‹ Sur le Diagnostic de la SubmersionChapitre 29 sur 29 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Après avoir revu toute l’histoire et exposé les signes de cette importante question de la submersion vitale ;

Devant les constatations faites au cours d'expériences sur les animaux ;

Devant les résultats d'observations de quelques cadavres humains de noyés, nous pensons pouvoir conclure :

1° Il y a pénétration presque totale de l’eau avant la phase terminale de la submersion, la plus grande partie ayant pénétré à la phase de dyspnée ;

2° Les jeunes animaux présentent, par rapport aux

adultes, une plus grande résistance à celte asphyxie spéciale de la submersion ;

3° Il se produit une formation immédiate de l’écume et sa sortie par la trachée par suite de l’expansion de l’air résiduel comprimé et de l'élasticité du poumon et du thorax distendu ;

4 Nous avons constaté que, chez un cadavre de noyé qui vieillit, l’eau et les matières étrangères, principalement mais non uniquement, dans les régions déclives, se déplacent vers la périphérie du poumon, par suite de l’action de la décompression de l’air résiduel s’ajoutant à celle de la pesanteur et plus tard de la putréfaction. Au fur et à mesure de ce déplacement qui est rapide, l’état hyperaérohydrique typique des poumons dispäraît ; -

5° Enfin nous voyons, après l’examen de toutes les recherches qui ont été faites jusqu’à ce jour, les difficultés qué rencontre encore actuellement le diagnostic de la mort par submersion, devant l'incertitude des signes de cette mort, la plupart ne pouvant plusservir planchton de preuves par suite de la putréfaction ou de l’hypostase.

Nous pensons que la constatation du planchton cristallin Sänguin serait très caractéristique, mais la méthode est jusqu’icitrop difficile à appliquer pratiquement.

L'exämen histologique du poumon qui résiste longtemps à la putréfaction est important, et la présence de corps étrangers nous apparaît un signe de certitude comme nous l’a montré Marchand. Mais d’après nos expériences, nous pensons que chez les noyés anciens où l’examen est très difficile, on devra porter ses efforts sur la partie sous-pleurale du tissu pulmonaire où ils sont condensés.

Enfin, dans les cas de noyés en voie de putréfaction déjà avancée où tous les procédés de diagnostic sont pratiquement impossibles, il nous paraît intéressant de

am {11 =

soumettre le cadavre à une congélation complète. La constatation de l'aspect particulier des poumons lié à la disposition de la glace broncho-alvéolaire localisée dans les parties périphériques des poumons non uniquement dans les parties déclives, permet encore de faire, même dans ces cas extrêmes, le diagnostic de la submersion.

Vu, le Doyen, Vu, le Président de la thèse ROUSSY BALTHAZARD.

é Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris S. CHARLÉTY.

(#nf t M:

ru

Page 1