‹ Sur le dosage de la caféineChapitre 3 sur 10 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La caféine a été signalée dans le café par Runge en 1820 et par Robiquet en 1821. Quelques années plus tard, Oudry extrayait du thé une substance analogue qu’il nomma théine. Jobst et Mulder, en i838, montrèrent l’identité de la théine et la caféine. En 1840 Martius. découvrit la caféine dans le guarana, pilte dure fournie par les semences du Paullinia Sorbiliîs (Sapindacées). Vers la même époque, Berthemot et Dechastehis isolèrent également la caféine du giiarana.

En i836 Trommsdorf découvrait, dans le maté ou thé du Paraguay {Ilex paraguayensis, Illicinées), un alcaloïde qui fut identifié avec la caféine par Stcnhousc en i843.

L'Ilex cassina, qui croît le long des côtes de la Floride et de la Caroline du Nord, renferme aussi de la caféine dans les mômes proportions que l’Ilex paraguayensis (Schmidt).

Les premières recherches sur les principes immédiats contenus dans la noix de Kola (Sterculia nciiminata, Sterculiacées), sont dues à Liebig qui, en 18G7, y démontra la présence de la caféine. Le môme sujet a été abordé depuis par MM. Attfield et Daniel (i83i), puis par MM. lleckel et Schladenhaufen (i883), enfin par M. Knebel en i893.

La caféine se trouve aussi à côté de la théobromine dans le cacao.

Analysée pour la première fois par Dumas et Pelletier eu 1823, la comi)osition exacte de la caféine fut établie seulement en i 832 par Pfalf et Liebig.

Un cci’tain nombre de faits ont permis depuis de rattacher ce corps à la série urique.

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Strockei-, on r86i, a obtenu la caféine en chaulfant à loo” la tliéobroniine avec de l’iodure de méthyle.

D’autre part M. Fisclxcr, en faisant, au moyen de la xantliine, la synthèse de la théohrominc, a montré que celle-ci était une diméthylxantliine.

Son dérivé méthylé, la caféine, serait par consécjucnt une triméthylxanthine. he dédoublement de cette base eu méthylurée et diméthylalloxane est v(mu confirmer cette manière de voir

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et prouver en infime lemps que les trois groupes CH* sont liés à Tazote. Cette constitution qui fait de la caféine une base xanthinique explique pourquoi elle ne possède pas les propriétés des corps do la série aromatique. « Les bases xanthiniques, écrit M. Soulier, ne sont en elïet ni antipyrétiques, ni anodynes, ni il ([uelque degré antiseptiques. Ce sont i\ la vérité des nervins, comme les alcaloïdes, mais tandis que ces derniers peuvent fitre considéi-és comme des nervins dynamophores agissant d’une manière [ihysicpic, les bases xanthiniques font naître l’idée de nervins reconstituants comme si du fait de leur parenté animale elles pouvaient se transformer elles-mêmes en substances nerveuses. »

Le infime auteur regarde le terme antidéperditeur comme inexact et préfère considérer les membres du groupe xanthinique comme des nervins nntritifs soit parce qu’ils appartiennent autant à l’hygiène qu’à la thérapeutique, soit surtout parce qu’on peut se les représenter comme agissant sur le système nerveux autant que celui-ci préside à la nutrition.

Los propriétés de la caféine, qui en font un médicament cardiaque, un diui'étique et en môme temps un excitant du système nerveux et du système musculaire, constituent un élément précieux de l'art de guérir. Aussi la caféine et les substances qui en contiennent naturellement sont-elles fort

employées en thcrapeulicpic. L’hygiène en a même lait entreiquelques-unes dans l’alimentation.

Quoique les traités soient remplis de faits concernant l’iiistoire de ees substances, il nous a cependant ])arii intéressant d’étudier les divers procédés pei-mettant de déterminer la proportion de caféine contenue dans les végétaux et surtout dans le café, "l’el est l’objet de ce travail qui comprend deux parties.

I" Description des procédés d’extraction et de dosage de la caféine.

2» Etude critique des méthodes et établissement d’un procédé.

La seconde partie contient l’exposé des recherches auxquelles je me suis livré sur le dosage de la caféine dans le café.

Celles-ci, commencées dans le laboratoire de M. Patein, à l’hftpital Lariboisière, ont été achevées à la Sorbonne.

Je suis heureux de remercier ici M. le Professeur Iroost d’a^ oir bien voulu me permettre de tci'inincr ce travail dans son laboratoire et je prie M. le Docteur Patein d’en accepter l’hommage, en recontiaissance de sa bienveillante et cordiale liospilalité. En même temps j’adrcssse mes remerciements à M. Tanret, président de la Société chimique de Paris, pour l’intérêt qu’il a bien voulu me témoigner pendant le cours de ces recherches.

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PIIEMIKIIE PARTIE

Description des procédés d’extraction et de dosage de la Caféine dans les végétaux

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