II. BENOIST. — NOIES D’HERBORISATIONS AU MAROC
observés une conception absolument erronée du chondriome. En
voulant observer le chondriome, l’auteur a pris pour le chondriome le sytème vacuolaire. Il est donc regrettable que M. Dangeard, qui fait connaître des phénomènes nouveaux et d’un grand intérêt, persiste dans son interprétation qui consiste à nier la notion bien établie du chondriome qu’il n’a observé
que d’une manière insuffisante. Il en résulte de fâcheuses confusions.
M. Benoist fait la communication suivante :
Notes d'herborisations au Maroc;
par M. Raymond BENOIST.
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Pendant l’année 1918, j’ai eu occasion de parcourir différentes régions du Maroc et d’y recueillir quelques plantes. Brâce à l’obligeance de M. le lieutenant Vieillard, chef du Service météorologique du Maroc, et de M. Malet, Directeur de l’Agriculture, du Commerce et de la Colonisation, qui ont bien voulu s’intéresser à mes recherches, j’ai pu faire parvenir au Muséum toutes mes récoltes. J’ai séjourné à Casablanca depuis janvier jusque dans les premiers jours d’avril,, et de la mijuillet jusqu’en décembre. Du 7 avril au 11 juillet, j’ai pu étudier les environs de Meknès, ceux du poste de M rirt a 80 kilomères au Sud de Meknès, ceux du poste d Itzer dans la vallée de la Haute Moulouya, et divers points de 1 itinéraire
entre Meknès et ces deux postes.
foutes ces régions sont très différentes par leur altitude, leur climat et leur végétation; sur plusieurs d entre elles on na que des données botaniques assez vagues; aussi je pense que, tout incomplet et fragmentaire qu il soit, un aperçu de leur végétation d’après les notes que j’ai prises sur place ou d après les matériaux que j’ai récoltés ne sera pas dépourvu d intérêt.