous avoir fait l’insigne honneur de nous confier ce travail, après nous avoir fait profiter pendant un an de ses précieuses leçons de clinique urologique. Nous lui en exprimons ici toute notre reconnaissance.
Parmi les nombreuses observations qui illustrent ce travail, quatre sont des cas que nous devons à l'amabilité de M. le Dr Nora, et une autre à celle du Dr Henri Marion. D’autre part, un article du Dr Leroy publié dans le Journal d’Urologie traitant du même sujet, enrichit notre statistique de cinq nouveaux cas. Toutes les autres observations proviennent du service Civiale où nous les avons recueillies nous-même,
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thérapeutique appelé à entrer définitivement dans = Ja Pratique Le