‹ Sur la toxine charbonneuseChapitre 20 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

En cultivant à basse température la bactéridie charbonneuse dans des solutions de peptone glycérinée, on peut extraire du milieu de culture une toxine particulière à la bactéridie.

Cette toxine n’a pas les réactions connues des malières albuminoïdes; en outre, elle ne transforme ni l’empois d’amidon, ni les solutions de sucre de canne, ni les solutions de glycogène.

Inoculée aux animaux sensibles au charbon, elle amène, à certaines doses, la mort de l’animal par cachexie.

Les animaux réfractaires à la maladie microbienne (poules, grenouilles, poissons) paraissent être presque indifférents à la toxine. Il semble en être de même des lapins immunisés contre le charbon par des virus atténués.

Cette substance est atténuée, mais non complètement détruite, par le chauffage à 110°, différant ainsi du venin des serpents, des toxines tétanique et diphtérique et des corps que l’on range sous le nom de diastases.

Au contraire, de même que les toxines microbiennes précédentes, elle perd son action sur les animaux si on la met au contact des hypochlorites alcalins. L'insolation prolongée en présence de l’air amène le même résultat.

En employant des doses convenables et graduées de toxine charbonneuse, on peut arriver à immuniser des animaux contre le charbon, de même qu'avec les autres toxines on arrive à donner l’immunité contre les maladies correspondantes.

Les cultures de charbon dans d’autres liquides tels que le sérum de sang de bœuf, les bouillons de viandes de cheval, de bœuf ou de veau ne contiennent pas de toxine d’une façon appréciable.

Par contre, on peut extraire des cultures de charbon sur gélose nutritive une toxine, en faisant macérer dans de l’eau alcoolisée les microbes qui ont poussé sur ce milieu.

Fig

Ne

un

UN

No 7

Page 1