PO TREE
W. Lece au Lob Nor, l'indiscutable argument de son témoignage, appuyé de photographies de l'animal vivant, de sa dépouille et du squelette complet avec des caractères ostéologiques distincts de ceux des races domestiquées de cet animal, dégénérées par la sécurité et par la servitude.
La présence de chameaux demeurés à l'état sauvage dans le sûr refuge des déserts du Tarim est à rapprocher de la découverte d'une autre relique sauvage d'animal domestiqué par l'homme — le cheval de Przewalsky — ou cheval sauvage de Dzoungarie, découvert par le grand explorateur de l’Asie Centrale dans les bassins de Kobdo et d'Uliassutai.
La présence en Asie Centrale de telles survivances à l’état sauvage de grands mammifères, partout ailleurs asservis par l'homme, illustre de frappants exemples, le rôle de refuge joué par les steppes et les déserts à densité de population humaine extrêmement faible de l’Asie Centrale pour les peuplements animaux et végétaux et l'importance que doit prendre de plus en plus l’étude des peuplements de ces régions dans l'étude faunistique de l’Asie. Comme en Afrique à la fin du dernier siècle, au Thibet, au Tarim, en Mongolie Centrale, au Tian Chan, il est encore possible, mais pour combien de temps, de saisir l'aspect de la flore et de la faune dans des steppes découvertes avant le remaniement par l’homme et la charrue.
Au cours de son voyage en Mongolie Septentrionale effectué au cours de 1895-1896, Chaffanjon signale {Bulletin du Muséum) dans les déserts de Dzoungarie septentrionale, la présence de troupes de chevaux (Æquus Przewalskyi Portakov) ce qui est naturel, mais aussi de chameaux sauvages dans cette même contrée, qu'il n’a pas vus lui-même, mais pour laquelle il invoque le témoignage des populations et des caravaniers. Le même bruit d'existence de chameaux sauvages a cours parmi les habitants et les caravaniers pour le bas Etsin Gol. Ces-témoignages tiennent compte de l'existence de nombreux chameaux « marrons » dans les déserts autour de l’Etsin Gol.
Les caravaniers y parlent à titre exceptionnel d’un chameau « à poil court, courant comme une gazelle » et surtout abondant dans le Taklamakan où il n’est même pas rare et qui est celui dont la présence a été confirmée par Sven Hedin. Bien qu'il ne faille accepter ces témoignages locaux que sous bénéfice de vérifications ultérieures, il serait très injuste de les rejeter a priori. Les récits légendaires courent le plateau Mongol, mais il s’y mêle une grande connaissance de la vie des animaux de la Steppe, approchés de très près, au pas des caravanes. Iei, comme dans la forêt tropicale ou en haute montagne, le témoignage du chasseur, de l’homme de la nature aura toujours un très grand prix.
es Nes
LA ROUTE DU RETOUR D'URUMCHI A PÉKIN (30 novembre 1931 au 12 février 1932).
XI) d'Urumchi à Turfan {30 novembre au 1°* décembre).
Nous reprenons le 30 novembre. et en sens inverse, la route accomplie du 17 au 19 juillet. Une épaisse couche de neige (0 m. 50) couvre depuis un mois tout l'oasis d'Urumchi et la face nord du Tian Chan et du Bogdo Chan. Les lacs sont gelés. Nous traversons d’abord le bassin synelinal d'Urumchi, puis le col dans la chaîne des collines de grès pendant 60° au Nord qui prolonge à l'Ouest l’anticlinal du Bogdo Chan.
A partir de ce point, nous entrons dans le bassin lacustre de l’Aïnak Kol qui en occupe le centre, bassin lacustre pincé entre l’anticlinal du Bogdo Chan et les plissements du Tian Chan proprement dit. La piste traverse le village de Ji Ji Tsan Tse (Tsi tsi tsao), longe à distance la terminaison orientale du lac Aïnak Kol, lac circulaire de 15 km. de diamètre que prolonge au Sud-Est un chapelet de deux lacs secondaires beaucoup moins importants, l’un de 6 km., l’autre d'un km. de long dans lequel se jette un lit de rivière temporaire coulant à travers l'oasis de Dawan Chi, au pied du col du même nom. Nous traversons, sur une banquette de glace glissante, le lit gelé de ce torrent au moment où il débouche des montagnes et remontons des gorges étroites et sinueuses s’infléchissant vers le Sud entre des bancs de schistes noirs avec des inclusions de calcaire, La passe de Dawan Chi est un des passages les plus bas (1.950 m.) des Monts Célestes, et est constituée par le recoupement sur la ligne de faîte de l'érosion régressive de deux torrents, l’un descendant au Nord sur Dawan Chi, le deuxième au Sud vers Ho Go (Hou Kou). La descente sur Ho Go est particulièrement raide sur un cône d'éboulis torrentiels en blocs cassés et roulés aboutissant à la vallée occupée par la rivière et l’casis d'Ho Go (campement du 17 au 18 juillet). Après Ho Go la route laisse à droite les gorges de la rivière dans des glacis de terre rouge, remonte ces glacis jusqu'au village de Shanko Wasetze, bifurcation des deux pistes dont celle de droite a été empruntée
ur
SE Ne Bu
par le détachement de l'expédition en direction d'Aksu par Toksun et Karachar, l'autre à gauche que nous prenons gagne en ligne droite vers le Sud-Est la dépression de Turfan. Et c’est de nuit la longue descente de l'immense glacis triangulaire s'épanouissant sur le versant sud de la chaîne du Tian Chan. Ce glacis se termine à sa partie méridionale par une chaîne de témoins gréseux d'âge tertiaire, recouverts d’une couche de loess très épaisse (10 à 30 m. et plus), que l'érosion des cours d’eau temporaires descendant vers la direction de Turfan a disséqué en falaises verticales et en gorges. Descendant une de ces vallées étroites, où coule une rivière torrentielle, nous débouchons dans le bassin de Turfan et arrivons dans cette ville à midi, le 1°" décembre.
XI!) De Turfan à Hami (2 au 6 décembre 1931).
Le contraste est total entre les steppes d'Urumchi et de Ji Ji Tsan Tsé couvertes de neige et le climat beaucoup plus doux (0° minimum les matins du 1‘ et du 2 décembre) qui règne sur la dépression de Turfan. Ici, pas de trace de neige, un ciel sans nuage, en opposition avec les lourdes nuées poussées par le vent du Nord plafonnant à moins de 1.000 m. sur les flancs du Bogdo Chan. En moins de 200 km. nous sommes passés des nimbus d’un climat boréal à un hiver d'aspect méditerranéen. Le changement d'altitude (1.000 m. à Urumchi, 0 m. à Turfan) ajoute encore à cette différence de climat. C’est un désert séché par l'hiver, mais sans trace de neige, que nous traversons dans la dépressisn du Luk Chun vers Khara Khodja et Luk Chun au débouché de la vallée de Pi Chan.
Cette route est d’ailleurs la même que celle suivie à l'aller. Nous retraversons la vallée de Pichan, entre les collines de grès à l'Ouest et la haute montagne couverte de dunes du Kum Tag à l'Est.
Nous retrouvons à Pichan une rivière partiellement glacée, et des plaques de neige éparses, tandis que nous longeons les lignes de peupliers jalonnant la plaine au NE de la ville jusqu’à l'immense glacis de blocs roulés et éclatés à patine noire descendus au soir du 3 juillet. C’est ensuite la traversée des deux bassins lacustres, et des cols de Chi Ku Ching, à peine tachés d’amas de neige épars et discontinus et, par la route de l'aller, nous atteignons Hami dans la nuit du 5 au 6 décembre.
XIII) De Hami à Sou Tchéou à travers les Pei Chan ({l'au 18 décembre 1931)
Le général commandant la place d'Hami retient l'expédition sous les murs de la ville pour des vérifications oiseuses et un délai indéterminé qui prend fin le 11 décembre où l'expédition est autorisée à continuer sa route en direction de Pékin.
La route du retour comporte dans cette partie du parcours une importante variante avec l'itinéraire du groupe Chine à l’aller. Nous ne pouvons, non plus qu'en juin, emprunter la piste routière classique par Yumenshien-Ansi Tchéou, toujours tenus par les forces rebelles du jeune général Ma Jong Hin, mais nous sommes forcés de nous y engager un moment afin d’aller rechercher à Hsin Hsin Hsia, poste frontière entre les provinces du Kan Su et du Sin Kiang, un dépôt d'essence enterré par précaution.
Aussi, après la traversée du village et du champ de bataille de Hoang Lung Kang, théâtre du combat du 28 juin, nous traversons entre les villages de Chang Liu Shui (l’eau qui ne gèle jamais) et Ku Shui (l'eau amère, magnésienne) les grands bassins de cailloutis noirs, en terrasses, recouverts d’une maigre végétation grillée qui terminent à l'Est le bassin de Hami. Après qu'un groupe dirigé par M. Audouin Dubreuil, accompagné de Sivel et Chauvet, ait déterré l'essence à Hsin Hsing Hsia, où ils rencontrèrent pour la dernière fois un cheval sauvage, la mission, évitant l'itinéraire interdit d’Ansi Tchéou, s’efforça de rejoindre l'itinéraire du Nord, par le col de Ming Shui emprunté à l'aller.
L'intérêt de ce trajet vient de ce qu'il emprunte, à travers la terminaison occidentale des chaînes des Pei Chan, une voie sans piste et jamais suivie jusqu’à ce Jour.
C'est d’abord, à partir de Ku Shui, la traversée d'un fond de cuvette désertique, puis la montée sur une terrasse de 20 m. de haut avec quelques pieds épars de Calligonum mongolicum, d’où l'on a vue sur les collines de schistes noirs constituant les croupes occidentales du Pei Chan.
Ces schistes sont injectés de venues granitiques formant des collines isolées entourées de cuvettes d'arène résiduelle, au delà desquelles se retrouvent les schistes en reliefs de 100 à 200 m. de hauteur, entre lesquelles notre route suit un long défilé en direction du Nord.
Nous traversons ainsi successivement un noyau granitique et trois crêtes de schistes noirs en direction Est-Ouest, entre lesquelles des lits de rivière sont envahis par de maigres touffes de Tamarix et de Calligonum. Nous campons la nuit dans une cuvette après la troisième crête schisteuse d’où nous nous évadons le lendemain 14 décembre par un long défilé.
A, Rexmonn,
À partir de ce point les collines de schistes font place à un large plateau ondulé où affleure un deuxième noyau granitique, entouré encore par deux crêtes de schistes noirs et où circulent des lits de rivières où nous reconnaissons les Tamarix, les Calligonum et exceptionnellement le Saxaoul (Haloxylon). Après 35 km. de plateau nous parvenons à sa limite septentrionale d'où la vue s'étend vers le Nord et l'Est sur les bassins au sud de Karlyk Tag, tandis que nous reconnaissons au Nord-Ouest la montagne de Wutung Wo Tze. Aucun obstacle montagneux ne nous séparait plus de la piste du Nord, quelque part sur les bords de la rivière de Wutung dans le grand bassin désertique qui se creusait à nos pieds.
Nous l’atteignons en effet, 20 km. plus loin, après avoir traversé, droit devant nous, le fond de la cuvette désertique, jusqu'à la rivière de Wutung Wo Tze où nous recoupons la route de Sou Tchéou.
Et c’est par la route de l'itinéraire de Juin du Groupe Chine que nous traversons, en doublant les étapes, les Pei Chan, par le Col de Ming Shui, le campement Mongol de Muttou Chuang Tze, le bassin d'Hou Hung Chuan, le puits d'Hung Liu Ko Ta, pour retrouver le grand désert du Pei Ta Ho au Nord de Sou Tchéou, où nous arrivons à midi le 18 décembre.
XIV) De Sou Tchéou à Lian Tcheou au pied des Monts Nan Chan (21 au 28 décembre 1931).
Après trois jours d’arrêt à Sou Tchéou, nous reprenons la route vers l'Est. 11 ne s’agit plus cette fois-ci de redescendre l’Etsin Gol où de traverser le désert de Gobi sous les vents glacés du Plateau Mongol, mais de suivre la route Impériale des charrettes (« la plus longue ornière de Chine » selon le Père Licent), la route de Si Ngan à Kachgar, artère transversale du Céleste Empire traversant le Kan Su d'Est en Ouest, par un inlinéraire jalonné de villes importantes et d’oasis, où nous attendent des dépôts d’essence.
Cette partie de notre route longe au Nord les Monts Nan Chan ou Alpes de Richthoffen, front septentrional des plissements thibétains, d’où descendent de nombreux cours d'eau, rivières ou torrents, et de grands glacis d’érosion (graviers de piedmont) et des cônes torrentiels sur lesquels s alignent une série d'oasis (dont les principales sont les trois villes de Sou Tchéou, Kan Tchéou, Lian Tchéou), et de nombreuses cultures autour d’une longue ligne de villages. Ce sont les oasis du Kan Su, au sud du désert de Gobi. Le voisinage de ce désert est partout sensible, et n'était l’abondance de l’eau venant des glaciers des Nan Chan, le climat du Kan Su ne se distinguerait pas du régime aride des bassins méridionaux du Gobi, présence désertique sensible partout dans cette région du Kan Su occiden-
SRE 00
tal, et surtout manifeste par l'aspect désertique de la végétation autour des oasis cultivées (Zygophyllum et Calligonum) et surtout par la présence
de nombreuses dunes en formation par place tout le long de l'itinéraire de Sou Tchéou à Kan Tchéou.
Cette première partie de la route est couverte sans obstacle autre que des froids de — 18° à l'aube, et l’extrême brièveté des jours entre de longues marches de nuit où la vue du paysage est réduite. Cette région n'offre pas de caractères particuliers autres que ceux signalés pour l'oasis de Sou Tchéou à l'itinéraire aller du Groupe Chine : traversées de cours d'eau torrentiels et de rivières importantes à bords marécageux, dont les principales sont celles de Kao Tai et de Kan Tchéou, bordées d'oasis, entourées de cailloutis patinés à Calligonum descendant des Nan Chan, au pied desquels s'étendent deux bassins de dunes avant et après Kao Tai. Une chaîne de montagne, en apparence complètement dénudée et dépourvue de végétation, s'étend au Nord de notre route de Kao Tai à Kan Tehéou et nous ferme la vue sur le désert de Gobi plus au Nord, tandis que le mur d’ocre jaune des Nan Chan au Sud hérisse l’alignement en dents de scie de ses pics de 5 et 6.000 m., entre des fleuves de glaciers bleus. Cette face septentrionale des Nan Chan ne nous présente d'ailleurs que des murs de roche vive sans végétation ni forêts visibles.
La région de Kan Tchéou à Lian Tchéou est d'aspect plus varié. La structure géographique du pays est la suivante : un contrefort montagneux des Nan Chan s'étendant vers le Nord sépare, par un plateau dont la terrasse supérieure atteint aux environs de 2.800 m., le bassin de la rivière de Kan Tchéou s’écoulant au Nord-Ouest vers le Pei Ta Ho pour former l'Etsin Gol, et les rivières descendant de l'Ouest vers l'Est en direction de Lian Tchéou d’où elles se perdent dans les bassins désertiques du Gobi Méridional à l'Ouest et au pied des Monts Ala Chan.
De Kan Tehéou, où nous avons passé la Journée du 25 décembre 1931, en raison du froid qui s'aggrave (—20°— 22° au matin des 26 et27 décembre), nous couvrons d'une traite les 280 km. séparantKan Tchéou de Lian Tchéou, en remontant un affluent de droite de la rivière de Kan Tchéou, puis, par les gorges d'une rivière secondaire, nous atteignons le plateau granitique de Chan Sin Pou, creusé des terriers de nombreuses colonies de Gerbilles. Nous franchissons de nuit, par des gorges s'infléchissant du Nord-Sud à l'Est-Ouest, les crêtes limitant ce plateau à l'Orient, et par des gorges dans le granite, nous descendons vers l'Est la vallée d’une large rivière jusqu'à la plaine cultivée de Lian Tchéou où nous arrivons le 28 décembre, à 4 heures du matin.
Il nous reste encore environ 3.000 km. à couvrir jusqu’à Pékin et, dans ces conditions, la Mission emploie au repos, à la révision du matériel et à
LNGUNES
la préparation des récoltes zoologiques (faisans, gazelles, rongeurs et oiseaux de proie), les journées du 28 décembre au 4 janvier 1931.
Ce repos à Lian Tchéou est mis à profit, d'abord pour une excursion dans la gorge du torrent descendant la montagne au voisinage de la Mission Catholique de Lian Tehéou (30 décembre) et puis pour une randonnée à cheval, avec le Père Teilhard, le 4 janvier, aux mines de charbons de Chou Nin Kéou, bassin carbonifère situé à 2.500 m. d'altitude et à 50 km. au Sud-Est de Lian Tchéou, après la traversée de gorges de rivière encaissées dans des schistes et du granite.
XV) De Lian Tchéou à Tongs Tchéou et Tchang Liou Chouei sur le Fleuve Jaune.
(5 au 9 janvier 1932).
Le 5 janvier 1932 nous reprenons la route, toujours à la base de la chaîne des Nan Chan, pour continuer à longer vers l'Est les bassins sud orientaux du Gobi méridional, et traverser entre l'Ala Chan et les Nan Chan, le dos de pays séparant le bassin de Lian Tchéou du Fleuve Jaune, première eau courante s’écoulant vers la mer que nous retrouverons après huit mois dans les bassins fermés de l’Asie Centrale, depuis le passage de la passe de Wan Chuan, au 13 mai 1931.
Nous tournons d’abord par le Nord, en passant sous ses murs la ville de Lian Tchéou ; puis gagnant vers l'Est, nous traversons, après 20 km., le lit encombré de galets de la grande rivière descendant des gorges de Chou Nin Kéou, peu après laquelle notre route se sépare de la grande route Impériale franchissant les Nan Chan en direction de Lan Tehéou, ville principale et capitale de la province du Kan Su. Nous longeons alors par le Sud une ligne de collines couronnées par les ruines de la Grande Muraille de Chine et le 6 février, nous franchissons le col de Kouan Yin Miao, dans un contrefort des Nan Chan, dont la crête est ici très abaissée par rapport à leur hauteur au Sud de Sou Tchéou, et précédée de grandes pentes d'éboulis couverts de forèts et aussi de conifères.
Nous quittons à ce col le bassin de Lian Tchéou et entrons dans le bassin de loess cultivé du village de Hong Shui (6 janvier 1932). Au delà de Hong Shui nous traversons une rivière qui se perd dans un bassin désertique, et après le col de Hong Shui nous descendons dans un petit bassin circulaire dont le centre est occupé par le lac de Petoun, bassin ensablé sur des arènes granitiques, encombré de mottes paraboloïdes rappelant les faciès des environs de Wu Ni Wu Su ou de Kuarto, auquel fait suite un plateau autour de l'auberge de Darsoun Choto,