‹ Sur La Symphyse Tuberculeuse Du PericardeChapitre 24 sur 32 · LA · texte numérisé non relu

LA

Pas d'ictère. Pas d'œdème des membres inférieurs.

Cœur : hypertrophié, tachycardie, pas de souffies.

Rien aux poumons.

Deux jours plus tard, laparotomie. issue de y litres de liquide citrin. Péritoine intact. Intestin normal.

Foie hypertrophié, descendant jusque dans la fosse iliaque droite. Lisse. Dur. Bord tranchant.

Le 22 novembre, 15 jours plus tard, le ventre a repris son volume maximum, puis dyspnée, cyanose.

2° laparotomie le 30 novembre. Mêmes constatations.

Le 10 décembre, le liquide s’est reproduit. Ponction.

Léger œdème.

Rate grosse. Poumons normaux.

Glycosurie alimentaire négative.

Traitement spécifique sans résultat.

Du 16 décembre 1900 au 27 janvier 1901 : 8 ponctions donnant de 4 à 8 litres de liquide.

Le 4 février : Omentopexie.

Le 20 février : Nouvelle ponction. |

27 février : dernière ponction, l’ascite ne se reforme plus. La circulation anastomotique fonctionne.

25 mars. À ce moment, fièvre, toux, dyspnée, pleuropneumonie droite, congest. à gauche. L’ascite reparaît.

30 mars : Frottements péricardiques. Pas de uffles.

En avril, épanchement à gauche.

Congestion de tout le poumon droit.

Fièvre. Ascite. Mort le 12 avril 1901.

Nécropsie : Plèvre droite, 2 litres de liquide jaune dinbré ie

Poumon droit : Infiltration tuberculeuse. Foyer de ramollissement. Quelques adhérences pleurales lâches.

Plèvre gauche : bâse sans adhérences. Congestion de la. Pas de tubercules au sommet.

Péricarde adhérent à la paroi. Feuillets notablement épaissis, farcis de granulations tuberculeuses.

Cœur normal légèrement hypertrophié.

.Ganglions péribronchiques du hile, volumineux. Deux atteignent le volume d'un œuf de pigeon, Caséeux, ramollis au centre.

Foie : Quelques adhérences lâches. Dur à la coupe. Poids, 1375 gr. a

Rate grosse. \

Péritoine semé d’une quantité innombrable de granulations tuberculeuses.

Examen histologique (Säbrazès). — Poumon droit

Tubercules caséeux. Foyers de périvascularites.

Lésions d'emphysème, et broncho-preumonie.

. Péricarde. Séreuse extraordinairement épaissie. Follicules tuberculeux disséminés au sein du tissu fibreux.

Rate : Pas de tubercules dans le segment examiné, qui est compact, avec épaississement des travées capsulaires.

Foie : Gà et là, follicules tuberculeux, en plein lobule, adjacents à un espace porte.

. Dans ]1 région sous-capsulaire : Bandes de nécrose des cellules du foie, avec infiltration de pigment ocre et dégénérescence graisseuse.

Au niveau des lésions sous- capsulaires, bandes ‘de sclérose pénétrant comme un coin dans le tissu hépatique. . ” =

Le processus cirrhotique dans le parenchyme même du foie est fort accusé, et le tissu conjonctif y est à l’état jeune surtout dans l'intervalle des trabécules.

Parfois cette sclérose intertrabéculaire a pour point de départ un tubercule fibro-caséeux. Peu de cellules

hépatiques sont intactes.

La cirrhose est surtout portale et périportale avec endophlébite partielle et oblitérante.

Obs. XVII (Mircoucxe. Bull. Soc. Anat., 1899)

14 ans. —— Symphyse. — Foie cardio-tuberculeux. Myocardite

Enfant de 14 ans.

Augmentation considérable du volume du cœur qui pèse 600 gr. Symphyse péricardique totale avec néo-

membranes réunissant les deux feuillets du péricarde, et donnant par places à la séreuse sur la coupe, une ne seur de 2 C. à 2 C. À.

Le sujet présentait en Gire ur foie muscade rappelant absolument l'aspect du foie cardiaque, avec deux granulations tuberculeuses visibles à l'œil nu, et des lésions tuberculeuses jeunes et anciennes des ganglions bronchiqués et des poumons.

A part des crises d’essoufflements passagères l'exemen du cœur n'avait permis de constater qu’une augmentation de la zone de matité cardiaque, et un léger assourdissement des Prus

Examen histologique. — Foie : Il s’agit d’une rh se cardio-tuberculeuse.

Péricarde. Feuillet pariétal. Le feuillet pariétal est composé de dedans et en dehors de 3 plans principaux. Un plan fibreux, un plan surtout conjonctivo- cellulaire, un plan fibrineux.

Le plan fibreux, externe, n'est autre que le feuillet fibreux ou péricarde normal, dont les lames, surtout les lames profondes, sont infiltrées de cellules em- . bryonnaires et les capillaires augmentés de volume et de nombre.

Queiques amas embryonnaires y présentent l'aspect nodulaire, et ont pour centre un groupe de cellules épithélioïdes.

Le plan conjonctivo-cellulaire, moyen, possède une

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épaisseur à peu près double de celle du feuillet précédent. Il résulte de la superposition de lames très minces de fibrine, interrompues en maintes régions, et de larges nappes d'éléments embryonnaires où pullulent les cellules géantes et les follicules tubercuieux épitne loïdes.

Un assez grand nombre de ces cellules géantes sont placées sur les limites mêmes de la fibrine avec laquelle elles entrent en contact par un point de leur circonférence. Il est facile de suivre sur les zones limitrophes le travail d’envahissement de la fibrine par les éléments cellulaires, en particulier par les grandes cellules plates que l'on voit se diviser et s'orienter de façon à donner naissance à des néo-capillaires.

Le plan fibrineux est formé de stratifications de fibrine, qui dans les parties profondes s’écartent pour constituer le tissu corolaire qui réunit le feuillet pariétale ?

De nombreuses cellules en occupent les mailles ainsi qu’un nombre assez restreint de capillaires en voie de formation, quelques-uns s’anastomosant avec ceux du plan homoloque du feuillet viscéral.

Feuillet viscéral. Deux plans : ÿ

4 plan fibrineux, externe, identique au plan fibrineux du feuillet externe avec lequel il se continue.

2e plan interne, plus important. Analogue au plan conjonctivo-cellulaire du feuillet pariétal. Mais il est plus épais d’un tiers environ, et plus riche en cellules géantes.

Quelques petits blocs caséeux y sont isolés.

Dans ce plan les capillaires sont très nombreux, formant en quelques points un véritable tissu caverneux, en d’autres, de larges lacs sanguins qui séparent par rivage les différentes assises du tissu fondamental.

Couche sous-épicardique. Sur la plus grande partie

de la surface de l'organe, l'infiltration tuberculeuse s'étend à la couche sous-épicardique.

Limitée aux parties les plus superficielles dans quelques régions elle envahit sur un très grand nombre d'autres, la totalité de l'épaisseur de la couche, mais en présentant une intensité variable.

Dans les parties les moins atteintes l’infiltration embryonnaire ne fait qu'épaissir assez légèrement les travées conjonctives interposées aux lobes adipeux.

Dans les parties fortement lésées qui sont les plus nombreuses, le tissu graisseux est remplacé par un tis- .su exclusivement embryonnaire, très serré, pourvu d'un assez grand nombre de follicules tuberculeux à cellules géantes, prédominantes au voisinage du feuillet péricardique.

Tous les vaisseaux de calibre qui cheminent dans le tissu sous-épicardique, offrent un épaississement, et une richesse considérable de leur tunique externe en noyaux, mais sans altération notable des autres tuniques ni oblitération de leur lumière. ë

De la couche sous-épicardique, l’infiltration tuberculeuse gagne en un très grand nombre de régions, eb sur une grande étendue, le myocarde, dont elie dissocie les fibres en pénétrant à une profondeur qui en bien des points atteint 1 mil. à 1 mil. #.

Dans les grands espaces conjonctifs du muscle, certains éléments sont groupés en nodules et prennent nettement le caractère épithélioïde.

Dans tous les territoires musculaires ainsi envahis, la majorité des fibres a subi la dégénérescence granulopigmentaire.

Dans le reste du myocarde, ces éléments présextent seulement dans quelques Eee une diminution dé la Striation transverse.

Ni multiplication nucléaire appréciable, ni dissociation ssgmentaire des fibres.

Obs. XVHII (Hayem et Tissier. Revue de méd. 1889)

Adulte. — Symphyse. — Pleurésie. — Foie muscade. — Rate tuberculeuse

A. H. négatifs. — A. P. Pas de syphilis. Quelques excès alcooliques. S'est toujours bien porté : robuste, vigoureux. Saigne du nez assez fréquemment depuis quelque temps.

En même tempc il a commencé à maigrir, à perdre | l'appétit ; toux peu fréquente, expectoration peu abondante. Pas d'hémoptysies.

I y a 3 semaines pour la première fois, il a ressenti des douleurs dans lecôté droit, et 1l a remarqué que son ventre grossissait. Ni à ce moment, ni depuis il n'a eu de frissons, ni de point de côté. Pas de maux de tête. Pas d’insomnie. Pas d'ictère antérieur.

A l'entrée. Individu d'apparence très vigoureuse, bien musclé, cheveux bruns, barbe vénitienne. Légère teinte subictérique. Trais tirés. Respiration pénible, légèrement sifflante. Température : 38°9. Langue humide, saburrale, rouge sur les bords, étalée.

Pas de vomissements. Médiocre appétit. Pas d’adénopathies.

Examen de la poitrine. — Poumon gauche : respiration un peu rude. Poumon droit : Matité absolue en arrière, remontant jusqu'à la pointe de l’omoplate.

Au-dessus : zone assez étendue de submatité. Vibrations affaiblies, mais ne disparaissant tout à fait qu'à la base. La respiraton s'entend mal, mais se perçoit jusqu’à la base. s

Expectoration assez abondante : quelques crachats striés de sang. Epistaxis.

Abdomen : Léger œdème de la paroi. Pas d'ascite. Légère dilatation des veines sous-cutanées du eôté drort de l'abdomen, et de la partie correspondante du thorax. La matité hépatique remonte jusqu'au rmamelon ; elle se confond en arrière avec la matité thoracique, à gauche avec la matité cardiaque.

Le bord inférieur du foie, descend à deux doigts audessous de l’ombilic. Douleur légère à la palpation.

Rate normale. A la région lombaire droite : saillie régulièrement arrondie de 10 cent. de diamètre.

Œdème lombaire. La palpation profonde est douloureuse et donne une sensation de fluctuation.

Cœur : Tachycardie. Rÿthme fœtal. Pas de souffles.

Le liquide obtenu par la ponction de la tumeur lombaire est jaune citrin, riche en albumine, contient des globules rouges, et quelques globules blancs. è

Sang : Légère leucocytose. Urines : pas d’albumine.

17 mai. Toux, dyspnée. Température 38°4, 39°4.

19 : Ponctions dans le 6° espace droit en avant et en arrière qui ramènent un liquide identique à celui de la tumeur lombaire.

Ponction évacuatrice : Mort par expectoration albumineuse. |

NÉCROPSIE, — Dans les plèvres, liquide identique à celui retiré par la ponction.

A la surface des poumons : petites granulations blancs grisâtres, très dures au toucher, de volume variable (tête d’épingle à graine de chènevis). Pas d’hépatisation pulmonaire. Pas de tubercules au sommet, pas d'adhérences au sommet gauche : cicatrice fibreuse, volumineuse ; ganglions du hile : volumineux, avec des stries blanc jaunâtres en coupe.

Plèvre pariétale droite : Semées de granulations

blanches identiques, à celles qui recouvrent le poumon. Par places elles sont confluentes, et donnent au doigt la sensation d'une résistance cartilagineuse. Sur la plèvre diaphragmatique droite, nodule du volume d’un haricot.

Sur la plèvre gauche, mêmes granulations, mais moins Confluentes. ;

Cœur volumineux. Symphyse totale du péricarde.

En coupe de dedans en dehors on découvre : muscle pâle, avec une zone jaunâtre de 2 millimètres d’épaisseur sous-jacente au péricarde. 3

Le feuillet viscéral du péricarde épaissi, est uni au feuillet pariétal par un exsudat fibrineux de 7 millimètres d'épaisseur au niveau des ventricules et criblé de granulations.

Pas de lésions valvulaires, ni aortiques.

Ganglions volumineux, formant une masse qui occupe la base du cœur, et se continue avec les ganglions péri-trachéaux, et trachéo-bronchiques, également volumineux, nettement caséeux à la coupe ; ils ne compriment point les gros vaisseaux.

Diaphragme : Teinte jaune pâle. Aspect œdém.+ux au niveau du foie.

Foie : Poids, 1.700 gr. Plaques blanches sur la capsule, coloration jaunâtre, le centre des lobules est coloré en rouge, À la coupe, aspect granité. Pas de granula-

tions.

Rate : Poids, 288 gr. Capsule épaissie.

Péritoine : 1 litre 4 de liquide rouge foncé. Pas de granulations. ; -

Ganglions mésentériques volumineux. Les autres ‘viscères sont sains.

Examen histologique : Le péricarde viscéral, épaissi, transformé en tissu lamellaire, se continue sans interruption, avec les faisceaux conjonctifs néoformés qui

s'unissent au péricarde pariétal et au milieu desquels on trouve des cellules embryonnaires, des vaisseaux, des amas tuberculeux. — Tubercules nombreux.

On les trouve dans toute l'épaisseur de l’exsudat organisé et même à la surface du feuillet péricardique viscéral, mais ils respectent le feuillet. pariétal constitué par des faisceaux denses, serrés, non vascularisés, supportant mal les proliférations cellulaires. ©

Obs. XIX (Tissier, Bull. soc. anat. 1889)

Adulte. — Symphyse. —. Pleurésie. — Rate tuberculeuse. — Fote Donner congestionné. — Stéalose périportale.

I. Marie, 20 ans, 20 mars 1889. S' de Rocest. i Antécédents : Les parents de la malade sont bien

portants.

Elle n’a jamais fait de mélédie grave. Elle porte au côté gauche du cou des cicatrices d’abcès scrofuleux.

Elle.a commencé à maïgrir et à se fatiguer il y a plusieurs mois. -

. Petite toux, sèche, quinteuse, sans expectoration.…

Il y a un mois, EU de la respiration, point de côté à droite.

Depuis lors, toux tré in le. expecléralion re et par moments sanguinolente. Pas d'hémoptysie abondante.

E. A., 30 mars. Faciès plombé, terreux. 30 respir. Rien à l’auscultation du cœur, pas d'ondulation précordiale.

Matité très étendué de la base droite, en arrière, matité remontant en avant jusqu’au 3° espace intercostal.

Absence de vibrations.

Skodisme sous-claviculaire. Légère submatité à la base gauche, œdème respiratoire à la base droite. Râles sous-crépitants, fins et souffle à la pointe de l’omoplate. Voix chevrotante.

Frotiements au-dessus de l'épanchement.

. Frottements à la base gauche.

Craquements au sommet droit.

Abaissement du foie, non douloureux. Le bord inférieur arrive au niveau de l’ombilic. Crachats pyo-sanguinolents. | | À

39 2. de’soir, 38°6, 3997.

Le 2. 3. Fièvre. Matité qui augmente à droite.

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