‹ Sur Le Mode De Végétation Du Corallorhiza InnataChapitre 4 sur 4 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE

qui termine l’une des branches du tubercule cbarnu se développe autrement que les autres: il produit une tige et des feuilles vertes. C’est encore exactement ce qu’on voit se produire dans le Corallorhiza. Il y a cette différence toutefois entre les deux plantes, que, dans Y Angrcecum, l’existence du rhizome charnu est courte : elle ne persiste pas comme dans le Corallorhiza durant toute la vie de la plante. Aussi, quand le bourgeon à feuilles vertes s’allonge, voyons-nous, dans VAngrcecum, naître de la tige qui se dresse dans l’air une racine adventice puis une seconde, et bientôt la plante enracinée vivre sans le secours du tubercule lobé (rhizome).

Jusqu’au moment ou Y Angrcecum s’enracine, il végète tout à fait comme le Corallorhiza. La surface du rhizome est couverte de bouquets de papilles qui puisent dans le sol les matières nécessaires à l’alimentation de la plante et suppléent aux racines qui ne sont pas encore développées.

J’ai observé sur le rhizome du Corallorhiza des papilles groupées précisément comme dans Y Angrcecum: il ne me parait pas douteux qu’elles jouent

un pareil rôle dans la végétation de la plante.

En résumé, le Corallorhiza présente d’une façon permanente l’organisation que Y Angrcecum offre seulement d’une manière transitoire et durant les premiers moments de sa vie. Il est absolument impossible de supposer que l’ Angrcecum soit parasite pendant sa germination; on ne saurait par conséquent, ce me semble, accepter pour le Corallorhiza l'hypothèse d un parasitisme dont on n’a, à ma connaissance, jamais pu montrer de preuve directe et que l’analogie repousse.

M. do Scbœnefeld dit que le seul fait qu’il ait remarqué comme militant en faveur du parasitisme du Corallorhiza , c’est que les nombreuses touffes de cette plante qu’il a vues dans les bois de Sapins du Dauphiné se trouvaient toutes, sans exception, dans le voisinage immédiat des arbres.

M. de Bouis présente à la Société, au nom de M. Vattemare, les volumes, pour 185Zi et 1855, du Patent-Office report.

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