ÉTÉ RES E TT
. (log a — log b)
fi = =) (log a — log b)
a étant l'intensité du rayonnement mesurée à travers la cuve
vide, l'intensité du rayonnement qui a traversé en plus la lame d’eau hypothétique est donc f telle que :
log f — log a — (: = se) (log a — log b).
Telle est l'intensité du rayonnement qui aborde la lame hypothétique de sel pur, dans le cas de la solution de con- . centration o, Afin de ramener tous les résultats à la même intensité initiale, nous prendrons comme intensité initiale arbitraire la plus grande valeur de f, c'est-à-dire celle qui correspond à la plus grande concentration employée C. Soit
La cette intensité initiale. Nous avons :
) (log a — log b).
gS f: —=loga — en log f, og a (: GE
Pour obtenir l'intensité définitive correspondant à la solution de concentration c, il suffit de ramener l'intensité mesurée correspondante d à la valeur initiale conventionnelle. Soit I l'intensité définitive. Nous avons :
log 1 = log d + log f, — log f,
Ou :
= C log = gd (loge logs)[|1 = 2{; "Pes)| Ou :
logi — los d + (log a — log b}(c,, — c) Ÿ 3 100 &
On calcule une fois pour toutes la quantité :
Le log a — log b eee — 100 0 4
Puis pour chaque mesure, c’est-à-dire pour chaque valeur de la concentrati G = concentration €, on calcule log [— log d + k (ce, —C).
Pour construire la courbe d'absorption, il suffit mainte.
nant de porter en ordonnées les valeurs de log I et en abseisses les valeurs correspondantes de la masse superficielle
du sel
$ 3. Résultats. — Nous avons étudié par cette méthode les bromures de potassium et de sodium, et les iodures des mêmes métaux. Nous donnons ici comme exemple la courbe relative au bromure de sodium (fig. 17). On voit que cette
LogI
Fig.u7.
courbe présente une concavité tournée vers le haut tout le long de son parcours. Il en est de même pour les courbes relatives aux autres corps étudiés. Il est donc impossible de déterminer les coefficients d'absorption.
$ 4. Interprétation des résultats. — Cependant nous pouvons constater que la pente finale de la courbe correspond au coefficient d'absorption que l’on calcule par la loi d'additivité définie au chapitre précédent (pente tracée en pointillé sur la figure 17). Mais cette fois le relèvement initial de la courbe
n’est pas dû au phénomène de dispersion qui est entièrement masqué par les parois de verre de la cuve. Le fait que la pente initiale de la courbe indique un coefficient beaucoup plus grand que le coefficient calculé pourrait être dû à ce que les premiers points de la courbe correspondent à des déterminations effectuées avec des solutions étendues ; dans ces solutions l’eau, comme dans les corps hydratés, modifie probablement la liaison des atomes dans la molécule au point d'augmenter considérablement les coefficients d’absorption (chapitre V, $ 6).
A titre d'indication, le coefficient + correspondant à la pente initiale de la courbe de la figure 17 est voisin de 29,
tandis que le coefficient final, us — 19,2, est égal au coeffi-
cient calculé.
En définitive, l’eæu, qui est elle-même un corps composé anormal vis-à-vis de la loi d'addivité, semble avoir aussi la curieuse propriété, dans certaines conditions (solutions étendues et sels hydratés), de modifier le coefficient d'absorption des corps composés avec lesquels’elle est en contact plus ou moins intime.
Cette propriété semble devoir être rapprochée de la propriété ionisante de l’eau puisque l’ionisation, elle aussi, augmente lorsqu'on passe des solutions concentrées aux solutions étendues.
Rappelons également que l’eau se comporte aussi d’une façon anormale pour l'absorption des rayons &. )