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une solution aqueuse de ce sel favorisait sa non dissociation;
= WiLLSTATTER [142] et de LacHs et FRIEDENTHAL [69] ont étudié quelques faits moins importants;
— Enfin, Vox HEDENSTRôM et KERNAN [46], de BROUCKE- RE et GILLET [14], et SzEGoE et CassonI [124, 125] ont fait connaître l’action empêchante que certains corps — les phosphates par exemple — présentaient, à partir d’un certain taux, relativement à la formation du sulfocyanure ferrique non dissocié ou du complexe (NCS): Fe, 9 NCS; ils ont de plus précisé le mécanisme intime de cette action et surtout les conditions régissant la formation du complexe plus coloré et sa stabilité ultérieure (45).
Les premières en date des méthodes de dosage de l’hémoglobine par colorimétrie d’un composé sulfocyanhydrique du fer — celles de LAPICQUE [73], de Kôn1G [66], et quelques autres —, antérieures à la plupart des travaux ci-dessus, ne pouvaient évidemment en tenir compte; aussi, aucune n’était très précise et elles sont toutes rapidement tombées en discrédit.
Par contre, celles publiées au cours de ces vingt dernières années et que nous distinguerons sous le nom de « méthodes colorimétriques modernes » sont des méthodes beaucoup plus exactes.
Ces méthodes modernes sont nombreuses maïs ne diffèrent pratiquement les unes des autres qu’en ce qui concerne le mode de minéralisation du sang et la façon dont est réalisée l’action des sulfocyanures alcalins; les plus connues sont: |
(45) Ce complexe étant sujet, comme le sulfocyanure ferrique, à être dégradé par hydrolyse avec perte de coloration,
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— celle de LacHS et FRIEDENTHAL [69], dans laquelle le sang est, à tort, incinéré, et qui n’est d'ailleurs, plus exactement, qu'une méthode chromoscopique ;
— celle de BERMANN [8], dans laquelle le sang est traité par l'acide bromhydrique à 34 % et le permanganate de potassium O, I N;
— celle de KuGELMASs [67], dans laquelle est utilisée l’action oxydante du perhydrol en milieu chlorhydrique et l’influence de l'alcool isoamylique sur l’hydrolyse du ferrocyanure ferrique;
— la première méthode de WonG [143], réalisant la destruction du sang par CIH + CIO'K;
— celle de RoncaTo [i12], qui est plutôt une méthode spectrophotométrique;
— celle de DonaATH [27] qui emploie la technique d: destruction de NEUMANN;
— celle de Smir et Cook [119] qui ont recours à l'alcool amylique et à l’oxyde d’éthyle, et celle de MURMERY [88], très voisine;
— celle de VALDEMAR et ROCHE [132] qui font une destruction sulfurique du sang; -
— celle de DuPprAY-MarTIN [28], utilisant le mélange nitro-perchlorique;
— celle de FOWWEATHER (46) qui traite le sang par le perhydral et l’acide sulfurique et qui fait agir le sulfocyanure d’ammonium en solution très concentrée et en présence d’acétone;
— enfin, la deuxième méthode de WonG [144], dont les agents de minéralisation sont l’acide sulfurique et le per-
(46) D’après la description qu’en donne Dominicr [26].
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sulfate de potassium, et dans laquelle la coloration est obtenue, toujours en présence d’acétone, par le sulfocyanure de potassium concentré.
La coloration du sulfocyanure ferrique non dissocié et surtout celle du complexe (NCS)* Fe, 9NCS sont si intenses qu’elles permettent de déceler le fer à la dilution de 1/1:000.000 selon Bunce, de 1/20.000.000 selon KaHaA- NE [62], et même de 1/50.000.000 selon Lacs et FRIEDEN- THAL-(69]. à PRE ET ca
Aussi, les méthodes colorimétriques modernes qui d’une part tiennent un compte suffisant des facteurs influant sur la formation et la stabilité des corps colorés précédents, et qui d'autre part satisfont à toutes les conditions imposées par l’utilisation correcte de la colorimétrie (conditions rappelées pages 23-24), sont des méthodes très précises; c’est ainsi que la deuxième méthode de WonG [144] permet, d’après son auteur, de déterminer les hémoglobinémies avec une précision de 2 %, plusieurs autres méthodes voisines, et notamment celle de FowWEATHER (47), ne donnant pas plus de 2,5 ou de 3 pour cent d’erreur.
Bien entendu, pour que des méthodes colorimétriques modernes puissent parvenir à une telle précision, il est nécessaire que la solution ferrique étalon qu’elles utilisent soit stable: c’est bien le cas dans les deux méthodes précitées, l’étalon employé par FowWEATHER étant une solution titrée de sulfate ferreux ammoniacal complètement oxydé par MnO“K en présence d’un excès d’acide sulfurique, et celui dont se sert Won étant une solution titrée d'alun de
47) Voir note (46), page 55.
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fer et d’ammonium, légèrement acidulée pour plus de sécurité. |
En définitive, parmi les méthodes de dosage de l’hémoglobine que nous venons de considérer, deux, celle de Fow- WEATHER et surtout la deuxième de WonNG — seule méthode de cet auteur que nous aurons désormais en vue —, sont particulièrement précises (48) ;elles sont aussi, en raison surtout de la minéralisation simplifiée dont elles s’accommodent, particulièrement pratiques et rapides, et celà au point que leur application demande au maximum 15 à 20 minutes Dominicr [25]); enfin, elles n’exigent pour tout appareil qu'un bon colorimètre. Ce sont donc deux méthodes très recommandables et dont la valeur justifie la place importante qu’elles ont déjà pris en chimie biologique.
IL. — Autres méthodes de dosage de l'hémoglobine par colorimétrie du fer :
Le fer donnant naissance à de multiples complexes colorés, notamment en chimie organique, on a pu mettre au point, en dehors des précédentes, bien d’autres méthodes colorimétriques de microdosage de ce métal.
Parmi ces méthodes, celles qui ont été appliquées au cas du sang restent toutefois en fort petit nombre; pour ne citer que les meilleures, nous rappellerons seulement:
1° Celle de DENIGÈS [24], basée sur la coloration jaune que prennent les solutions très diluées de perchlorure de
(48) Leur précision n’'atteignant peut-être pas, toutefois, celle des bonnes méthodes volumétriques.
en
fer quand on les enrichit convenablement en acide chlorhydrique (49).
2 Celle de Tuxars [131], basée sur la coloration pourpre qui se développe lorsqu'on fait agir, en milieu alcalin, l'acide thioglycolique sur un sel de fer.
Ces deux méthodes n'étant pas d’une parfaite exactitude et ne présentant aucune supériorité sur des méthodes telles que celles de Won@ ou de FoWWEATHER, nous n’en parlerons pas davantage.
D. — Méthodes potentiométriques.
Quelques. auteurs, et en particulier KiNG et HowaroD [63] et Mac FARLANE [80], se sont enfin adressés à la potentiométrie du fer pour déterminer les hémoglobinémies, potentiométrie qu’ils ont réalisée, de façon classique, à l’aide d’une solution très diluée de sulfate titaneux. Mais, les méthodes correspondantes nécessitant la possession et utilisation d’un bon potentiomètre sans que leur valeur dépasse celle de bien des méthodes plus simples, elles ne sont pratiquement pas employées.
(49) Une concentration de 26 à 28 pour cent en CIH donnant l’intensité de coloration maximum.
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