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Ce plateau est envahi par un très gros bourrelet de dunes en croissant, dunes de sables provenant des bassins désertiques du Gobi méridional, poussées par les vents dans la trouée entre l’Ala Chan etle Nan Chan et dont le flanc abrupt est vers l'Est (vent dominant soufflant du désert au Sud-Ouest des Monts Ala Chan).
À partir de ces dunes, une vallée de rivière descend vers le Fleuve Jaune que nous voyons se ruer par un défilé entre des murs presque verticaux de schistes noirs, de moins de 100 m. de largeur, où il semble jaillir de la montagne avant de s'apaiser et de s’élargir en une courbe où il atteint alors 600 m. de large autour de la plage de Kai Yen Tsin Hou.
La descente d’un flanc montagneux couvert de dunes et dont le sable coule jusqu'au fleuve, nous force à emprunter des bacs pour descendre le Hoang Ho sur une longueur de 1.800 m. environ jusqu’au village de Tchang Liou Chouei (l'eau qui ne gèle jamais).
XVI) De Tchan Liou Chouei à Ning Hsia Fu (1/0 au 12 janvier 1932).
A partir de ce point nous retrouvons les pistes charretières largement tracées, et les itinéraires classiques en descendant la branche orientale de la grande boucle que décrit le Fleuve Jaune autour du désert des Ordos. Nous suivons, sur la rive gauche du Hoang Ho, la grande plaine alluviale cultivée de Tong Wei, jusqu'à des contreforts de l’Alan Chan encaissant le Fleuve Jaune dans des gorges étroites où il décrit un grand méandre surimposé à l'Est du poste militaire de Ta Pa, et après la traversée, en descendant le versant nord des collines de Ta Pa d’une grande prairie de Sighi (Stipa splendens). Nous retrouvons à Yang Houo Pou, les cultures et les larges canaux d'irrigation jusqu'à la grande ville de Ning Hsia Fu entre le carré crénelé de ses hauts murs d’enceinte.
XVII) De Ning Hsia à San Tao Ho (Mission Catholique Belge des Pères du Saint-Esprit) (18 au 20 janvier 1932).
Nous continuons à suivre, en le descendant vers le Nord par sa rive gauche, le grand fleuve traversant la plaine cultivée au pied de lAla Chan dont nous voyons les pentes à une quinzaine de kilomètres à l'Ouest,
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jusqu’à la ville de Shitsui Shan (la Pierre Cuite) à partir de laquelle nous retrouvons l'aspect désertique d'abord par la traversée d'une grande plaine de sighis où pullulent les faisans (Phasianus Colchicus), puis un large banc de dunes poussées jusqu’au Fleuve Jaune {abrupt au Sud- Est) sous le vent soufflant du Nord-Ouest et des bassins du Gobi Central par-dessus les crêtes de l’Alan Chan) et que prolongent à perte de vue au delà du fleuve les crêtes des dunes du désert des Ordos.
Au delà de cette région ensablée, nous retrouvons les cultures au village de Kouan Ti jusqu’à la mission fortifiée entre des murs de terre des Pères Belges du Saint-Esprit à San Tao Ho.
XVIII) De San Tao Ho à Pao Teou Hsien (24 au 28 janvier 1932).
C'est alors la descente du segment transversal Ouest-Est de la boucle du Fleuve Jaune à travers les cultures et les plaines de Sighi par une des régions les moins sûres de notre itinéraire, région tenue par les soldats irréguliers rançonneurs et pilleurs des caravanes descendant du Gobi vers Pao Téou Hsien, tête de ligne et terminus du chemin de fer de Tien Tsin, Kalgan, Kuku Khoto (la ville bleue) et amorce du chemin de fer prévu vers Ning Hsia et les villes du Kan Su, qni deviendrait l’axe économique de la Chine Centrale. Région d'insécurité sanctionnée par la fusillade de Pa Tse Bolong, dernier village tenu par les soldats pirates à 200 km. de Pao Téou atteint au soir du 28 janvier.
XIX) De Pao Teou Hsien à Pei Lins Miao (le au 2-février 1932):
Le voyage tire à sa fin et 1.000 km. seulement nous séparent de Pékin, C'est le retour en Mongolie vers Pei Ling Miao, où l'itinéraire du retour viendra se boucler sur celui de l'aller. Nous éviterons ainsi une région difficile et montagneuse entre Pao Téou et Kalgan, dans les montagnes du rebord sud oriental du plateau mongol, région hantée par les pilleurs de trains et nous traversons au sud de Pei Ling Miao, les crêtes méridionales de la Mongolie.
C'est d'abord la traversée de la plaine alluviale de la rive nord du Hoang Ho, jusqu'au pied des reliefs orientaux du Kara Narin Oula, bor-