Maximow, Anatom. Anzeiger
3. Guilliermoni), Observations vitales sur le chondriome des végétaux , etc. Revue g. de Botanique, 1919.
des formations n’ayant avec le chondriome qu’une analogie de forme. C’est en tous cas une partie abhérente, très incertaine du chondriome. Quant au véritable chondriome dont M. Dangeard s’acharne à nier l’existenc'e, il a passé à peu près complètement inaperçu de l’auteur.
Au contraire en noûs appuyant sur les méthodes mitochondiales qui ont servi à la différenciation du chondriome de la
©• 5. — A gauche : portion du cytoplasme de Loxodes rustrum (in vivo/, d’après Fauré-Frémiet. « Le byaloplasma est constitué par une substance homogène visqueuse renfermant les mitochondries (M) et des granulations graisseuses (G g) * (Fauré-Frémiet). Ec, Ectoderme; Vc, Pore de la vésicule
excrétrice. i
A droite ; cellules d’un poil du cotylédon de Courge (in vivo), (d après Maximow). « En outre des mitochondries (M), on trouve dans le cytoplasme
cellule animale et en comparant les résultats obtenus par cette Méthode avec l’étude vitale du cytoplasme dans certaines cellules spécialement favorables, nous avons décrit le verjtable chondriome et nous avons pu nous assurer en faisant nousm ^me des préparations de divers tissus animaux de son identité avec le chondriome décrit dans la cellule animale. C’est à ce chondriome bien défini qu’appartiennent les plastides ancien-
SÊAXCIi DU 8 OCTOBRE 1920.
nement connus. N’ayant étudjé que d’une manière moins approfondie la formation des pigments anthocyaniques, nous avons décrit peut-être à tort les figures initiales des vacuoles anthocyaniques, comme dérivées du chondriome, ce qui était bien naturel étant donnée leur étroite ressemblance avec les mitochondries. *
En présence des résultats opposés aux nôtres deM. Dangeard, nous nous sommes borné d’abord à soutenir la notion du chondriome que nous savions exacte, contre la théorie erronée de M. Dangeard (théorie que l’auteur a dû d’ailleurs partiellement abandonner), en nous réservant de reprendre la question plus spéciale de l’origine des pigments anthocyaniques et du système vacuolaire, qui à la suite des travaux de M. Dangeard exigeait de nouvelles recherches de notre part. Contrairement à ce que prétend M. Dangeard, nous n’avons pas continué à soutenir l’origine mitochondriale de la métachromatine ou de l’anthocyane, mais nous avons réservé notre opinion sur ce point. Voici d’ailleurs ce que nous avons conclu 2 : « Nous réservons pour plus tard la question de l’origiue mitochondriale de la métachromatine, question de moindre importance et qui à la suite des travaux de M. Dangeard demande une nouvelle vérification. Pour aujourd’hui bornons-nous à dire que le chondriome des Champignons est nettement distinct du système vacuolaire, de M. Dangeard ». Cette réponse était donc parfaitement correcte et M. Dangeard se trompe en prétendant que nous avons continué à défendre sur ce point notre première opinion, contre la sienne. On voit donc que les travaux de M. Dangeard poursuivis avec la méthode vitale presque
exclusive, l’ont amené à établir sur des faits exactement
1. M. Dangeard ne parait pas avoir eu connaissance des travaux relatifs à la coloration vitale des mitochondries dans la cellule animale, car il rapporte son système vacuolaire du chondriome en raison de son pouvoir électif vis-à-vis des colorants vitaux. Or, tous les auteurs sont d'accord pour constater qu'il est très difficile de colorer vitalement le chondriome, et que la coloration quand elle réussit ne s’effectue qu’après un contact prolongé de la cellule avec le colorant et avec des colorants spéciaux seulement. Au contraire le système vacuolaire de M. Dangeard se colore instantanément et avec tousses colorants vitaux.
2. Guilliermond, Sur le chondriome des Champignons , à propos d'une Note
de M. Dangeard . Soc. de Biologie, 1918. ' ' -