‹ Sur le physique du globeChapitre 151 sur 169 · KAMI · texte numérisé non relu

KAMI

Sy rinça rulgarif. . , . . . . . ...

4 année*.

19 mar*

25 avril.

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39 avril.

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1 mai.

26 mai.

G mai.

{!) Dans U dernier* colonne , on a calcnl* un r«Urd de floraison de 4 jour*, en ae rapprochant d'un degré du pôle.

DES PLANTES ET DES ANIMAUX

Ainsi , pour Venise el pour la floraison du Philadelphu s coronarius, les observations ont dté faites ehaque année, et la date a été comparée A In date correspondante pour Bruxelles. C'est la moyenne des seize résultats observés pendant ces seize années, qui a été consignée dans notre tableau : on peut voir ainsi que la floraison a été marquée, chez nous, quatorze jours plus tard qu i Venise. Pour le Cylisus labtinium, Bruxelles a été également devancé de quinze jours. Mais celte différence a été de six jours seulement pour le Syringa tulgaris.

II en a été à peu prés de même pour la ville de Parme : la différence}- est un pou en excès, par rapporta Venise, pour le Syringa vulgitri * et le Pliiladcl plias coronarius ; mais il y a eu un écart assez remarquable pour le Cytisus laburuiiin; peut-être à cause de la difficulté de bien préciser l'instant de la floraison de celle plante. Il faut remarquer aussi que Parme, un peu plus au sud que Venise, perd cet avantage par une position plus élevée, en sorte que la floraison doit s'y faire à peu près vers la même époque. Si I on prend les quatre plantes que nous avons choisies pour termes de comparaison entre les différentes stations, Venise devance Bruxelles moyennement de douze jours, et l’avance de Parmiest seulement de huit jours. Mais les résultats de Venise sont fondés sur seize années d'observation, et ceux de Parme sur quatre seulement, et même sur trois, s’il s’agit du cytise, comme nous venons de le faire observer.

Le midi de la France, sous le rapport de la végétation, diffère naturellement peu du nord de l'Italie : c’est ce qu’on remarque pour Pessan , dans le département du (îers cl sur les frontières de l'Espagne, dont le climat est plus précoce que celui de Venise nu de Parme. Sa hauteur au-dessus des eaux de la mer peut être de cent soixante à cent quatrevingts mètres, el elle dépasse conséquemment de plus de cent mètres la hauteur de Bruxelles: en sorte que la floraison devrait y être plus tardive que chez nous de quatre à cinq jours. La latitude, d'une autre part, n’est guère que de 43"40' : cl. de ce côté, la végétation devrait avancer, par rapport à Bruxelles, de vingt-huit jours. Or, en tenant compte de ces deux circonstances, on trouve par la théorie une avance de vingt-trois jours, tandis que l’expérience ne nous en donne que neuf.

Paris, situé environ à la même hauteur que Bruxelles, a devancé celte dernière ville de six jours, en ce qui concerne le développement des fleurs. Les résultats pour une localité aussi importante, recueillis par les soins d'un observateur du mérite de M. Joseph Decaisnc, auraient pu nous offrir d'excellents tenues de comparaison. La différence que nous énonçons se rapporte du reste à ce que donne l'estimation pour remplacement plus méridional de Paris. On compte huit jours, en effet, pour deux degrés de, différence en latitude, et un jour pour l'abaissement du Jardin des plantes, par rapport a notre Observatoire. On aurait donc une différence de neuf jours, d’après la théorie généralement admise: I’px-

périencc en donne six ('). Celte valeur csl à peu pris la même que eelle donnée par la ville de Vienne. Lïdenlité de résultats est assez remarquable : on la retrouve même dans les valeurs individuelles.

Par sa position géographique plus méridionale, Dijon semble devoir présenter des résultats plus préeoces que Paris; mais sa hauteur csl dcnviron deux cent quarante mètres au-dessus des eaux de la mer; elle est conséquemment de deux cents mètres plus élevée que Paris: ee qui lui cause un retard de huit jours par rapport à cette dernière ville, et de sept par rapport à Bruxelles. Mais, par sa latitude plus au midi que la notre de 5"52 . elle devrait donner ses fleurs plus lot que Bruxelles de quatorze jours: d'après l'hypothèse admise, son avance serait donc encore de quatorze moins sept jours ou de sept jours seulement.

Pour ce qui concerne Vienne, M. Frilsch a bien voulu nous faire parvenir les résultats observés en 1855: nous y avons ajouté, pour la floraison, les valeurs de 1859 et 1860 que le même savant nous a fait parvenir également; nous n'avons pas cru devoir toucher aux résultats de l’association qu'il dirige, dans l’espoir de les voir bientôt comparés par

(*) A cause de l'importance de cette capitale, il nous a paru nécessaire de joindre 4 celle estimation que donnent quatre plantes, à ta vérité très-connues, mais prises seulement sur deux aunées d'observation, les valeurs fournies par la floraison de dix autres plantes observées dans la même localité par le même savant; cependant, comme on le verra par le résultat suivant, la différence entre Bruxelles cl Paris a été moindre encore : au lieu de six jours d'avance, Paris en a donné cinq et quatre pou r 1842 et 1847.

NOMS DES PLANTES

laattilrs

Pans.

ItruaaVIra.

Parla.

Viola oitorata.

11 marv

8 mars.

22 mars.

21 mars.

Iris pumila .

19 avril.

12 avril.

28 avril.

15 avril

Frttillaria roclraijrii

Coovallarta maïaii*

11 mai.

0 mai.

Ribcs grossularia . .

24) mars

27 mars.

12 avril.

9 avril.

Dt>iléT.'tlli«im meadta . .

27 avril.

2 mai.

15 mai.

9 mai.

Prunus cerasat .

6 avril.

29 avril.

17 avril.

Lonicera xjloslcum. . . .

13 mai.

18 mai.

Sv mfihvtom n sport muni

fthantuus fraiiffiila

1 mai.

Moysant. .

19 avril.

14 avril.

G mai.

2 mai.

DES PLANTES ET DES ANIMAUX. 385

lui-même. Les résultats que nous devons à son obligeance montrent que la floraison y était de trois jours plus hâtive qu’à Bruxelles. Mais, par le calcul, la hauteur de Vienne surpasse celle de notre ville de cent trente-quatre métrés, ce qui donne un retard de cinq jours; et puisqu'on a une avance de dix jours pour une différence en latitude de 2"j8’. la différence pour les époques de la floraison est de cinq jours seulement, d’après la théorie ordinaire.

Munich est plus élevé encore que Vienne : sa hauteur est estimée à cinq cent vingt-six mètres au-dessus des eaux de la mer, ou bien à quatre rent soixante-dix mètres au-dessus ■le Bruxelles, ce qui donnerait dix-neuf jours de retard pour la floraison. Comme, d’une autre part, la ville est au sud de Bruxelles de 2“43’, l’avance devrait être de onze jours, suivant les idées reçues. Il faut en conclure que Munich, à égalité de hauteur par rapport à Bruxelles, aurait une floraison dépassant la nôtre de huit jours seulement au lieu de douze que donne l'expérienee.

Sous le rapport de la floraison, Stellin offre le même retard que Munich. Ce retard provient, d’un côté, de ce que sa latitude dépasse la nôtre de 2°ô.V. et. de l'autre, de ce que son niveau est plus bas que celui de Bruxelles de quarante-six mètres: par conséquent il se compose de dix jours plus deux jours , ou de douze jours en tout par rapport à Bruxelles.

Schaffham Bulheeh en Angleterre, dans le Camhridgeshirc. sans être trop distant de la mer, a la même date que Bruxelles pour la première apparition des fleurs: mais eet avantage se perd ensuite, et c’est Bruxelles qui reprend l’avance.

Les localités d'Ulrccht, Lâchent et Groninguc, situées plus vers le nord, présentent également une floraison retardée: la différence pour Groninguc est assez forte. La latitude de cette ville est de 53»! 3', conséquemment la différence avec Bruxelles donne 2*22’, ou un retard de neuf jours environ. On trouve sept jours de retard seulement, en ayant aussi égard à l’inégalité des hauteurs. Cette ville du reste a un climat maritime très-fortement prononcé qui peut avoir de l’influence surle retard véritable ; elle se trouve à peu près exactement, romme Stetlin, sur le bord de la mer et sous la même latitude, mais le retard pour la floraison y est plus sensible. On voit ici comment, avec les mêmes caractères physiques cl sous les mêmes latitudes, on peut trouver des différences marquées dans les époque-, naturelles.

Par sa position, Yuchl est de tous les lieux que nous avons mentionnés celui qui se rapproche le plus de Bruxelles: aussi les annotations, pour lu floraison comme pour la feuillaison, se rapprochent-elles beaucoup des dates observées chez nous.

D’après la théorie, la latitude et l’élévation des lieux exercent la plus grande influence sur l'époque de la floraison des plantes, cl nous voyons, en effet, que l’expérience confirme ce fait, dans des limites assez larges à la vérité. Pour la feuillaison, l’influence est peutêtre plus forte encore. On aurait donc tort de considérer le retard qu’éprouve un phénomène de végétation en ayant égard à ces deux causes modificatives seulement.

Pour un degré de différence dans la latiludc, M. Schubler admet, d'après les observations de l’Europe centrale et de l'Amérique, un retard de quatre jours dans la floraison : c'est son hypothèse que nous avons adoptée précédemment. On conçoit qu'un pareil calcul, qui suppose les lignes isanlhésiques parallèles à l'équateur, île peut être considéré que comme approximatif. M. H. Berghaus réduit cette estimation à trois ou quatre jours seulement pour le nord de l'Europe, et il augmente la valeur en se rapprochant du midi, ce qui s'accorde, en effet, avec l’hypothèse de M. de Humboldt, qui admet que. pour un degré de latitude du cap Nord jusqu’à Paris, on a une augmentation de température de 0°,48, et de 0 rt ,66 de Paris à Rome; le rapport de ces nombres est de deux à trois environ. Du reste, chacun sait que les lignes de même floraison ne coïncident pas avec les parallèles, et qu’ainsi ce calcul ne peut être qu’approximatif (*).

( ! ) Pendant l'impression de cel ouvrage, nous avons» eu connaissance d'un érril qui vient de paraître à Hclsingfors, en Finlande, par les soins de M. Adolphe Moberg, sous le titre : Kliinatolayitka iakttagelttr i Finhinti , in-#".- c'est un résume de toutes les observations climatologiques fuites, pendant la période des dix aimées de 1840 à 185;), sur les plantes et les animaux. L'auteur, comme il l'indique, a suivi lu même marche que nous; il embrasse les terrains compris entre les degrés GO et 70 de latitude, ainsi que 59 et 50 de longitude orientale. La plus grande partie de scs recherches, il est vrai, ont été faites dans la partie méridionale, où même plusieurs des plantes, que nous recommandons dans notre catalogue, n’ont pu être observées. Ainsi, des quatre plantes : Syringa vulgari * , Æsrviuë hippocaitan u m , Phila dtlphus coronarius et Cytisus laburnum , les deux dernières n’ont pu être inscrites, et il n'existe en tout que deux observations pour YÆiCuUtM hippocaêlatium , qui a fleuri, à Abo, le 2 juin 1848, et qui a pris son feuillage le 24 mai 1847, à Karis Prestgurd, entre Abo et Ilehingfors, qui sont à peu près sous la même latitude. Le Syringa seul a pu être observé sur différents points.

Syringa üulgaris.

t«CALifÉa.

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