C. — Méthodes colorimétriques
Elles comprennent:
I. — Des méthodes dans lesquelles le dosage colorimétrique de l’hémoglobine est basé sur l’obtention, grâce à un sulfocyanure alcalin, de sulfocyanure ferrique dont on connaît l’intense coloration rouge-sang, ou d’un complexe voisin encore plus coloré.
IL. — Des méthodes où l’on emploie la coloration de divers autres composés du fer et notamment de certains de ses complexes organiques.
I. — Méthodes utilisant le sulfocyanure ferrique ou le complexe voisin:
Dans toutes ces méthodes, on minéralise d’abord suffisamment la prise d'essai du sang étudié pour que tout son fer passe à l’état de solution de Fe!!! minéral: on débarrasse alors cette solution de tout élément gênant pour la suite : du dosage et l’on en prend une partie aliquote sur laquelle
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on produit, de façon convenable, l’action d’un sulfocyanure alcalin. Il ne reste plus, dès lors, qu’à faire la comparaison colorimétrique de la coloration ainsi obtenue avec celle donnée ,dans des conditions comparables, par un volume connu de solution ferrique étalon appropriée pour pouvoir calculer l’hémoglobinémie du sang considéré.
De nombreux facteurs influent, d’une part, sur la formation du sulfocyanure ferrique ou du complexe encore plus coloré (complexe de formule: (NCS): Fe, 9 NCS) qui en dérive, d'autre part, sur la stabilité de ces composés, et partant, de la coloration qui les caractérise.
Dès 1895, LapicQuE [72] en indiquait un certain nombre; mais, ce n’est qu’assez récemment, et grâce à de nombreux travaux, que l’on a pu parvenir à en connaître l’ensemble.
Ainsi :
— RosENHEIM et COHN [113] ont montré qu’en milieu neutre le sulfocyanure ferrique était rapidement hydrolysé, d’où perdait de sa coloration, tandis que cet inconvénient était relativement évité en milieu acide;
— OsTrwaLp [95] a fait remarquer qu’en solution le rhodanate de fer était évidemment d’autant moins hydrolysé que les ions (NCS) - - - étaient en plus grand excès, donc que l’on avait avantage à réaliser une forte concentration en sulfocyanure alcalin pour faire les dosages;
— LuNGE [79] a reconnu que le sulfocyanure ferrique se dissolvait à l’état non dissocié dans l’oxyde d’éthyle (44) ainsi que dans l'alcool amylique, l'alcool isoamylique, l’acétate d’amyle, et l’acétone, et que la simple addition d’acétone à
(44) Propriété utilisée pour déceler des traces de fer, le coefficient de partage du (NCS)3 Fe entre l’oxyde d’éthyle et l’eau étant très en faveur de l’oxyde d’éthyle,