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Hjayacat et FELDMans, cités par BOULANGER, admettent que la thyroxine augmente le K plasmatique sans abaisser le Na, mais il n’est pas question dans leurs travaux du K globulaire. Le parathormone provoque également une augmentation du taux de kKaliémie.
5) L’hypophyse. — Les travaux de MARENZr et GERSCH- MANN rapportent que l’hypophysectomie entraîne une baisse du potassium sanguin, mais l'injection d'extraits antehypophysaires ne provoque aucune augmentation. Nous avons vu plus haut, selon BoEkELMAN, le rôle du déficit potassique sur la sécrétion de thyréostimuline.
6) L'action du thymus sur le métabolisme du potassium n'est pas encore nettement défini.
7) L’extrait épiphysaire augmenterait le K sanguin.
7) Capsules surrénales. — Nous avons déjà vu les rapports entre le potassium et l’adrénaline, et comment le rôle de la cortico-surrénale apparaissait d’une importance capitale. ANDERSON à pu mettre en évidence une augmentation du potassium sérique sous l'effet de l’insuffisance cortico-surrénalienne grâce à l'emploi des ions traçants (‘K). (L’excrétion du potassium subit dans l'urine des variations inverses.) |
L'expérience de Houssay montre que c'est vraisemblablement par action sympathique directe sur le foie que le potassium sérique augmente chez un chien surrenalectomisé. Des résultats contradictoires obtenus pour la valeur de K tissulaire nous font conclure, de toutes mañières, qu'il est,ou normal, ou diminué, mais jamais augmenté. Cette opinion est confirmée par BOEKELMAN qui affirme la constance du K globulaire dans la maladie d’Addison, bien que Porrr prétende avoir constaté une élévation de ce taux.
Le potassium ingéré ou injecté est en grande partie retenu, et son élimination est considérablement retardée : les Addisoniens et les animaux sürrenalectomisés sont donc sensibles à la toxicité du potassium. Mais, d'après BoEkELMAN, le potassium globulaïire aurait peut-être une importance beaucoup plus considérable que le potassium plasmatique dans la maladie d'Addison. On conçoit donc
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. qu'une thérapeutique ou un régime hypo-potassiques sont insuffisants. Par contre, un régime hyperchloruré sodique maintient les animaux privés de surrénales en survie pendant un temps très long, CLNa est aussi employé avec succès chez les Addisoniens. F
Notons que jamais une injection de KCL à doses non toxiques même répétées n’a déclanché une insuffisance surrénale (SCHAMP).
Quelle est, se demande Rocha Lacoa, la fonction primordiale des surrénales :
a) La fonction osmotique.
1) Maintien de l'équilibre électrolytique.
2) Distribution de l’eau dans les tissus.
(Ici les rôles respectifs de Na+ et K+ seraient à considérer.)
b) La fonction métabolique de la glande, en relation avec le métabolisme des hydrates de carbone, protéines et lipides, ou : ;
c) La fonction antitoxique, de défense contre les infections et intoxications.
L'auteur conclut à la prédominance de la régulation de l’équilibre osmotique, car elle réside dans la dyssymétrie osmotique Na+ et K+ au sein de la cellule. Cette dyssymétrie lui paraissant en relations étroites avec l'énergie biologique.
Les travaux de RAUSCHSCHWALBE et de CicaRpo, cités par RocxHaA LaGoa au sujet de la cortine, montre que l’absence de celle-ci produit une augmentation de perméabilité cellulaire au potassium qui de l'intérieur de la cellule se répand alors dans les liquides extra-cellulaires. La désoxycorticostérone, au contraire, rétablit une perméabilité normale, le K serait donc physiologiquement maintenu presque entièrement à l’intérieur des cellules grâce à cette imperméabilité des membranes cellulaires « O fase limitante cellular ». ,
Cette action régulatrice du cortex surrénal sur le K paraît étroitement liée à l'élimination rénale du sodium dont le Cortex est déjà le grand régulateur. Si on admet
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cette théorie, il faut avec RocHA Lacoa supposer que s'il y à une plus grande élimination sodique pendant l’insuffisance surrénalienne, c’est que l’organisme doit maintenir son équilibre électrolytique et osmotique.
Le rapport Na à K est tellement constant, à l’état normal, que Mme Dras préconise son utilisation dans le diagnostic d'insuffisance ccorticosurrénale.
RocHA LacoA reprend la théorie de Swincze. Selon SWINGLE, en effet, l'hormone corticosurrénale régulariserait le métabolisme hydrique, elle assurerait la répartition de l’eau et des électrolytes entre les espaces extra et intracellulaires de l’organisme. Enfin, il ne faut peut-être pas négliger le rôle que les surrénales jouent dans le métabolisme glucidique (théorie de VERZAK), leurs hormones seraient nécessaires à la formation d’esters phosphoriques dont nous avons vu l'importance au point de vue libération de K. :
f) LE POTASSIUM ET LES MALADIES INFECTIEUSES
La théorie de Roca Lacoa peut nous permettre de comprendre les variations de concentration du K dans les maladies infectieuses. ,
Considérons en effet avec l’auteur que l'augmentation de la perméabilité cellulaire accompagne toujours une diminution de résistance de l’organisme, inversement l’action de l’hormone cortico-surrénale donnant, on l’a vu, ure perméabilité « normale », permet une augmentation de résistance aux infections.
Les Addisoniens sont très sensibles aux infections (grippe : M. Conro et MorxIRA DA FoNsEcA), d'autre part les proportions de K plasmatiques sont d'autant plus élevées que la vitalité est diminuée et que la mort est proche, mort qui se produit lorsque K a atteint son maximum. Le K dans les infections bénignes subit toujours une hausse pendant la période septicémique, mais tend à revenir à des proportions normales dès la phase de régression. (Ces résultats sont confirmés chez l'homme par ia thèse de M. M. Pacu, tout au moins pour les typhoïdes et les pneumonies.) |
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Une inoculation à un animal de bactéries virulentes, en même temps que de désoxycortisostérone, montre une élévation du K, mais cette élévation survient quand on arrête l’extrait surrénalien, en même temps que es symptômes infectieux aigus surgissent et persistent jusqu’à ve qu'on ait réinjecté la cortine.
Il nous paraît intéressant de reproduire une partie de la conclusion de RocxA LaGoa : « Il est vraisemblable que la vitalité de l'organisme est liée à ia perméabilité de ses cellules, phénomène que nous pouvons déceller par la détermination du K dans les liquides extracellulaires.
Il se pourrait que dans cette élévation du potassium, nous ayons un point de départ pour la mesure de la vitalité et dans le diagnostic des infections. » Notons toutefois que l'augmentation du potassium plasmatique dans les infections est vraisemblablement due aux destructions tissulaires et que cette augmentation se retrouve dans une multitude d’affections que nous avons déjà envisagées. La théorie de Rocxa Lacoa n'apporte en conséquence que peu d'éléments nouveaux.