LIEUX D'OBSERVATION
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l'tredil, jardin de l’uni» mité . .
M. Breitmsirin . .
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Lociiera, province de GueWre. . .
M.Staring. . .
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M. Tan Hall . .
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Vochl, pré* de Bosi-le-Duc .
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Schaffhjtn. C*mBndg*hire . .
M. Léonard Jenviu .
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- 2 jour*.
1 Munich, université. .
M. de Martin*.
Vienne, jardin des plante»
M. Fritscb ....
Paris, id. . .
M. Decaisne . . .
Dijon .
M. Fl eu rot ...
Pesiao, département du Gers . .
M. Rocquemaurcl
Venise, jardin de» plante* .
M. Zaoledeuhi . .
, Parme, id. ...
M. Sherer ....
: Bruxellei, jardin de l’obaenatotre.
Le Directeur . .
(1) Non* no pouvons pas préciser la hauteur de* lieu* , mai»
non* la supposons généralement moindre que celle de Bruxelles
(*J L'influence d’un degré de latitude est de quatre joura . grande influence , comme août le Terroat bientôt.
d'après les idées généralement admise*: mai» le voisinage des mers à une If
DES PLANTES ET DES ANIMAUX
Les différenl- pays ne lardèrent pas à eonnaiin' ees premiers essais, cl plusieurs désirèrent , comme nous, de parvenir à une connaissance plus exacte des causes qui peuvent influer sur le phénomène de la végétation ('). Malheureusement les mêmes dilflcultes qui avaient entrave les efforts du célèbre Linné se manifestèrent encore ici, malgré toutes les précautions prises pour appeler sérieusement l'attention sur la nécessité d'avoir une manière d'observer et une notation uniformes.
MM. de Marlius et Léopold De Bueh voulurent bien m'aider de leurs conseils et des réflexions que leur présentaient un savoir profond et une longue expérience. On trouvera quelques-unes de leurs observations en tète des résultats de 1845. imprimées dans les Mémoires de l’Académie roijalede Bruxelles ('). L'Institut national de Washington, de son côté, eut connaissance de ce qui se passait en Belgique au sujet des phénomènes périodiques de l'homme, des animaux et des plantes, et prit acte de ees documents pour la rédaction des pièces qu'il se proposait de répandre lui-mémo en vue de favoriser cette étude. Vers la même époque et sans qu'il y eût aucune communication, des observations semblables se répandaient en Allemagne par les soins de MM. Fritseh et Kreil, d'abord à l'observatoire de Prague et plus tard à l'observatoire météorologique de Vienne. Différentes sociétés savantes d'Allemagne, surtout à Breslau et à Berlin, contribuèrent à ouvrir lu voie et à éveiller l'attention sur ce genre de phénomènes. Les noms des savants qui tirent iwraitre ces premières recherches, acquirent à la science de nombreux prosélytes. Le pas le plus important restait à faire, c'était de noter uniformément les phases des différents phénomènes et d'éviter, autant que possible . de donner lieu à des équations personnelles qui devaient produire les conséquences les plus fâcheuses. Lors du congrès de slatis-
(*) Nous citerons en particulier l'Association britannique pour l'avancement des sciences, la Société d’agriculture et île botanique d’Utrccbt; la Société géographique de Iterliu; ta Société entoiuologique de Stetlin; ta Société finlandaise des sciences établie à llclsingfors; l’Académie impériale de Saint-Pétersbourg; la Société impériale des naturalistes de Moscou; la Société royale de botanique de Ralisbonne; tu Société naturelle wurtembourgeoi.se; l’Association helvétique des sciences naturelles; la Société vaudoise établic à Lausanne; la Société météorologique de Versailles; la Société d’horticulture de Strasbourg; la Réunion sricntifîque italienne ; t’Assoriation météorologique établie à Florence; l’Institut national de Wellington et la Société philosophique de Philadelphie.
(*) Mraoiacs de L’AcstdaiE Bonté de Bat suce-, tonte XVII. Oluerraliims des phénomènes périodiques, page Si. — L’illustre Berxélius voulut bien favoriser également celte association, et, dans une lettre qu’il me lit l'honneur de m'écrire, il m'annonça que l'Académie royale de Stuelholm avait nommé une commission de quatre membres, pour régulariser l'étude des phénomènes périodiques en Suède. (Bulletins tir /'Académie royale de Bruxelles , tome XIII, n* 1, page 234.) — Dans un voyage qu’il lit en passant par Bruxelles , l'illustre botaniste anglais, sir Robert Brow n , encouragea également ces travaux dès leur corn meneement. sans dissimuler toutefois les difficultés qu’il entrevoy ait pour obtenir une méthode uniforme d’observations.
tique de Vienne, en 1887, des mesures furent prises pour établir de l'unité entre les diverses nations éclairées et pour observer sur un plan uniforme.
Conformement à ces conclusions , le congrès de statistique de Londres adopta, en 1860. le plan général de recherches qui lui fut proposé, en sorte que les observations faites en Allemagne cl sur un point quelconque du globe peuvent désormais devenir directement comparables. C'est là surtout que résidait la principale difficulté, déjà signalée depuis longtemps (').
On ne peut sc dissimuler en effet les inconvénients nombreux qui se rattachent à ee genre d’observations. « Dans deux pays situés à quelque distance l'un de l'autre, les étals relatifs de la végétation changent à chaque instant de l'année. L'avance et le retard sont des quantités essentiellement variables, et l'on a tort de dire qu'une ville a sa floraison plus tùt qu'une autre de dix ou de vingt jours, par exemple. Cette différence peut être pxacle pour une époque de l’année et tout à fait fautive pour une autre; encore ne peuton avoir la prétention que d'exprimer un fait qui s’applique à la majorité des plantes.
>> Cependant les différences entre les époques de la floraison ne sont pas tellement \ ariables , qu'on ne puisse leur assigner des valeurs très-utiles à consulter dans la pratique. D'une autre part, la science a besoin de saisir quelques points bien déterminés pour arriver ensuite à la connaissance des lois d’où ces variations dépendent. Je crois, dans l'état actuel des choses, pouvoir m'arrêter aux époques suivantes, pour ne pas trop multiplier les tenues de comparaison: d'ailleurs le nombre des tableaux justifie jusqu'à un certain point la distinction que j'établis.
» Remarquons d’abord que le réveil des pin nies est amené par la cessation des gelées et qu'il suffit, pour les différents pays, de consulter les tableaux des températures pour reconnaître l’époque moyenne où plusieurs plantes vont montrer leurs feuilles ou leurs fleurs. Ces premiers indices, qu'il est bon de recueillir, ne déterminent cependant pas encore le mouvement général de la végétation , qui peut être plus ou moins lent à sc manifester :
(') « Vcrbiiltnissc bestimmten midi , drni PI;, ne der Ik'obacblungen eiur Eioriehlung zu geben , dir den Anschluss on dos System veriniUrK, wrlches llerr A. Quetelet, Direetor der k. Slcrnwartc in lirüsacl , in den Instructions pour l'observation rlts phénomènes périodiques (tome IX, n" !,des Bulletins de l'Académie rot/ale de Bruxelles }, entworfen bal und dabei die Ausfühning der tkotnehlungen , so wie ihre llebersicht so viel «!s mogticb erleichUrt. Der Umkreis der Beobachlungcn wurde demnacli ouf die niichslcn Uingrbungen von Prog bcschrankt, hierseibst ober nu i, tvn, nur solda’ Pflnnzen zu den Benbachlungcn gcwiibit , u clclir in der rben cnvknblrn Instruction anrmpfoblL'n ivorden sind , drrrn Br, liramung krinen Scbwicrigkritcn unterliegt, oder welche so biiufig vorkomen, dus, die bisher «ngeslflltrn Beobachlungcn liiugrrcicbt bnbrn , die Kpochcn ibrer vcrschicdenen Emu icklungsphazcn uenigstenv ouniihernd zu bestiinuirn. » Mat/nctische und meteorologisclie Bcobachlungen zu Prag, von Karl Kreil . nrliter Jabrgitng 1847, Prag, 1848, p. xxvn.
DES PLANTES ET DES ANIMAUX. 57
ils sont donnés par la floraison du Galanlhvs niralis, du Crocus remua, par l'apparition des clialons du Coryltu avellana , des feuilles du liibes tjrossularia, du Sunibucns nigra, du chèvrefeuille et de quelques spirées.
>• L'effeuillaison est également déterminée pur l'efTet des températures, et elle s'opère en général dans nos climats à la suite des premières gelées. Cette époque et celle qu’on a signalée précédemment arrivent en quelque sorte aux deux limites de l’hiver; et elles s'écartent d’autant plus, pour faire place au développement des différentes phases de la végétation, que les froids de l’hiver ont eu une durée moindre. Le sommeil hivernal est de trois à quatre mois dans nos climats: dans les régions méridionales, il est bien moins long: on peut concevoir même une ligne à la surface du globe pour laquelle il devient nul à l'égard de la généralité des plantes (’). >■
Les recherches sur la feuillaison et la floraison des plantes mettent en évidence certains faits qu'il importe de constater avec la plus grande exactitude : elles nous enseignent, bien mieux que les thermomètres, les effets des variations de température; mais sans un programme uniforme, il deviendrait impossible de déterminer les lois si curieuses et si variables de la végétation, cl d'assigner à chaque pays , d'après sa position , la part qui lui revient dans ce grand phénomène.
On a observé depuis nombre d’années que, malgré légalité de température, le développement d’une plante, sous l'action solaire , n’est pas identiquement le même qu'en l'absence de cet astre. Il arrive, par exemple, que les plantes qui ont le plus longtemps le soleil sur l’horizon , en ressentent aussi des effets plus sensibles. C’est ce qui peut expliquer comment les plantes, dans des climats éloignés de l’équateur, ont un avantage considérable pendant la longueur de leurs jours, comparativement à d’autres pays plus méridionaux. En d'autres termes, il ne faut pas seulement compter le nombre de degrés du thermomètre, mais encore le temps pendant lequel le soleil verse directement sa chaleur bienfaisante sur la végétation qui se développe. La température, en effet, pour la croissance des plantes, semble remplir deux rôles bien différents , selon que les rayons calorifiques sont répandus directement ou qu’ils parviennent seulement par des réflexions successives cl par des communications voisines. Il serait à peu près impossible de s’expliquer, sans une pareille hypothèse, comment, dans le nord de la Russie, des moissons se développent et attcignenl leur maturité, quelquefois au-dessus d’un sol qui se trouve encore gelé à quelques mètres de profondeur. Cet exemple est une nouvelle preuve de l’exactitude des idées de Mclloni sur la différence qu’il faut établir entre le pouvoir éclairant et le pouvoir échauffant des corps, et en général sur la diversité d'action des corps entre eux quand, placés à distance.
(•) Observations du phènoménei périodiques pour 1810, page 122. Mé«üim< oc i. Aootair aouit or BtLcKicg, tome XX, in-t*.
ils s’influencent mutuellement soit d’une manière directe, soit simplement par réfraction ou par réflexion.
Essayons maintenant de comparer entre elles les différentes régions que nous avons mentionnées précédemment, et, pour éviter les longueurs, bornons-nous à indiquer pour chacune d’elles les valeurs moyennes de quelques fleurs que nous rapprocherons de celles de Bruxelles.
Nous commencerons par la floraison, car les principes de précocité ne sont pas les mêmes pour la floraison cl la feuillaison. D'ailleurs en comptant par jours, comme on le fait communément en pareille circonstance, une journée de la fin du printemps ne peutsc comparer à une journée de son commencement. Cette manière de compter n’est qu'approximative et ne peut donner que des résultats plus ou moins exacts.
PLANTES OIlSERY'KhS.
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DES PLANTES ET DES ANIMAUX
PLANTES OBSERVEES.
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