SG LES
Le calcium, les solutions hypertoniques de NaC1 et le glucose auraient des actions antitoxiques.
L’urine, qui contient 2 gr. à 2 gr. 8 de K 0/00 de sels de Potasse, serait toxique en injection et, d’après GLEY, 50 cc. par kilo de poids suffit pour tuer l’animal à cause de ces sels de K et aussi des matières colorantes et non à cause de l’urée.
5) Rapport avec les ions. — L'apport extérieur n’a pas d'influence décisive sur la composition minérale des tissus, les modifications en sont passagères. Pourtant RÉMY et MüLLer étudiant dans la ration le rapport Ca/K ont obtenu les meilleurs résultats dans la croissance des jeunes rats avec 1;5. JESSERER OPpose à ce chiffre que les métabolismes du Ca et du K sont soumis dans l’organisme à une régulation commune qui maintient la valeur du rapport K/Ca à 2 environ: c'est le tonus de repos.
6) Transit du Potassium dans l’organisme. — L’emploi des ions traçants depuis HEVESY et LARKHOROWITZ a permis de constater l’utilisation dans l’organisme de certains éléments. En particulier pour le Pctassium, on utilise le K (radioactif) dont on note au fur et à mesure l'absorption, à la radio-activité qui se transmet à la main.
Cette absorption a surtout lieu au niveau de l'intestin grêle par les espaces intercellulaires et, pour uñe faible portion, par es cellules de la muqueuse. POHLMAN montre qu'il n’y a pas d’enrichissement en ‘K dans l'organisme, donc pas d'absorption sélective. En injection, le “K reste 40 mM/Kgr, 12 heures après l'injection pour l'homme (Noonan, MULLIN, HAEGE, FENN).
b) LES ECHANGES INTERMEDIAIRES
1) Valeurs du K dans l'organisme:
a) Si nous en tenons aux chiffres de Kaliemie humaine, nous trouvons d’après BOULANGER OU POLONOVSKI des résultats légèrement dissemblables, bien que BouLan- GER affirme Ja constance (relative, il est vrai) des taux.
Sang totol Plasma Hémoties Rapport K/Ca POLONOVSEI ..... 2,26 0/00 0,20 gr. 0/00 4,80 0/00 1,8 BOULANGER ..... 1,73 0,215 3,32 CARNIER UNI 2,34
dissemblances pour lesquelles il faut accuser les méthodes de dosage ou les variations d’origine alimentaire.
b) Ce K sanguin subit des variations physiologiques: Il augmente avec l’âge, de 19 % chez le rat, de 35 % chez l'homme âgé par rapport à l’homme adulte (BENETATO K et. CIURDARIU) ; le rapport —— augmente également (Luc- Ca cHi). Cette élévation survient également chez les sujets à vitaité diminuée, surrénalectomisés, également dans ce que H. SELYE appelle les états « réaction d'alarme »; il augmente par la fatigue, le froid, l’histamine, avant les accouchements, La teneur en K varie suivant l’origine du sang, le sang splénique est plus riche en K. La totalité du Potassium plasmatique passe une fois toutes les 6 heures par le tractus gastro-intestinal et le rein toutes les 2 heures, 2 h. 1/2 élimine une quantité égale à ce K plasmatique.
c) Le K sanguin subit également des variations pathologiques. I1 augmente dans les néphrites particuiièrement graves, où nous verrons qu'il peut atteindre des concentrations critiques, dans l'insuffisance surrénale et certaines infections graves (diphtérie toxique) qui entraîinent une déficience cortico-surrénalé, ainsi dans la maladie d’Addison le K peut s'élever à plus de 30 cgr 0/00; à la suite d’une colectomie, par modifications de la résorption de l’eau. Il augmente également à la suite d'irradiation splénique par les rayons X (par éclatement des globules rouges), par l’asphyxie où en 2 à 4 minutes le taux de K peut se multiplier par 8, également dans l’asphyxie musculaire locale, dans l’anoxémie, les fortes tétanies, l’urticaire aigu et chronique, l’asthme où DiMmorr dans sa thèse donne une proportion de 70 % de malades en crise ou non, ayant un rapport K/Ca plus grand que 1,80. Il est encore augmenté dans les maladies hémolytiques, l'épilepsie et l’hyperthermie provoquée.