‹ Sur l’absorption des rayons β par la matièreChapitre 10 sur 17 · HONTE · texte numérisé non relu

HONTE

$ 5. Résultats numériques. — En dehcrs des cofps compôsés que nous avons étudiés en poudre par la méthode des cuvettes à fond mince ou liquides par la méthode des cuves de verre, nous avons déterminé le coefficient massique d'absorption relatif à quelques corps composés que l’on peut obtenir en lamés, soit par clivage (gypse), soït par fusion (quartz, nitrates de soude et de potasse, sulfate âeide de

potassium, naphtaline, camphre).

potassium, rap -

6o GEORGES FOURNIER

Nous donnons dans le tableau ci-dessous les coefficients massiques d'absorption des rayons $ du Ra E dans 24 corps composés classés comme nous l'avons dit par rapport à la loi d’additivité en normaux, anormaux proprement dits et anormaux par l’eau de constitution. Cette dernière catégorie est légitimée par le fait que toutes les molécules contenant de l’eau se sont montrées anormales, plus anormales même que ne le comportait l’anomalie de l’eau, elle-même directement constatée.

lculé observé

laquelle ilaétéétudié

£ 2 Absorbant mie Fe A

Catégorie ue — ca

Le P à

de

lames quartz

= OSNa fondu en la-

Ë mes 16,2 16,2 (J

6 OK id. 16,7 compatible

CA SO{HK id. 16,8 16,9 |+H< 1:

Diphényle en poudre 15,8 16,2 HIS Naphtaline fondue en " n'a ee 15,8 15,8 0

c picrique en poudre 16,0 15, — I

Cu ; liquide 17,3 ne — * 1 CS? id. 18,1 18,2 [+ < 1

en EO liquide 16,0 17,4 KT |ZnS en poudre 17,0 4 ie +:

S£ CaF? id. 17,1 19,3 |+ 13 ES <Fe(CN\K® id. 17,0 21,7 |+ 28 S © Urée* id, 16,0 17,6 |+ 10 < 2 Camphre fondu en

4 lames 15,8 17,3 |+ 10

nee fe

me (]

2 & » 2 (S0'Ca, 2H?0 gypse clivé 16,7 18,2 10 &0 E(COOH), 2H°0 |en poudre | 16,0 17,3 se 8 Se 2.8 )As’S, 6H20 : ,

SE EÈ id. 18,7 21,0 |<+ 12 5 5 Alun ‘de K (24H?0) id. ° 16,4 18,7 |+ 14

$ 6. Conclusions à tirer de ces résultats. — Dans ce tableau nous pouvons constater que :

1° L’anomalie du soufre se conserve quantitativement dans SE U AL : : le sulfure de carbone ; le coefficient — relatif à ce liquide est p

en effet 18,2 et il serait 17,1 si l'anomalie ne se conservait pas. Le coefficient calculé en tenant compte de l’anomalie est 18,1. Le sulfure de carbone est donc normal vis-à-vis de la loi d’additivité ;

2° Dans tous les cas où il y a écart notable à la loi d’additivité, cet écart est positif : le coefficient observé est plus grand que le coefficient calculé d'après la loi :

3° L'eau est anormale, et tous les composés dont la molécule renferme de l'eau sont eux-mêmes anormaux :

4° Alors que le plus grand nombre d'associations moléculaires n’influent pas sur le coefficient d'absorption, certaines autres au contraire interviennent dans le phénomène d'absorption comme si, dans ces associations, les atomes étaient unis plus intimement que dans les premières, ou comme si les atmosphères électroniques, qui produisent vraisemblablement l'absorption, étaient modifiées dans les composés anormaux. De ce point de vue le ferricyanure de potassium est un composé très intéressant, car la courbe d'absorption qui lui correspond présente le même aspect que les courbes obtenues avec les corps simples lourds, tels que l'or (chapitre IV, fig. 10). On pourrait imaginer qu’il existe dans la molécule de ferricyanure de potassium un groupement de plusieurs atomes très intimement liés qui se comporte comme un seul atome lourd.

Il n’est pas impossible que des groupements tels que CO, CN, se comportent vis-à-vis des rayons 8 comme de gros atomes. Cette notion d’individualité des groupements se retrouve d’ailleurs dans l'étude de la structure cristalline par les rayons X et dans la chimie elle-même.

Quoi qu’il en soit, et dans l’état actuel de ces investigations, la loi d’additivité semble valable pour la majorité des composés anhydres. Les conditions dans lesquelles certaines associations d’atomes font exception à cette loi restent à préciser.

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