A. PACAUD
D. TOMBECK.
INTRO DUCTION
On sait que la précipitation par les alcalis fixes de différents sels, notamment ceux de fer, manganèse, cobalt, est gênée par la présence de nombreux composés organiques, en général polyalcools : glycérine, mannite, acides lactique, tartrique, etc. Les cations de ces métaux sont alors engagés dans des combinaisons complexes, le plus souvent peu stables, mais dont plusieurs ont pu cependant être isolées et décrites.
D'autre part, tandis que les produits organiques précédents sont très peu oxydables à l’air en solution alcaline, les complexes manganeux, cobalteux et surtout ferreux ainsi formés fixent très rapidement l’oxygène par simple agitation à froid au contact de l’air, plus vite même que les hydroxydes libres correspondants. On a reconnu dans les solutions ainsi oxydées l'existence de combinaisons des métaux trivalents, composés assez rares pour le manganèse. Plusieurs complexes ferriques ont été signalés. A. JoB a obtenu un complexe manganitartrique, aucun dérivé cobaltique n’a pu être isolé.
Nous nous étions proposé de préparer des composés du même genre, soit du manganèse avec d’autres polyalcools, soit du cobalt, et, pour cela, de préciser d’abord les circonstances de leur formation en étudiant la cinétique de l’oxydation à l’air des solutions ferreuses, manganeuses, cobalteuses correspondantes. Cette dernière recherche nous a éloigné de l’objet primitif de ce travail : en effet, la difficulté des mesures cinétiques en milieu hétérogène nous a amené à étudier tout d’abord l'oxydation de l’hydroxyde manganeux seul, en l'absence de tout corps organique, afin de contrôler par titrage chimique d'oxygène combiné les mesures directes en volumes d'oxygène absorbé. Cette mise au point du dispositif expérimental a montré dans la réaction envisagée quelques particularités qui nous ont fait étudier parallèlement les hydroxydes ferreux et cobalteux. Enfin, nous avons étudié les solutions complexes de fer, manganèse et cobalt en présence soit d'acide tartrique soit de mannite qui sont parmi
les dérivés docque cités A re qu mieux les métaux aux alcalis ét doment Vs plus oxydables. À 7
De très nombreux travaux ont été pare al réactions de l'oxygène libre : leur nombre Hons 4 cond: ait pour rapprocher nos résultats des données connues, à développer un peu longuement l’aperçu historique qui suit.
Le présent travail a été exécuté en entier à la Faculté libre de Lille. Nous sommes heureux de remercier ici Monsieur le Chanoiïne Liévin, qui l’a dirigé, et Monsieur Pascal, Professeur à la Sorbone, qui a bien voulu présider notre jury d’examen.
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