‹ Sur le physique du globeChapitre 14 sur 169 · IH14-S · texte numérisé non relu

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La colonne de notre tableau qui donne la marche du thermomètre centigrade , montre que l'atmosphère naecuse guère qu'un mois après, les variations totales produites par le soleil. Les nombres indiqués dans celte colonne sup|>oscnt au thermomètre une marche uniforme: mais ils ne peuvent être considérés que comme des moyennes des nombres réels, qui sont extrêmement variables surtout dans nos climats. Ainsi, l'on a vu. pendant le mois de janvier, et pendant le cours de 2;j ans , que le thermomètre s'est élevé, une seule fois, jusqu'il -+• I ô".’j ; tandis qn'une autre fois, il est descendu jusqu’il — 18», 8: l'instrument a donc varié de 32»,3. dans le cours de ce mois. Sa marche a varié plus encore pendant les deux mois suivants. Mais la variation est moindre en été et en automne ; elle n'est guère que de 23 à 26 degrés ; différence encore très-grande cependant, par rapport à d'autres » climats plus modérés.

Ces grands écarts ne s'observent que rarement : ce sont plutôt les résultats moyens que nous aurons A considérer dans ce qui va suivre. Nous voyons sans difficulté que la différence de hauteur du soleil et la durée de son séjour au-dessus de l'horizon, surtout sous

INTRODUCTION

l'influence des causes accidentelles, doivent modifier considérablement le rayonnement et la chaleur du jour. Le maximum de chaleur arrive un mois environ après le passage du soleil par le solstice dclé : de même le plus grand froid , par des causes semblables, arrive un mois environ après le solstice d'hiver.

Ce retard d’un mois sur les effets calorifiques que produit le soleil aux différentes époques de l'année, s’explique d’une manière facile, mais la valeur du retard ne peut être établie que par l’observation.

D’une autre part, les résultats de Üii années d'observations sur les hauteurs du baromètre ne nous permettent guère de constater de relation directe entre la marche de cet instrument, réduit préalablement pour les effets de température, et la succession des différents mois de l’année. Nous remarquons seulement un léger abaissement dans la hauteur du mercure pendant les deux mois qui suivent les équinoxes, sans que nous puissions assurer qu’il est du aux mouvements d’équilibre qui s’établissent entre Ihcinisphère boréal et l’hémisphère austral.

L'hygromètre de Saussure et le psgehromètre d’August présentent pendant le cours de l'année une marche plus régulière. Ces deux instruments atteignent leur point maximum au mois de décembre , quand le soleil a sa plus faible déclinaison ; et ils s'accordent à manifester leur minimum au mois de mai. Cependant cette dernière valeur est de peu inférieure à celle de l’époque où la déclinaison du soleil est la plus forte: il est à remarquer que, pendant les cinq mois d’avril à août , la hauteur reste à peu près la même.

Si l'on compare les valeurs des deux instruments précédents à celle du thermomètre, on verra qu'elles s’abaissent un pim pendant le printemps et qu elles s’élèvent au contraire en automne par rapport aux valeurs qu'on leur supposerait. Il ne faut pas se héler de conclure cependant qu’une force non spécifiée modifie celle que l'on croit exister. L’action de l'hygromètre dépend à la fois de 1a température de l'air et de l'humidité qui s’y trouve déposée.

La teneioH de la vapeur d'eau répandue dans l'atmosphère et accusée par le psyehromètre ri'Augusl, présente, comme le thermomètre, un minimum au mois de janvier et un maximum au mois d'aoùt. Les mouvements des deux instruments sont à peu près les mêmes.

Lintenaité de» vent s marche parfaitement d'areord avec l’ordre des saisons: c’est en janvier qu’elle est la plus forte et en juin qu elle l’est le moins. Cependant le mois de septembre forme une exception, et présente une valeur moins grande que celle donnée par les autres mois de l’année : ce n’est pas la seule anomalie qu'il manifeste ; il offre aussi moins de pluies et plus de sérénité que son rang ne semble en assigner.

Pour l’ordre des pluie» , août marche en première ligne : si on laisse de côté septembre

qui forme exception . Ici nombres décroissent ensuite à mesure qu'on s en éloigne. La v aleur moyenne des pluies, pendant le mois d'août, s’élève annuellement à 73'"”,3; et pour mars et février, les deux mois qui en donnent le moins, on a 48 ml ".2 et 4f>« u * 1 3 seulement.

Le nombre des jours de tonnerre suit également l'ordre des mois; le maximum arrive en juillet et le minimum en décembre et janvier, comme pour les températures, mais la différence des nombres est plus forte. En effet, sur un nombre total de 347 jours de tonnerre (tendant vingt-cinq années, on en compte 74 nu mois de juillet, et 3 à 4 seulement au mois de décembre et de janvier. Enfin, pour la sérénité du eiel. on trouve quelle est indiquée par la longueur des jours : le minimum tombe en janvier et le maximum en juin; les nombres 2.ti et 4.2 les représentent. Cependant, au mois de septembre, on a un maximum exceptionnel qui s'élève à 4.3 et qui semble tenir à la nature de ce mois remarquable aussi par moins de pluie et par moins d'intensité dans le vent.

Ainsi, qu'il agisse, soit immédiatement soit par des agents intermédiaires, le soleil, pendant les différents mois, fait ressentir activement son action sur les différents phénomènes météorologiques. On trouve un maximum et un minimum fortement prononcés, quand on considère les résultats moyens de chaque mois, et qu’on les prend en nombres assez grands pour éliminer les effets des causes accidentelles. Le baromètre «■mille faire exception dans cette marche régulière des différentes actions produites pendant le cours de l'année : c’est ce que nous reconnaîtrons facilement, en examinant les modifications que fait nailre la p ériode diurne.

Les changements produits pendant les vingt-quatre heures qui composent la journée, ne peuvent être identiques, aux différentes époques de l'année : il faudrait donc les considérer séparément, mais on pourra se faire une idée générale de leur influence, en les considérant moyennement et en introduisant dans les résultats les variations que nous venons de reconnnilre.

INTRODUCTION

Effet* de* heitm du jour ( 18 il à 1847 >■ x

HEURES

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Si nous lixons d'abord notre attention sur la température , nous trouvons qu elle s'élève avant le lever du soleil, jusqu’après midi: puis, elle s'abaisse successivement. Le minimum se présente moyennement vers 1 heures du matin, et se place avant celte heure ou après, selon qu’on approche de l’été ou de l’hiver. C’est dire assez que les variations dépendent surtout de la présence du soleil au-dessus de l’horizon. Il en est à peu près de même du maximum qui arrive vers deux heurs après midi, et se fait sentir plus tard ou plus tôt, selon l’époque de l'année.

Le baromètre semble influencé également: sa hauteur minimum se présente deux fois par jour, quatre heures après le passage du soleil au méridien supérieur ou inférieur: et deux fois il atteint son maximum deux heures avant ee passage , c’est-à-dire à dix heures du matin ou du soir. C’est donc bien évidemment l’heure du passage solaire qui détermine ces deux maxima et ces deux minima diurnes. La diversité de la longueur du jour

modifie ces instants des maxima et des minima, et ne rend que plus sensible l'action solaire. *

.Nous pouvons en conclure que cet effet se fait mieux sentir dans une période plus courte telle que le jour, que dans la durée d'une année. Il est donc d’autres causes plus efficaces que le soleil, qui déterminent les périodes du baromètre quand elles doivent se répartir sur de longs espaces. Nous savons, en effet, que l’action lunaire, par exemple, et que les temps secs ou humides ont une influence très-grande sur l’élévation ou rabaissement du baromètre : mais, dans un intervalle aussi court que celui d’une demi-journée, l'effet solaire n’est pas suffisamment paralysé pour échapper à l'observation.

Cette période si courte de douze heures, permet donc de mieux saisir les effets dépendants du mouvement solaire : c’est dire assez que les variations de 1 hygromètre et du psychrnmèlre doivent également manifester leur période mieux encore que pendant le cycle de l’année: on trouve qu’ils atteignent tous deux leur maximum à 4 heures du mutin, cl leur minimum , à 2 heures de l'après-midi.

La tension de la vapeur atteint également son minimum h quatre heures du matin et son maximum entre l et 2 heures de l’après-midi. Ces effets sont plus ou moins médiats, ils exigent un certain temps pour se produire.

Quant à l'intensité du vent, son maximum se prononce à midi même, et son minimum à minuit. Pendant l'absence du soleil, sa force reste à peu près la même , et à l'heure de midi , elle se trouve à peu prés double.

Il en est de même pour la sérénité du ciel; vers minuit sa valeur 4,8 est à peu près la moitié de 10, qu'on obtient pour un ciel entièrement découvert. Cette valeur diminue ensuite et atteint son minimum vers l'heure de midi , ou I heure : elle n’est plus alors que 3,4 ou plutôt 3,3 ; et se montre sensiblement différente de ce qu’elle est vers le milieu de la nuit : l’une indique la moitié d’un ciel pur, l’autre n’en est pas le tiers.

Les notions qui précédent sur les variations introduites dans notre, atmosphère, par les variations des années et des jours, sont absolument nécessaires pour apprécier les modifications qu’éprouve la terre à sa surface. C'est de celte, dernière partie que nous allons nous occuper maintenant d'une manière plus spéciale, ainsi que des phénomènes moins apparents qui se passent dans le haut de notre atmosphère, que nous supposons soustraite à l’agitation des vents et aux réflexions des chaleurs solaires sur notre globe.

INTRODUCTION

TaBI.EAL B* t.

Température centigrade moyenne de chaque mois,

d'après 1rs mu mm et hmmm diurnes

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{*) Lei nombre» ont rlè corrigé» de l'erreur de l et belle du ibcraaornélru.

Tiiluii s* 2.

Pression atmosphérique de chaque mois,

d'après l'observation do midi , réduite à 0 degré de température centigrade.

Dan» ce tableau, en a en égard au» correction» des different» baromètres emploies avant I84t, depuis, c'est le baromètre d'Ernst a* tiO qui a set»» sent interruption. La correction , d'apres les «omparaUont laite* à dilTét ente* époque», rat rcttcc -f- !>“*“, 4<i. (Pour pliu de details, vovea la description des instrument» emploies , U>me II, H partie, pages I à «du CUmmt*U la Btlyxpu.]

INTRODUCTION

Humidité de l’air, d’après l'hygromètre de Saussure, à midi.

Tarlkac *• 3.

ANNÉES

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Uumiditè de l'air, d'après le psychromètre d'August, à midi.

Tableau r 4.

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('J Le» gelée» continuelle* de ce mou ont fait rejeter les donnée* ptychroaelrique» qui étaient oidonment fautixi.

INTRODUCTION

T.tni eu *> tt.

Tenu ion de la lajmir d’eau contenue dans l'air,

li'nprê* le ptysbrocaélra iT Alignai , » Midi»

années.

irniu.

efvuaa.

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