I. ÉLECTRICITÉ STATIQUE
Je ne tardai pas à voir l'influcncc de l'électricité cl la nécessité de me livrera une élude plus approfondie, pour compléter mes recherches sur la météorologie et la physique du glohe. Mon premier soin fut de substituer à l'élcclroseope l'électromètrc, qui présentait des résultats plus précis. Je m'attachai à déterminer, au point le plus élevé de l’Observatoire , et par les moyens les plus sûrs, l'état statique et l'état dynamique de l'électricité de l'air. Les instruments dont je fis usage et les premiers résultats que j’obtins sontdécrils dans la troisième partie du Climat de la Belgique (*). Je crus nécessaire de revenir sur ce sujet dans chacune des parties du même ouvrage, pour compléter l'électricité atmosphérique.
Electricité mensuelle. — Les tableaux que je présente ici renferment l'ensemble des treize années d'observation, depuis le commencement de 184') jusqu'en 1857 inclusivement. Dans un premier tableau on trouve le nombre moyen des degrés de l'échelle de l’instrument, observés de mois en mois, pendant chacune des années mentionnées (’), et
C) Annales île l'Observatoire royal de Bruxelles, tome VII, et 3" partie du Climat de la Belgique.
(S) MM. Gmtrjmi et Cellier curent successivement l'obligeance de venir b Bruxelles, pour m'aider dans les soins à donner à rétablissement de leurs instruments électriques.
(*) Tomes VII, VIII, IX, X et XI. Voyez aussi l'ouvrage sur te Climat de la Belgique.
( Voyez aussi le tome VII des Annales de l’Observatoire. Pour les résultats de 1846 à 1848 inclus, voyez page IG du même mémoire.
[ ! J Les résultats de 1844 b t848 sont donnés dans la 5*" partie du Climat de la Belgique ; ceux de 1849 b 1831 dans le chapitre des pluies , cl ceux de 1839 b 1830 dans la dernière partie de l’ouvrage, aux chapitres Pression atmosphérique, pluies, hygrwnélrie , et état du ciel eu général.
dans le second , je présente ces mêmes valeurs, mais exprimées en nombres proportionnels et comparables entre eux. Pour bien comprendre celle distinction , il faut sup|ioser le cadran partagé également sur toute sa circonférence en 360 parties: dans l'état d'équilibre, l'aiguille marque 0», et clic s’écarte de ce point , avec le signe -+■ , en se dirigeant vers l'est dans l'état ordinaire de l'atmosphère; et, vers l'ouest avec le signe — , dans l’état négatif. Ce dernier cas n’arrive que pendant les pluies, ou bien avant ou après ce phénomène, en sorte que le signe moins marque toujours un état exceptionnel de l'atmosphère (').
Les valeurs électriques, telles qu’on les observe et telles qu’elles sont consignées dans le premier tableau, sont loin d’étre identiquement les mêmes; un degré d'augmentation dans la charge diffère de beaucoup, selon le point plus ou moins avancé de l'échelle. Ainsi l'aiguille placée au 20™« degré, exige, pour passer au 21™' quatre fois autant d'électricité qu'il lui en faudrait pour parcourir le premier degré de l’échelle; arrivée au 60™' degré, il lui faudrait, pour passer au 61™', cinquante fois autant d'électricité que pour parcourir le premier degré de l'échelle. On conçoit donc la nécessité de réduire, par une table que donne l’expérience, les nombres qu’il convient de substituer aux nombres qu’on observe, pour rendre les résultats comparables.
J’ai indiqué la composition de celle échelle (*j; je me bornerai donc ici à donner les valeurs qu'on en déduit; elles expriment les moyennes des nombres proportionnels qu'il faut avoir soin de considérer. En les consultant , on remarquera sans peine que l'électricité, en décembre et en janvier, est dix fois aussi forte qu’en juin; à partir de ce dernier point, clic augmente progressivement jusqu’à la fin de l’année.
(*) Une on deux fois cependant on a marqué le signe négatif sans mentionner d'orage, soit qu’on ne l’eut point observé, soit qu’il n’existét pas.
(*) 1” partie de l’ouvrage sur le Climat de la Belgique, page G, Élerlridté de Pair,
Moyennes des degrés de l’électromitre.
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