‹ Sur La Symphyse Tuberculeuse Du PericardeChapitre 30 sur 32 · ART · texte numérisé non relu

ART

nombreux vaisseaux néoformés, à endothélium bien constitué ; les éléments celulaires sont des lymphocytes et des grandes cellules conjonctives fusiformes ; en aucun point ces cellules ne se groupent en formations folliculaires. A la surface de la végétation, les cellules S’étalent parallèlement, tendant à constituer en certains points un revêtement endothlial discontinu. Le sommet de la végétation est coiffé par un amas de fibrine amorphe, infiltré de mono et de polynucléaires.

Les recherches les plus prolongées n'ont permis de découvrir aucun bacille ni aucun autre microbe sur les coupes eaminées.

Les parois des ventricules ne présentent pas d’alté-

rations notables des fibres myocardiques ; pas de sclérose.

La symphyse péricardique constitue une épaisse bande de tissu conjonctif adulte, avec traînées d'infiltra.. tion lymphocytaire autour des vaisseaux, mais sans au. cune formation folliculaire, et sans bacilles sur les coupes examinées. |

Aorte. — Les valvules sigmoides de l’aorte sont couvertes sur leur face axiale par des végétations irrégulières, moins finement papilliformes que cel:< de ja mitrale.

Plèvres. — La plèvre droite contient deux cuillerées de liquide sré-fibrineux ; la séreuse est lisse ; aucune granulation.

La plèvre gache présente au sommet et surtout à fa partie moyenne et à la base du poumon, et dans l'interlobe, des adhérences peu résistantes ; le feuillet viscéral est partout épaissi, sans granulations visibles.

Poumons. — Au sommet, légèrement congestionné, on découvre, immédiatement sous la plèvre, une granulation de la grosseur d’un grain de mil, saillante sur la coupe, dure au toucher,-et d'aspect grisâtre translu-

cide. Cette granulation, sur les coupes microscopiques, montre la structure classique des tubercules, à centre caséeux, avec cellules géantes, couronne lymphoïde, et ébauche de sclérose à la périphérie. Sur une des coupes, nous avons trouvé une cellule géante contenant deux bacilles de Koch.

A la base du même poumon, au centre de la race diaphragmatique, on trouve un second tubercule, du ‘volume d'un gros grain de chènevis, blanchâtre, avec centre Caséeux.

Dans tout le reste du poumon, aucune granulation visible.

Ganglions bronchiques. — Ils atteignent le volume de noisettes, mais ni à l'œil nu, ni au microscope, iis ne présentent de lésions tuberculeuses ni même de formations folliculaires ; on note seulement une très légère réaction myéloïide, caractérisée par la présence de quelques myélocytes et de polynucléaires éosinophiles. Pas de bacilles de Koch sur les coupes.

Péritoine. — A l’ouverture de l’abdomen, il s'écoule environ un litre de liqide ascitique, citrin, sans coagulum fibrineux. Le péritoine pariétal et viscéral est absolument normal d'aspect, sans aucune granulaton visible.

Ganglions mésentériques. — Notablement augmenté de volume, ils ne montrent aucune lésion, ni macroscopique, ni microscopique.

Foie. — Le foie, volumineux, pèse 1.450 gramems ; surface violacée, avec léger dépoli et épaississement du péritoine. À la coupe, l'organe montre l'aspect typique du foie muscade avec larges zones jaunâtres de dégénérescence graisseuse.

Sur la face inférieure du lobe carré, apparaît une seule petite granulation jaunâtre, en grain de mil, sous-péritonéale.

Au microscope, l'organe présente. les. lésions les plus avancées du foie cardiaque, avec dégénérescence graisseuse très marquée dans certains lobules, et avec un début de sélérose fibrillaire diffuse, .monocellulaire. Quelques rares amas lymphocytaires dans des espaces portes ; mais aucune formation folliculaire Cans les très nombreuses coupes examinées, et avan bacil-.… le de Koch (la granulation signalée sur la face, infétieu re du lobe carré avait servi à. une inoculation au Cobaye). ’

Rate. — Volumineuse, pesant 250 grammes, très ferme, fortement congestionnée, avec légère périsplénite, la rate ne présente aucune formation tuberculeuse ; le microscopique décèle uniquement une congestion intense et une légère réaction myéloïde.

Obs. XX'X (NATTAN LARRIER, Bull. Soc. Anat. 1897)

Adulte. — Symphyse. — Tuberculose endocardique. Pleurésie. — Foie carbaldique Rate tuberculeuse T...53-ans, mai 1897.

Alcoolique. — Rougeole à 22 ans. — Le 2% avril il a été exposé au froid, il s’est senti malade et depuis 15 jours, il tousse beaucoup et crache. Il a de la fièvre depuis le début. Il a maigri, s’affaiblit.

A l'entrée : On ne note rien du côté du cœur, mais le foie est gros, douloureux, la rate est volumineuse.

Rien d’appréciable aux poumons.

Du 7 au 12 mai, il reste dans cet état. Pas de dyspnée notable. Crachats peu abondants, peu caractéristiques.

Râles aux bases.

Fièvre, le 20, délire, ai aiOn

Mort le 25.

Nécopsie, — Les gauglions trachéo-bronchiques sont notablement hypertrophiés, ils sont anthracosiques, semés de granulations tuberculeuses,

A droite : Volumineux ganglion juxta- trachéal, un autre ramolli, intertrachéo-bronchique..

Ces ganglions sont intimement A à. A trachée, au péricarde, à la base du cœur. sos

. Symphyse complète du péricarde ; cette symphyse est ancienne car on trouve des plaques calcifiées au niveau de l'orifice de l’Aorte, et de l’A. pulmonaire, au voisinage même du bord gauche, et à la face PAS rieure du ventricule gauche.

La matière caséeuse qui existe entre les de feuillets est ramollie, et s'évacue aisément. Aucune lésion tuberculeuse dans le cœur gauche ni dans l’Aorte. Le cœur gauche est hypertrophié.

Cœur droit : Ventricule petit. L'oreillette est d’un volume énorme, bien que sa cavité se trouve très diminuée par la saillie des masses caséeuses. On ne peut trouver trace de l'auricule. Mais à la place de son ori-. fice d'entrée dans l'oreillette, on trouve une énorme masse Caséeuse, mamelonnée, longue de 5 cent., large de 3 cent. à son pourtour on voit quelques colonnes musculaires qui la circonscrivent et indiquent qu'elle s'est développée dans l’auricule. Ce tubercule est recouvert par l'endocarde, mais par places cet endocarde est nettement érodé..

Cet énorme tubercule reste à 5 ou 6 ie de la DU vule tricuspide et n’envahit pas le ventricule.

À 4 cent. au-dessus de ce tubercule, on en trouve un autre gros comme une noisette. et sous-endocardique.

Une coupe du gros D Dércule toile de Mooe au dedans, montre que sa partie la plus externe, extra-Cardiaque est ramollie.

Les 2 veines caves sont normales. :

Poumons. — Granulie intense, avec congestion très marquée des deux côtés.

À gauche : Adhérences pleurales récentes avec granulations sous-pleurales. Quelques ilôts de bronchopneumonie. DEV

Dans les 2 poumons : un ou deux tubercules calcifiés.

Rate 280 gr., semée de granulations.

Foie. Nombreuses granulations à sa surface. Cirrhose accentuée.

Obs. XXX (FONTOYNONT, Bull. soc. Anat. 97)

Adulte. — Symphyse. — Tuberculose sous-endocardique. — Pleurésie. —- Fois gras. — Rate luberculeuse.

D. A., 56 ans. Aucun antécédent. A joui d’une excellente sante jusqu’au 25 août 1896, où il fut pris subitement d’un violent point de côté gauche avec frissons.

14 septembre, entre à l'hôpital, 38°. Pleurésie gauche, pouls réguliers, mais petit et faible.

Bruits au cœur s'entendent difficilement.

16 septembre. Ponctions pleurales, 4 litres.

21 septembre. Nouvelle ponction, 300 gr. 37°.

2 octobre. Foie gros, descend à 4 travées de doigt au-dessous des fausses côtes. Douloureux.

- Rate grosse. Bruits au cœur réguliers, mal frappés. Epanchement pleural.

5 octobre. 3 ponction. Le foie augmente encore de: volume.

27 octobre. Le malade se cachectise. Bruits du cœur, faibles, à peine perceptibles.

7 novembre. Le foie arrive à un doigt de l'épine iliaque.

Rate grosse

Le cœur bat régulièrement, mais faiblement.

Pointe très difficile à sentir.

Râles fins dans toute la hauteur du poumon droit:

20 novembre. Abattement complet. Les sysnptômes

s'accentuent jusqu’à la fin décembre. Mort.

Nécropsie. — Foie, 2250 gr. Type du foie gras des tuberculeux.

Périnépatite prononcée.

Rate : 880 gr. Dure, résistante, à surface granuleuse. Traces de périsplénite ancienne et étendue.

Plèvre gauche, inséparable du thorax dans. presque toute son étendue.

Poumon droit volumineux, congestionné, semé de granulations.

Cœur. Le péricarde ne peut être détaché du myocarde. Les feuillets en sont très épaissis, infiltrés de matière tuberculeuse.

Ganglions médiastinaux, gros, tuberculeux. Ceux du hile sont peu volumineux, mais ceux dits trachéobronchiques atteignent au contraire le volume d’une petite noix.

On les constate en coupe, remplis de matière caséeuse. |

Cœur hypertrophié. Augmentation de volume qui porte surtout sur les cavités droites.

À l'ouverture de l'oreillette droite on trouve une série de masse d’un blanc jaunâtre qui infiltrant les parois, font saillie à l'intérieur en soulevant l’endocarde pénétrant nettement de l’extériéur à l’intérieur, et semblant en certains points bourgeonner. Toute la partie

supérieure de l'oreillette est infiltrée de matière tuber-

culeuse, disposée en noyaux. L'un d'eux entoure complètement l'orifice de la veine cave inférieure.

14 noyaux différents, dont deux surtout sont volumineux.

Si on sectionne la paroi de l'oreillette près l'aorte, on la trouve infiltrée de matière tuberculeuse. Aucun noyau dans lé ventricule droit.

Cœur gauche intact, sauf au niveau de l'oreillette gauche qui présente 2 granulations de la grosseur d’un grain de mil.

Valvules intactes.

Obs. XXXI (LÉvy, Bull: La Anat. 1897) 7 ans. — Symphyse. — Pleurésie, — Foie cardio-tuberculeux

P. O;, né en 1889, entre en novembre 1896, aux Enfants-Assistés.

Aspect scrofuleux. Ganglions cervicaux, RON axillaires. |

Abdomen très distendu, ce qui tient au volume du foie ; il n’y a pas d’ascite.

Le foie mesuré sur la ligne mamelonnaire, atteint 10 c. 4, dont 6 au-dessus du rebord costal.

La rate est grosse.

Pas de douleurs abdominales. Pas de. PSE digestifs notables.

Aux poumons : Submatité aux sommets en arrière. Expiration soufflante à gauche, avec plus bas des ràles sous-crépitants.

Au cœur on ne note qu'une légère ondulation précordiale sans bruits morbides.

Cyanose. Refroidissement des extrémités. Fièvre à

Le 5 janvier, l'énfant succombe à une méningite tuberculeuse. :

Nécropsie. — Poumons : cavernule à un sommet. Granulations miliaires. Pneumonie caséeuse.

Ganglions médiastinaux, volumineux et entière-

ment caséeux. L'Aorte pulmonaire est un peu comprimée par l’un d'eux.

Pleurésie sèche médiastine.

Péricarde : Adhérence complète. :

Points caséeux. Epaissi surtout à la base du cœur. Les ganglions situés le long du péricarde sont tuberculeux aussi et par eux, a dû se faire la propagation à la séreuse. :

Le myocarde ne présente pas de lésions tuberculeuses.

Pas de lésions valvulaires.

Foie : 820 gr. Aspect du foie cardio-tuberculeux rouse, vineux. Les lobules sont dessinées par les veines distendues. Pas de vraie cirrhose, consistance un peu augmentée. |

Tubercules à la surface et en coupe.

Pas de cavernules biliaires.

La rate est assez grosse (95 gr.) Elle est farcie de gros tubercules qu’on voit à la surface et en coupe. Tuberculose des ganglions mésentériques.

Pas de péritonite tuberculeuse. Er - Pas d'ascite. e Tubercules sur les méninges.

Examen histologique. — Péricarde. Une coupe com-

prenant les 2 feuillets soudés, et le myocarde, montre que le péricarde présente à sa partie moyenne, des tubercules de part et d'autre de cette couche fibreuse.

Dans certains points du péricarde on voit au milieu du tissu cellulo-graisseux, des tubercules.

Le myocarde est en certains points traversé par un tissu de sclérose.

Endocarde sain.

Foie. — Foie cardiaque au début. En certaines parties on voit les travées cellulaires amincies, les cellu-

les se colorent moins bien et il n'y a pourtant pas de .vrai tissu scléreux. fois RUES

Au niveau des espaces Hire none dé Lis f- . breux est plus épaissi que normalement. En quelques points on voit des tubercules avec cellules géantes. Ces tubercules sont au niveau des espaces portes. 1:

. Obs. XXXII (Cornz. Journal.conn. méar.) :::

eibirds es ne — Cirrhose hépatique: — Ascîte. — Pleurésie

. B..., 74 ans. Entré il y a 3 mois, salle St-Augustin, 4, avec une pleurésie du côté gauche. Il avait souvent de l'oppression depuis 3 ans. pr

En janvier 1877 il eut de la fièvre avec une oppression intense.

A l'entrée, il yaun déuble épanchement pie plus abondant à gauche.

Le choc de la pointe n’est pas noble Les Druité du cœur.sont sourds, et il y a quelques intermittences.

Ascite assez considérable. Ù

Membres inférieurs œdématiés. Pas d’albumine dans 1 urines.

La digitale n améliore pas la situation.

Nécropsie : Ascite. Cirrhose hépatique. Symphyse au péricarde.

Obs. XXXIII (WEUCKEBACH, British méd. Journ: 1907 (Trad. Frédéric Bernelle)

Le sujet de cette étude est un jeune garçon né de parents bien portants, ses frères et sœurs sont en bon-

AD

ne santé. Il n'y a auéun cas de tuberculose dans la famille. Il vit à la campagne dans des conditions extrèmement favorables d'hygiène. Son père est médecin.

I semble ne rien avoir eu de fâcheux jusqu’ en été 1903, à ce moment- là il à eu une pleurésie gauche avec épanchemént : il y a eu de la douleur et de la fièvre pendant quelques semaines, ainsi qu’une collection appréciable. Le liquide fut résorbé mais la gêne persista ainsi qu'une rétraction marquée de la paroi. Il ne recouvra pas cependant son appétit et conserva une certaine briéveté de respiration.

Un an après, en été 1904, survint une péricardite. 11 y eut de nouveau une collection considérable de liquide, de la fièvre et l'enfant fut très faible. De nouveau le liquide et la fièvre disparurent mais &u moraent où l'exsudat semblait localement résorbé des symptômes inquiétants firent leur apparition : le pouls devint rapide et faible, la respiration courte, le foie douloureux et gonflé.

Je fus appelé à examiner le maïade et trouvai les symptômes caractéristiques d'une symphyse du péricarde. Le pouls était petit, faible et fréquent, diminuant pendant l'inspiration (pouls paradoxal). Les veines étaient considérablement engorgées et pendant l'inspiration il y avait un gonflement marqué des veines du cou. Dans la région péricordiale il y avait une rétraction visible et palpable des côtes et des espaces intercostaux en systole. Les bruits du cœur étaient assourdis mais purs. Le foie était énorme et dur, atteignant presque l'ombilic et très sensible à la palpaton. Ses dimensions semblaient hors de proportion avec le stase sanguine dans le système veineux. Le pronosti: semblait aussi sévère que dans les autres cas : le dyspnée et l’anasarque augmentaient, la digitale et les autres toni-cardiaques n'avaient eu qu’un effet passager,

Si —

les diurétiques et le régime dechloruré étaient pu sants. L'opération me parut indiquée.

Le 11 janvier 1903 une incision en fer en cheval fut faite dans la région précordiale, les cartilages et une partie des côtes furent reséqués, de la quatrième à la septième ainsi que le bord gauche du sternum. Au début de l'opération, par suite du decubitus dorsal et du chloroforme, crise de dyspnée avec oppression et peti- . tesse du pouls. Dès l’ablation du plastron costal la respiration s’améliora, le patient fut plus calme. Il n'y avait pas de fortes adhérences à la partie anterieure du cœur, celui-ci paraissant avoir été fixé par des adhérences pleurales à gauche.

Toujours est-il que les résultats de cette opération. furent remarquables. Les deux bénéfices les plus appréciables furent une respiration améliorée et une diminution de l'énorme foie. Les autres symptômes ne furent pas très sensiblement modifiés.

La fréquence du pouls diminua de 15 pulsations par minute, la pression artérielle persista, ainsi que le pouls paradoxal ; le flot urinaire n’augmenta pas beaucoup, l’anasarque diminua lentement.

Quoiqu'il en soit, environ cinq semaines après, le malade était beaucoup mieux, il avait seulenrent de l'æœdème des jambes, l’anasarque ayant beaucoup diminué. Il pouvait supporter le decubitus dorsal.

Dans les huit mois successifs le cœur n’a pas recouvré la totalité et ses mouvements, ce qui établit qu'il y a encore quelque obstacle. Jusqu'à ‘ces trois derniers mois il y a eu une hyperthermie journalière, ce qui était probablement dû à un processus tuberculeux du médiastin. R

Un autre obstacle à la rééducation du cœur et à l'entraînement du cœur fut un esquisse d’ascite qui fut

Lh ABS

ponctionnée deux oi et nr sans traitement spé-

,Cial À

Obs. XXXIV Édition et NATTER, The Lancet, AATT, 1909, trad. Fréd. ee à

Garçon de 16 ans se présentant avec de l'æœdème de la face, le matin, avec de l’œdème des jambes, symptâmes dont l'augmentation pendant ces derniers mois, : a obligé le malade à abandonner ses occupations.

‘Bacillose pulmonaire deux ans auparavant, symptô-' mes ordinaires d’une symphyse du péricarde, congestion pulmonaire double à la base et postérieurement. Le foie dépasse de deux doigts la marge costale droite. très sensible et plus dur que normalement, atteignant, jusqu’à J’ombilic. La rate est augmentée dans les mêmes proportions.

Cardialyse le 5 octobre. Pas eee Immédiatement après sa sortie de l'hôpital, aggravation su. bite, la mère revient nous dire « qu'il est à toute extrémité ».. je ;

Depuis il a dû faire 3 séjours à l'hôpital, le 3° de trois mois environ dans lesquels il a gardé lé lit cinq semaines. Cependant il put en sortant se lever et se promener un peu.

En janvier, il peut rester ‘assis, les jambes pendantes, pendant six à huit heures, sans œdème des malleoles ou presque.

Le foie a épaissi d'un travers de Hotel la rate également.

Actuellement, le malade peut faire une premenade journalière d’une heure. Le soir il n'a plus qu'un très léger œdème malleolaire.

Il paraît mieux portant et moins essoufflé. Le pouls

est mieux frappé. Les dimensions du cœur sont one que peu diminuées, PIRE Le foie quoique facile à atteindre et DER dû que normalement est décidément diminué, la rate devient plus difficile à sentir. Les veines du cou sont sensiblement diminuées, il y a encore du faux pouls veineux.

Obs. XXXV (Soyesima. Beitrage zur operativen Behandlung der Ascites bei Lebercirrhose. Deutsche Zeitschrift für Chirurgie, 1909, bd 98, p. 390.

. 0. Kuratani. Jeune garçon, 15 ans. Admis le 14 juin 1907 dans le service de Ito, avec le diagnustic probable de péricardite avec pseudo-cirrhose hépatique.

Dans ces dernières années, il eut, à différentes reprises, des ganglions du cou qui ont été enlevés l’an dernier, en mars. Depuis novembre, ballonnement progressif, sueurs nocturnes, mouvements fébriles, dyspnée. EN, A l'examen : amaigrissement. Pouls faible, régulier à 104. Cyanose des lèvres qui sont un ‘peu épaissies. Nombreux petits ganglions du cou. Veines du cou très dilatées. Thorax un peu asymétrique ; élévation de l'épaule gauche. Pas de signes bien précis à l'examen des poumons. Le foie remonte jusqu’à la 5° côte. Pointe du cœur perceptible dans le 4° espace, sur la ligne mamelonnaire. Matité cardiaque remontant à la 3° côte, limitée à droite sur le bord gauche du sternum, à gauche sur la ligne mamelonnaire. Bruits cardiaques normaux à tous les orifices, sauf le deuxième bruit pulmonaire qui est un peu accentué. Pas de froftement péricardique. Ballonnement du ventre ; léger déplissement de la cicatrice ombilicale. Œdème léger de la paroi : dilatation des veines superficielles sans tête de Méduse. Ascite très nette : circonférence abdominale à mi-distance: de l’ombilic et de l’appendice xiphoïde : 95 cent. 5 ; elle est de 72 cent. 5 sur l’ombilic.

Bord inférieur du foie à trois travers de doigt du rebord costal inférieur. Ni sucre, ni albumine dans les urines. MUR pE

Le 10 juillet 1907 : laparotomie sus-ombilicale ; les anses intestinales sont adhérentes entre elles et à la paroi ; l'exploration abdominale ne peut être complète.

Le 26 septembre, cardiolyse : résection sous-périostée des 4°, 5° et 6° côtes. Aucune amélioration ni du côté de l’ascite, ni du côté du pouls et de la sécrétion urinaire. Continuation des ponctions. LE

Le 16 novembre : Décapitulation du rein droit. Aucun résultat.

Le 19 décembre : Abouchement de la saphène interne droite dans le péritoine. |

Le 16 janvier : Abouchement de la saphène gauche, au môyen d'une petite canule d'argent. Aucun résultat.

Le 17 mars : Splénopexie et scarification de la rate.

Le 26 mai : des adhérences intestinales empêchent de faire une fistule d'Eck ; on se contente d'une hépatopexie et de scarification du foie.

Mort le 11 juin. A l’autopsie, on trouve de la nymphyse péricardique et de la périhépatite fibreuse. Les deux saphènes abouchées dans le péritoine sont complètement oblitérées.

Obs. XXXVI (inédite), recueilie dans le service de M. le professeur Ardin DELTEIL, par M. LETOUCH, interne du service.

Symphyse. — Pleurésie. — Ascite. — Foie cardiaque et Siléreux

Le malade, âgé de 33 ans, garçon limonadier, entre à l'hôpital, salle Trousseau, lit 8, le 6 novembre, pour une affection que le médecin traitant, D"... a diagnostiqué : cirrhose hépatique, sans autre désignation.

AT: mes

Zara n'est pas marié, n’a pas d'enfant. Il n’a pas fait son service miltaire parce qu’il est porteur de pied bot congénital double.

Le père est décédé de hernie étranglée.

La mère est en bonne santé. Une sœur jeune fille, se porte bien. Trois autres sœurs sont mariées, se portent bien, et aucune d’entre elles ne présente de tare physi- : que congénitale. Elles sont toutes bien développées, leurs enfants sont bien constitués, sauf la fille d'une d'elles qui offre un genou valgum.

Les antécédents personnels sont peu riches.

Jusqu'au mois de mats, Zara Charles n'a jamais fait de maladie. Pas de bronchite, jamais rien du côté du tractus digestif. À

Cependant il est éthylique, parce que sa profession de limonadier l’oblige à boire une absinthe par jour, 1 litre de vin par jour pendant 13 ans. x

Il a été opéré, il y a 18 mois d’hémorroïdes, depuis ce temps, il a presque toujours présenté de la diarrhée.

La maladie actuelle remonte à dix mois, mars 1907. Le début fut progressif. Le malade s’aperçut un jour qu'il présentait sans raison de l’œdème des membres inférieurs. Il continue néanmoins à travailler parce que cet œdème disparaît dans la nuit. Dès ce moment cependant, cyanose des extrémités.

Au mois de juin 1907, l'abdomen se distend peu à peu, en même temps apparaît de la dyspnée d'effort.

Un docteur consulté à ce moment, dignostique en présence de ces symptômes, une cardiopathie avec tu-

. méfaction du foie, et établit le traitement digitalique.

L'ascite augmentant, on fait une première ponction de l'abdomen qui ramène 10 litres de liquide citrin (octobre).

Le liquide se reformant rapidement, le malade se décide à entrer à l’hôpital.

À noter qu'après la ponction, le foie est trouvé gros, on ne remarque rien du côté de la rate.

Jamais d’ictère, jamais de douleur de l'épaule, je mais d’urticaire, bref aucun signe qui permette de penser à ur kyste hydatique du foie.

À l'entrée on constate une ascité abondante ne permettant pas de palper le foie.

Sur l'abdomen courent des veines peu dilatées, cependant la coloration des téguments est normale, sauf au niveau des extrémités supérieures et inférieures qui sont fortement cyanosées.

Orthopnée.

Les espaces intercostaux sont déprimés par: pospiras

ration.

À ce hoTients pas da done

Cœur : Bruits sourds. La pointe n'est pas perçue. Frottements péricardiques aux 2 temps. Pas de pouls veineux.

Rein. — Diminution notable dans le taux des urines.

Pas d’albumine.

En présence de ces symptômes, on décide la ponction qui est pratiquée le lendemain de l’entrée ; dix litres sont extraits. La cyanose paraît rétrocéder légèrement. Le malade respire un peu mieux ; mais les reins ne fonctionnent pas encore, malgré une médication diurétique.

L’assèchement de l'abdomen permet un examen plus commode ; de l'examen résultent les constatations suivantes :

Cœur. — Refoulé légèrement à droite du mamelon, souffle systolique, exagéré pendant l'inspiration, quelquefois même souffle aux deux temps.

Poumon. — En arrière : Matité à la base légère diminution du murmure vésiculaire. ;

Foie : Volumineux, non douloureux. Reflux hépatojugulaire.

12 novembre 1907. Matité cardiaque normale. En position d’Azoulay, le souffle systolique n'est pas renforcé. Cœur droit paraît normal.

Le traitement par la digitale est institué.

On pense dès ce jour à une symphyse.

Le malade succombe le 10 décembre.

Autopsie. — Symphyse complète du péricarde, qui constitue une coque fibreuse, épaisse de 1 cent. environ.

Médiasténite calleuse. À

Symphyse pleurale du côté droit. Tubercule cicatrisé au sommet du poumon.

Cœur : Valvules intactes.

Persistance du trou de Botal.

Foie : Gros, congestionné, avec un certain degré de périhépatite à la coupe : Foïe muscade et cirrhosé.

Rate grosse, congestionnée.

Ascite.

Reins : Normaux.

Par un fâcheux concours de circonstances, je n’ai pu examiner histologiquement les pièces provenant de ce malade.

Conclusions

De: cette étude nous croyons pouvoir, en quelques propositions, résumer les données essentielles.

L'infection tuberculeuse du péricarde, relève habituellement d’une contamination d'ordre circulatoire, presque toujours. postérieure à une localisation hépatique d'origine. intestinale.

Les lésions du foie, constantes au cours de la symphyse tuberculeuse du péricarde, sont liées à un processus de cirrhose bacillaire, péri-portale et péri-sus-hépatique ; dans la genèse de cette dernière lésion, le rôle de la stase cardiaque, d’origine myocardique, est tout à fait accessoire : le foie dit cardio-tuberculeux, est avant tout un foie tuberculeux. $

Aux lésions hépatiques, s’ajoutant de façon presque constante des lésions pleurales, péritonéales ou méningées on doit considérer la symphyse bacillaire du péricarde moins comme une entité morbide de sténéle, que comme un accident à symptômes pas toujours prédominants, au cours d’une tuberculose des séreuses..

La méthode thérapeutique préconisée par Brauer est inefficace, quand la soudure des feuillets séreux, relève d’un processus tuberculeux.

Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, LANDOUZY. DIEULAFOY.

Vu et permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,

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