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13 juin.
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Cytisus laburaum
La feuillaison , à Bruxelles, a été marquée plus lût que dans les villes maritimes : l’avance a été de dix-sept à dix-huit jours par rapport à Oslende et à Anvers, et de douze jours par rapport a Garni.
La ville de Lierre, située à trois lieues environ d'Anvers et dans le voisinage de la Uampine, présente une double cause de retard que la manière d'observer semble exagérer encore. La feuillaison, en effet, était enregistrée quand déjà la feuille avait eu le temps de se développer; on ne la saisissait pas à l'instant de sa naissance, mais quand elle s'était étalée entièrement. On voit que le Cijtisus laburnum, par exemple, prenait scs premières feuilles trois jours seulement avant ses fleurs , tandis que , dans les autres stations, ces transformations étaient séparées par près d'un mois d’intervalle.
Ces différences, croyons-nous, proviennent autant des circonstances naturelles qui peuvent influer sur la feuillaison de la plante que du jugement porté sur l'instant du phénomène : il y a lieu de croire que les observateurs n’ont pas compris de la tnéinc manière l’époque de la feuillaison, qui doit s’inscrire « lorsque les premières feuilles sortent des bourgeons et deviennent visibles. » Il est probable que le phénomène n'a été indiqué à Lierre que lorsque la feuille était déjà plus ou moins développée : on tt'a évidemment pas suivi le programme qui avait été fixé.
Pour rendre les comparaisons plus faciles, nous avons calculé, dans le tableau qui précède, quelle est l’avance ou quel est le retard de la feuillaison, de la floraison, de la maturité des fruits et de ta chute des feuilles dans quelques villes orientales de la Belgique, en nous Imniant également à prendre les quatre principales plantes qui ont été généralement observées dans les différents lieux.
Nous avons indiqué, dans une colonne du tableau suivant, la hauteur de chaque station , et , par conséquent , à peu près la hauteur à laquelle croissaient les plantes observées. La station la plus élevée était Slavelot: elle surpassait celle de Bruxelles de 230 mètres environ ; ce qui donne, par suite, un retard dans la floraison de dix à douze jours, comme on le voit en effet. Les quatre premières villes, peu éloignées des liords de la mer, ont eu lia retard assez considérable dans la feuillaison ; ce retard local n’était guère que le tiers pour la floraison. La chute des feuilles se faisait à peu près à la même époque, quoiqu'il y eût une légère avance.
Liège et Warcnimr ont trois à quatre jours de retard, tandis que N’anmr et Saint f rond ont une avance assez remarquable dans la feuillaison : la floraison offre en général des différences moins grandes. Quant à la chute des feuilles, il se produit l’inverse de ce qu'on remarque dans les villes maritimes ; elle a lieu plus tard qu’à Bruxelles, contrairement à ce qu'on remarque à Oslende, Anvers et Lierre; tandis que la feuillaison a eu lieu
DES PLANTES ET DES ANIMAUX. 573
plus tôt. 11 en résulte donc que Bruxelles conserve sa verdure plus que les villes maritimes et moins que les villes de l'intérieur du royaume :
STATIONS
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