CHAPITRE II
L’éleclrieiléjouu un grand rôle dans la nature. On peut s'étonnera lion droit que. dans la plupart des observatoires météorologiques , on s’occupe encore si peu des effets quelle manifeste, soit directement, soit par son influence sur d’autres phénomènes. On a constaté avec soin la quantité d'orages qui se forment annuellement dans les différents pays, mais I on s’est peu occupé des effets que l'électricité exerce à toute heure et de l’intensité de son action.
En suivant la voie enseignée par les traités de météorologie des différents pays, je m’étais borné, jusqu’en 18(2, à adopter la marehe établie; je pouvais reconnaître cependant que l’électricité mérite une attention spéciale . et dès lors je commençai à constater son action.
Il lut possible de sentir d’abord la nécessité d’observer d’une manière plus précise; et, en même temps que l’on constatait l’électricité statique,, on détermina scs valeurs dynamiques au moyen d’un galvanomètre très-sensible.
Je déterminai de plus, à partir de 1844, les effets que les hauteurs dans l'atmosphère produisent sur l’intensité de l’électricité. Je fus particulièrement aidé, dans mes premiers travaux, par M. Pcltier, qui voulut bien me faire construire', avec un soin particulier, un élcelromètrc dont j’ai conservé l'usage jusqu’à ce jour.
Les résultats que j'ai obtenus par mes premières recherches ont clé développés dans mon travail sur l'électricité de l'air (') ; ils prouvent que, dans un lieu qui n'est point dominé par les corps avoisinants , l’intensité électrique de l’air croit, ù partir d’un point déterminé , proportionnellement aux hauteurs. Cette loi, toutefois, n'a été vérifiée que dans des limites de hauteurs assez restreintes (’).
Je commençai en même temps, à l’heure de midi, des observations régulières qui ont été continuées jusqu a ce jour. Les premiers résultats que j’en ai déduits, en 1848. sont insérés dans les Annales de l’Observatoire royal, et les valeurs de ccs observations pour les années suivantes ont été publiées dans le même recueil (*).