‹ Sur la toxine charbonneuseChapitre 18 sur 21 · Voir la définition de cette virulence, page · texte numérisé non relu

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variations de la température et aussi par une baisse de poids très marquée. Le

En même temps que ces phénomènes se manifestent du côté de la température et du poids, l'animal a une diarrhée souvent assez forte. D'ordinaire, le lapin se rétablit assez vite, mais il n’en est pas [AUOurE ainsi.

Voici le résumé d’une expérience où la température s’est maintenue longtemps élevée et où la perte de poids a atteint 300 grammes.

Expérience. — Lapin de 1,825 grammes, température 39, 6; reçoit 11 CC de culture filtrée.

4er jour matin 40°1 soir 40°7

2e jour matin 41°4 soir 40°5 poids 1,580 3e jour — soir 40°4

4 jour —, soir 40°2 poids 1,610 5e jour matin 39°7 soir 40°7

6e jour matin 40°5 soir 39°8

7e jour matin 39°9 — poids 1,525 8e jour matin 398 r —

10e jour — . — poids 1,650 # 11e jour matin 39°8 soir 40°3 :

12e jour matin 40°6 soir 40°2 poids 1,540 43e jour matin 40°4 soir 40°5

14e jour matin 40° soir 40°3 poids 4,560 15e jour matin 39° 7 soir 40°1 à

166 jour matin 39°9 — poids 1,610

À partir de ce moment-là, l'animal ‘augmente de poids, d’abord très lentement, puis plus rapidement à partir.du 26° jour. Il a eu la diarrhée du* 4e au 24e jour.

Quand l’animal en expérience est en voie de rétablissement,

l’inoculation d'une deuxième dose de culture produit de même

une élévation de température et une diminution de poids.

Cette nouvelle réaction de l’animal est d’autant plus accentuée que la différence des doses des première et seconde inoculations a été plus grande. |

Ce même effet se reproduit le d'une troisième et d’une

quatrième inoculations ; mais, en augmentant progressivement

les doses, on peut arriver à n'avoir de la part de l'animal que des réactions très faibles.

Les lapins peuvent être ainsi amenés peu à peu à recevoir

sous la peau, plusieurs jours de suite, 25 c. c. de culture. sans avoir de grandes élévations de température et en ne subissant que de faibles pertes de poids:

Aux doses où les inoculations ont été faites, il ne m'a pas semblé que ces cultures filtrées fussent bien toxiques puisque, sur 35 animaux qui ont reçu diverses quantités de ce liquide, je n’en ai perdu que 3 : le premier en # jours à la suite de l’injection de 11 ce. c. de culture et sans que la température se soit élevée beaucoup (39°, 3 à 40°, 5); le deuxième est mort dans la nuit qui a suivi l’inoculation de 3 c. c. de culture, le troisième est mort 7.jours après l'injection de 20 c. c. Les 32 autres lapins ont résisté à des doses soit moindres, soit égales, soit supérieures.

Ces lapins, ainsi traités préventivement, ont reçu, après des temps qui ont varié de deux j jours à un mois, mais le plus généralement du 6° au 15° jour suivant la dernière inoculation de culture filtrée, 1/3 c. c. d’une culture de charbon virulent âgée de vingt-quatre heures. Tous sont moris, et cela à peu près dans lemêmetemps que les lapins témoins. Une fois, j'ai eu une survie de quarante-huit heures; mais un second lapin, qui avait reçu les mêmes doses de culture, est mort au contraire très rapidement. :

En cultivant la bactéridie plus longtemps dans ce sérum avant de filtrer sur porcelaine, je n'ai pas obtenu de meilleurs résultats.

En résumé, je n’ai pas réussi à mettre nettement en évidence dans ce milieu une sécrétion toxique ou immunisante du Bac-

cillus Anthracis. ‘ TOXINE EXTRAITE DES MICROBES CULTIVÉS SUR MILIEU SOLIDE

Seules, jusqu'ici, les cultures sur peptone m'ont donné de la toxine. Je n’ai pu réussir à mettre cette substance en évidence, ni dans les cultures sur sérum, ni dans les cultures faites dans une bouillie de viande de cheval; les cultures faites avec du bouillon de veaü ne m'ont pas fourni de meilleurs résultats.

Pourtant, dans chacun de ces derniers milieux, les cultures obtenues étaient beaucoup plus belles que celles faites dans le

milieu de peptone.

Fe

J'ai cherché également à extraire des bactéridies cultivées sur milieu solide une toxine analogue à celle que je retirais des cultures sur pue

Pour cela, j'ai ensemencé soit sur des pommes de terre, soit sur de la gélose nutritive, du sang d’un lapin tué par du charbon asporogène. Deux jours plus tard, les microbes sont enlevés

avec une spatule et mis à macérer dans de l'alcool à 20° addi-

tionné de quelques gouttes d'éther. Après vingt-quatre heures

au moins de contact, le liquide filtré était soumis à l’action de la .

l'alcool fort. On obtient ainsi un coagulum plus ou moins abondant. Le précipité est séparé par filtration, lavé à l'alcool absolu

uis à l’éther: après quoi il est séché dans le vide en présence de P ; apres q P |

l'acide sulfurique.

Je recueille ainsi une substance pulvérulente, agissant de la même façon que la toxine retirée des cultures dans k milieu de peptone. Ces deux produits m'ont semblé avoir à peu près la même activité. Inoculés aux animaux, ils produisent tous deux des phénomènes semblables ; pour une dose suffisante, les lapins meurent cachectiques er présentant les mêmes symptômes dans les deux cas.

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