OT
Les observations dont il vient d’étre parlé, ont été faite» au moyen de thermomètres placés en terre et au nord de l'observatoire ; mais, depuis trois ans, des observations semblables ont été faites nu moyen de thermomètres placés au eud , et dans une exposition accessible au rayons solaires. M. Quctelet se borne, pour le moment, à présenter les tableaux de ces dernières observations, en se réservant d'en présenter plus tard la discussion.
— L’auteur communique à ce sujet le» résumés de recherches analogues qui viennent d'étre faites à Edimbourg, sur la demande et avec les fonds de Yaeeociation britannique pour l'avancement d«e eciencee. M. Forbes , qui a été chargé de la surveillance de ces observations, écrit que les résultats généraux sont parfaitement d'accord avec ceux obtenus a Bruxelles. Afin de rendre plus comparables les résultats de l'Ecosse, on avait eu loin de faire les thermomètres destinés aux observations, de même longueur que ceux de Bruxelles et de Paris. Voici , d’après M. Forbes, comment le maximum de la chaleur de l’été a pénétré aux différentes profondeurs, dans trois terrains difléreiis, qu’on avait choisis à dessein pour reconnaître
la différence de conductibilité.
OSSISVATOISI JAKBI.V
vsoro.voctas.
CHAJG4.IITH.
d'KilituliQurg, ei|«'rim«nUJ.
S pieds.
0 août. 31 juillet. 6 août.
3 «epterob. 24 août. 19 »
17 octobre. 7 octobre. Il «cpterub.
B janvier. 30 dccemb. Il novemb.
Les plus grandes variations annuelles des thermomètres dans les trois stations ont été les suivantes, pendant l'année qui vient de s’écouler.
•. .'j.iu •< •
raorusati as.
»IIUT«nS!M
d'Vibni bourg.
nam*
rt|WrilMiUl.
caAiti.iira.
S pied*.
OjW
On déduit de ces i^éstiltaLs , comme de ceux de Bruxelles , que les variations lhermométriques annuelles décroissent selon une progression géométrique , quand on descend au-dessous de la surface du sol selou une progression arithmétique. •..» n
Aurore boréale . — M. Quetelct annonce que, dans la soirée du 10 janvier dernier, il a vil une aurore boréale, dont les journaux n'ont pas fait mention. Le phénomène était déjà assez avuncé lorsqu’il l'aperçut vers 10 heures. Lu lumière de l’aurore boréale avait sa plus grande intensité vers le WNO.; elle s'étendait de chaque côté de ce point, le long de l'bnrizon , jusqu a la distance de 00 à 70 drgrés environ, et elle no s’élevait guère, dans su plus grande hauteur, à plus de 20 à 25 degrés au-dessus de l’horizon. Cette lumière était hlunchàlre , continue et sans jets. Vers 10 1 heures, des nuages épais bordaient l'horizon septentrional, et s’élevaient de plus en plus en formant comme une
voûte obscure, surmontée de la lumière de l'aurore boréale; sa plus grande hauteur était aussi vers le NNO. Le» nuages se dispersèrent ensuite dans le ciel , en se dirigeant vers le SSO.; à travers les éclaircies qu'ils laissaient, on distinguait encore l’aurore boréale vers 1 1 j heures.
Le ciel avait été couvert pendant le jour; il avait même plu un peu vers quatre heures; le vent, qui avait soufflé avec force, en parlant de l'ouest, avait changé de direction au moment du phénomène. L’hygromètre de Saussure marquait une humidité très-grande. Quant aux autres instrumens météorologiques, voici leur marche.
BAROl.
TmanoatTRK
TBr.saoil.THE
est.
10 janvier 0 h. matin. .
+ 11J7 cent.
-4- 1; 1 cent.
• midi. . . .
* 4 heure» . .
» Oh. soir .
20 * Oh. matin. .
L'accroissement de température, vers l’heure du phénomène, est asset remarquable, et les variations du baromètre ont été très-brusques. M. Duprei écrivait de Gand, sans qu'il sût qu’il y eût eu une aurore boréale ; « Dans la nuit du 18 et dans la journée du 19, époque à laquelle, d’après le dire des journaux, un vent très-violent n’a cessé de régner à Bruxelles ,Jes variations du baromètre ont été asset brusques pour que je croie utile de vous les faire connaître Ainsi, dans l'espace de 24 heure», le sommet
de la colone de mercure a parcouru un espace total de 23 mm , 87. On n'a ressenti ici que quelques coups de vent violent dans la journée du IJ), entre raidi et 4 heures du soir; le vent n’a cessé de souffler du SO. Il est tombé à différentes reprises de la neige et de la ploie, a
M. Quetelet annonce en même temps qu'il a reçu une lettre de M. le docteur Julios, qui lui fait connaître qu’il a aussi observé une aurore boréale à Hambourg, le 10 janvier dernier, entre 5 et fl heures du soir, cl dans la direction du NNO. M. Julius ajoute qu'a Copenhague, on a observé plusieurs aurores boréales vers la même époque.
■BTfcOB OLCXJim.
H. Crahav, membre de l’académie, présente le résumé des observations météorologiques qu’il a faites à Louvain, au collège des Prémontrés, pendant l'année 1838. Ce résumé sera publié dans le tome XII des nouveaux Mémoires de V Académie.
M. Quetelet communique en même temps les résumés des observations météorologiques qui ont été faites dans le cours de la même année, par M. C. Willaert, professeur de physique au collège d'Alost, et par N. Duprez, professeur à l’athénée de Gand (1).
Les tableaux de ces observations, rapprochés de ceux do l’observatoire de Bruxelles, qui ont été communiqués à l'académie dans la séance précédente, présentent les résultats qui suivent :
(t) Ce* résumé» »«ront publié* dsut le» Âanolit de rOtotrtaUir*.
uiyiiiiuu u 1 / OiJUgTC"!
■AOTttft
lovun
tutr. «oyivss eut.
mmoir
■ans.
ujer.
4LMT.
stn.
wn
mm
Janvier . .
-fi;5
Février . .
74W.My
■ara . .
Avril . . .
IM
Juin . , «
Juillet. . .
Août . . ,
Septembre .
Octobre . ,
Novembre
Décembre .
784,13 764,3li
Année. .
(1) Le lli*r*i»ni»tnt donnait do milKatiua» Irvp lnulr» do frt
(2) fout ici 15 [■ itm.tr» jiMitJ du «ou.
l»cs observations de Bruxelles , «le Louvain, d'Alo»! et de (iaud, «accordent a donner une température moyenne de l'aimée bien inférieure a la moyenne générale, i|ui est de Ith^ environ. I.c nombre des jours de pluie a été de 1*0, terme moyen ; c'est a Garni «|«i'âl est tombé le plus d’eau, 74*, 71 millimètres , et a Bruxelles qu’un en a recueilli le moins , <100 millimétrés environ. La période diurne du baromètre s'csl manifestée dans les quatre localités d’une manière a peu prés semblable. Ku comparant la pression moyenne, déduite des observations faites quatre foi» par jour, a J» heures du matin , a midi, a 4 h. et a U heures du soir (I), ou trouve eu effet :
anvxaur
tnevai»
a tort
PreMKiu moyenne
W heure» du malin . .
lidi
Ml.02
4 heure» du »*»ir . .
— Le secrétaire présente ensuite quelques tableaux mé-
( I ' Le» observation* de Lmvatn nr ri+nprrnnenl pn» l'atnertirtim de 9 iirmei du »oir On u pu» pour pre**ton mn««une relie de midi, diminuer de «--.OS d'après le» ubiO r salmw d'AI««i r» dr Rrutrllr»
téorologiqucs qui lui ont été communiqués par H. le professeur Marlens, de Louvain.
Ces tableaux renferment les résumés des observations faites à Maestricbt , pendant les années 1808, 1800, 1810 et 1811, par N. le professeur Minkelers, ancien membre de l’académie, qui les a rédigés sur la demaude du préfet du département de la Meuse inférieure. Ces documens météorologiques seront imprimés dans le XII* volume des mémoires.
ANATOSHE VÉGÉTAL*.
Observations sur l'anatomie des bsotchivb , par M. Ch. Xorren, membre de l'académie.
Les nouveaux travaux de M. Unger et Moyen (1), sur les cristaux qui se trouvent dans les cellules des plantes, ayant prouvé que les systèmes prismatiques sont, en général, rares parmi les végétaux, j'ai cru qu'il était couveuable de publier quelques observatious que j'ai faites sur un système semblable dans les Hedychium et notamment sur I * Hedychium flavum. Ces dissections précisent d'ailleurs des faits sur lesquels on avait encore des doutes dans cette partie des sciences phytolomiques.
(I) tJngrr, Vbtr KryttmllUIdnngtn in dtn Pflannenntllt a. AnnaUn de* H itntr Mmsrwmi, Il Bander 1 Abttheilung. Vienne 18)7.
■eyeo , Fan dtn Krytlallin un d dtn anorganacktn Subilanstn ûlarkaupt, wtlekt in dm atlitugerelt drr Pflonien rarkommtn. Pkytioloyi* , tom. I , p. 212, Berlin, 1837.
Dans U plus jeune feuille encore enroulée du somme! «le la lige, on toit déjà quelques rares cristaux, plus souvent danj» les cellules privées de chlorophylle que dans celles qui en sont pourvue», plus souvent «Uns les cellules profondes que dans les superficielles. Comme la feuille est alors fort jeune, quelle vicul de naître, on ne peut reconnaître dans la formation de ces cristaux un effet de loge et un indice de vieillesse, comme on l'a fait. Ce n’est pas une tendance à la mort, un retour au monde inorganique que ce phénomène de la cristallisation s’exerçant librement dans les cellules.
Dans l'ovenchyme de ces jeunes feuilles, la chlorophylle glohulioaire verte est formée par des vésicules pariétales, occupant presque toujours une seule zone de la cellule, et ces vésicules ont un granule de fécule au centre, bleuissant par l'iode (/Sÿ. 7, a , h). Ce granule de fécule n'existe pas d'abord; il se développe par la suite. Plus tard, quand la feuille est vieille, et l'on voit le même fait dans les vieilles cellules de la tige, la vésicule viridifère a disparu et la fécule aussi, mais l'enveloppe de celle-ci, sa vésicule, non-bleuissanl par l'iode, est restée; c'est sous cet état qu'on la voit former de petits granules incolores dans le prisme nchyme âgé ( fig . 1 , k).
Dans le jeune ovcnchyme, les cristanx forment des prismes rhomboïdaux (fig. 5). Ceux qui se manifestent dans des cellules plus âgées, sont des prismes hexaèdres, dérivant du rhomboïde (fig. 0). Dans les vieilles cellules, le prisme devient octaèdre (fig. 3), et quatre de ses faces s’émoussent ou s'arrondissent (fig. 4). Ces deux dernières formes, Irés-rares dans le régne végétal , sont ici les plus communes ; les prismes se déforment quelquefois.
Le plus souvent il y a ainsi un seul cristal qui occupe