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Sur le Haut-Congo

L'illiisU'L' cxploralLMir M. Slaiilfy, sous lequel j'ai eu riionueui* de servir, a, dans son livre : Cinq années au Conçio, retracé à «rrands traits l'histoire de la fondation de l'État indépendant du Congo.

Vouloir écrire après lui sur cette matière, peut paraître téméraire ou superflu. Mais les différences de situation des collaborateurs d'une môme œuvre peuvent déterminer la variété dans leurs sensations. M. Stanley était le conmiandant en chef, et son livre a dû fatalement s'en tenir habituellement aux faits d'ensemble. De plus, ses fonctions, toutes de mouvement dans le haut-Congo, lui laissaient peu de loisir pour y séjourner longtemps dans un môme milieu, y étudier l'état intime des indigènes et suivre le détail de nos travaux.

Simple pionnier, mon modeste objectif est surtout de montrer par le menu comment se fondaient et s'élevaient nos établissements parmi les nègres du haut-Congo.

Je désire rendre les impressions personnelles que je recueillis lors de la création des stations élevées à l'équateur et chez les Ba-Ngala.

Cette partie essentielle de ma relation est précédée de quelques chapitres qui permettront au lecteur de suivre mes pas depuis mon départ d'Europe.

Un développement important est consacré aux événements

VIII WAM-l'ItOI'ns

des Slaiiloy-Falls. El, en nianiùre de coiieltision, j'expose brièvement mon opinion sur l'avenir de l'œuvre du Congo.

Sans prétendre au talent déployé par mon ancien ami, le lieutenant Jérôme Becker, dans La Vie en Afrique, j'ose espérer que le public voudra bien accorder un peu de la grande sympathie avec laquelle il accueillit ce livre relatif à l'Afrique orientale, au récit plus succinct de mes voyages dans la partie occidentale du continent noir.

Les pages qui suivent sont écrites sans préoccupation littéraire. On trouvera peut-être que les renseignements et les impressions s'y succèdent avec trop peu de méthode. J'invoquerai comme excuse la règle que je me suis imposée de refléter, telles quelles, mes notes journalières, afin de retracer avec le plus de vérité possible les jours que j'ai vécu au Congo.

J'adresse ici l'expression de toute ma gratitude à Léon Abry, le maître-peintre de nos troupiers belges, qui a voulu contribuer par son crayon à populariser l'œuvre africaine, aux capitaines en premier Gofi'art et Algrain, et au souslieutenant Le Leup, dont le talent cartographique et photographique m'a été du plus grand secours.

JUSQU'A L'EQUATEUR

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