V II
Bruxelles
4 août.
IJ
| Cologne
1 Bonn (Kreuaberg).
Va
Bonn iPopeidorf) . .
IJ
Gotha ...
Id. . .
Gtr-llingue .
Berlin .
S sept.
Altona
ld
Hambourg
Amsterdam
Rotterdam
9 octob.
Voici les moyennes, puis les intensités relatives par aiguilles et par stations: enfin, les intensités relatives adoptées , celle d'Altona étant I.
VILLES
IOUMI
■OTER R R, t |>o<ur
Cologne ...
Bonn (Kreu/borg) .
| Bonn (Pojwsdorf)
Gotha
1 Gcettingne
O.DBJ
I Berlin. . . . .
i Alloua -Hambourg .
! Amsterdam . . .
1 Rotterdam . .
MAGNETISME TERRESTRE
Il reste à indiquer les lieux où les observations ont été faites dans elinquu ville: à Bruxelles, dans le cabinet magnétique, situé dans le jardin de l'Observatoire: à Cologne, dans le Jardin Botanique, nonuné aussi Jardin dm Jéeuile» . dans l'intérieur de la ville: à Bonn , la première observation a été faite dans un jardin public, Ziir schônen Atissicht, sur le Kreuzherg, et les deux autres près du château de l’opcsdorf; à Gotha, dans le jardin de M. le conseiller Hansen; à Gcettingur, dans le jardin de l’Observatoire, à peu près à mi-distance entre la terrasse et le cabinet magnétique; à Berlin, A Hambourg et à Allons , dans le jardin de l'Observatoire; A Amsterdam, au Treppenhuys , dans le jardin des bâtiments de l’Académie royale; A Rotterdam, dans le jardin de M. Van Galon, op de n tenue Planlagie.
Je erois utile de joindre aux observations que j'ai recueillies avec mon fils, soit pour la Belgique, soit pour les pays voisins, celles qui ont été faites dans les mémos lieux et vers lu même époque, par des savants qui ont bien voulu me communiquer leurs recherches. M. J. Forbes, d'Edimbourg, et M. Bâche, de Philadelphie, observèrent le magnétisme terrestre en 1857 et 1858 dans quelques-uns des lieux où j’observais A peu près vers la même époque. M. Lamonl, de Munich, et M. Mahmoud-KITendi. directeur de l’Observatoire du Caire, y faisaient également, plus tard, leurs observations qu'il peut être intéressant de comparer aux nùtrcs.
Il est inutile de rappeler toutes les circonstances qui se rattachent A ces diverses observations; elles ont d'ailleurs été décrites spécialement par leurs auteurs et se trouvent dans des recueils très-connus. J’ajouterai seulement quelques détails sur les observations de M. Mahmoud , parce qu’elles peuvent avoir reçu moins de publicité. Elles ont été insérées, la première série dans le tome XXIX des Mémoire» couronné» . et la seconde dans le tome XXI , 2"« partie, des Hutletin » de V Académie royale de Belgique, pour 1851.
M. Mahmoud, faisait un voyage scientifique qui tendait A rattacher autour de la Belgique, comme lieu central, les différentes observations qu'il avait recueillies avec des soins particuliers. Pendant les années 1855 cl 1856. il réunit', en France, en Hollande et dans les Iles Britanniques, les éléments propres A faire connaître l'inclinaison cl la force magnétique. Avant de citer sommairement les résultats de ses recherches, il sera bon. sans doute, de donner quelques détails sur l’instrument dont il a fait usage. « L'appareil dont je me suis servi, dit-il, pour la détermination de l'inclinaison est une boussole construite d’après le modèle de Gambey : elle a été faite par M. Scerctan . A Paris. La longueur de l'aiguille est de 190 millimètres, l'épaisseur de 2 millimètres et le diamètre du limbe du cercle vertical est de 191 millimètres; les divisions de ce limbe indiquent les dix minutes; deux verniers diamétralement opposés et fixés sur la cage de verre qui met l'aiguille A l’abri du vent, permettent d’estimer la minute. Les deux couteaux ou supports
sur lesquels l’aiguille repose sont faits en cristal de roche. Les divisions du cercle des azimuts, lequel porte un niveau fixe, vont de vingt en vingt minutes; le vernier nous permet d’y lire les demi-minutes. Tout l'appareil est construit en cuivre rouge. Il est inutile, du reste, d’entrer dans le détail des pièces qui composent cet instrument suffisamment connu.
» La méthode que j’ai suivie dans mes expériences est la méthode ordinaire ou directe. Ayant orienté l'instrument par une. petite boussole qui n’en fait pas partie, j'étais celte boussole; je posais l'aiguille d’inclinaison sur ses pivots, après les avoir bien essuyés ainsi que l’axe de l'aiguille, avec de la moelle de sureau bien sèche. Je notais les moyennes des deux lectures des divisions correspondant aux deux bords de l'aiguille; je dérangeais cette aiguille et je faisais une seconde lecture de la même manière. Je répétais ainsi trois ou quatre couples de lectures, dont je notais les moyennes, pour en tirer une seule moyenne définitive, qui est celle de six ou huit lectures. Je faisais la même chose en tournant le cercle de 180"; et puis, en renversant Taxe sur ses pivots et en tournant de nouveau le cercle de 180», la moyenne entre ces quatre moyennes définitives et les quatre moyennes obtenues delà même manière après le renversement des pèles magnétiques de l’aiguille, me donnait l'inclinaison d’après quarante-huit ou soixante-quatre lectures. »
.Nous ne nous étendrons pas davantage sur les soins pris par l'auteur pour s'assurer qu'il se mettait à l'abri des sources d'erreurs que pouvait produire l'instrument. Nous omettrons également les précautions prises par lui pour suivre avec succès la méthode que M. Kæmtz lui indiqua pendant son voyage à Bruxelles, pour déterminer l'inclinaison magnétique: nous ferons connaître sommairement les valeurs auxquelles il est parvenu : mais , dans le dernier tableau . nous nous bornerons à prendre, parmi ses résultats, les nombres qui concernent notre pays et ceux qui, à l’étranger, peuvent être comparés à nos résultats. Afin de rendre ces comparaisons plus directes, M. Mahmoud a pris le parti de réduire tous ses nombres comme s’ils avaient été obtenus le l rr janvier 1856, et il a fuit usage à cet effet des recherches publiées sur ce sujet par M. Ilanstecn , le célèbre physicien de Christiania (’).
Pour réduire scs inclinaisons à une même époque (le 1 er janvier 1856), M. Mahmoud a adopté la diminution annuelle de l’,4 pour Edimbourg. Glasgow, Brodickdam, Dublin, Rangor, Manchester et Liverpool; de 2’ pour l’Angleterre et la Hollande, et enfin . de 2’.21 pour la Belgique, et de 2', 80 pour toute la France.
L'auteur a réuni dans les deux tableaux suivants les stations où il a pu observer à la fois l'inclinaison et l'intensité. Ces deux éléments se trouvent également consignés dans le premier tableau, dont la deuxième colonne contient les inclinaisons corrigées et réduites au
(*) Huttelioe de t' Académie royale de Belyii/ue, tome -\.\ . 3"* partie, page 146.
MAGNÉTISME TERRESTRE
I" janvier 1836; la troisième colonne renferme les intensités horizontales corrigées, et la quatrième, enlin, les intensités totales. Quant au second tableau, il donne les intensités absolues horizontales déterminées par le même appareil, en Allemagne, en 1834.