‹ Sur le physique du globeChapitre 7 sur 169 · UYGROHÉTItlE · texte numérisé non relu

UYGROHÉTItlE

(.humidité de l’air est un des éléments météorologiques les plus difficiles à constater. Jusqu'en 1817. c’est-à-dire pendant quinze ans, on a fait usage de J’hygromitrc à cheveu de Saussure : et, depuis 1840, on s'est servi du psyelirométre d’August. J'essayerai de faire connaître les résultats que ces deux instruments ont donnés, en me bornant aux résultats principaux, comme je l’ai fait pour le baromètre et le thermomètre. Je dois renvoyer pour tous les autres détails aux renseignements donnés dans l'ouvrage sur le Climat de la Belgique. Il ne s’agit ici que d'exposer en peu de mots ce qui se rapporte aux principales lois de la météorologie, à celles qui peuvent avoir des rapports avec les lois de la physique du globe.

Variation mensuelle.-- Si je considère la marche de Y hygromètre de Saussure pendant les différents mois et pendant la période de quinze années écoulées depuis 1833 jusqu'en 1847 inclusivement, je trouve que le mois généralement le plus humide a été celui de décembre: il indiquait 87", 2 : le moins humide, au contraire, tombait au commencement de l'été et marquait 70°, I. Les cinq mois, depuis avril jusqu'en août, ont donné à peu près la même valeur: ils ne différaient |>as entre eux de deux degrés : c’est le mois de mai qui fixait le minimum à 7 (Kl .

La moyenne pour l’année entière a été de 78", I. Il serait difficile de considérer cette valeur comme absolue; on ne peut la prendre que comme relative. Elle a augmenté à peu près successivement depuis 1835 jusqu'en 1817, comme si l’échelle de l’instrument s'était déplacée. D’une autre part, l'excursion annuelle de l’aiguille avait moins d’extension, comme si sa sensibilité avait diminué. On n'a pas. cependant, toujours Tait usage de la même aiguille ni du même cheveu; mais on peut supposer que les variations, sous l’effet de l'humidité, étaient moins sensibles à une époque qu'à une autre.

Quand on estime les résultats obtenus par groupes de cinq années, on s'aperçoit mieux que l'échelle a légèrement remonté et a donné des valeurs plus grandes. Le maximum s'est manifesté généralement en décembre; mais, pour une des périodes, il s'est placé en janvier. Quant nu minimum, il est arrivé en mai avec une tendance à se rapprocher de juin et de juillet.

Si l'on prend les valeurs de décembre cl de mai, ainsi que les valeurs rnaxima et minima des trois périodes quinquennales, on a

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INTRODUCTION

On voit que les muxima et minima différent très-peu des valeurs données par les mois de décembre et de mai. La marche de l'humidité parait avoir des rapports intimes avec celle de la végétation; quand le feuillage n'existe plus, l'humidité de l'air est la plus forte, et elle a la moindre valeur, au contraire, à l’époque où la végétation est dans toute son activité.

Si l'on prend ensuite les valeurs données par dix-huit années d'observations faites au psychromètre d'August. on trouve des résultats analogues : le minimum tombe encore au mois de mai: et le maximum arrive en décembre. Ainsi, d’après les moyennes des trois périodes quinquennales depuis 4843 jusqu'en 1837, on a les résultats suivants, en abandonnant les trois années qui précèdent ces période- :

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Les résultats du psyehroinèlre s'accordent donc avec ceux de l'hygromètre, cl montrent que l’époque du moins d'humidité de l'air arrive au mois de mai : pour lu plus grande humidité, le mois de décembre l’emporte un peu sur le mois de janvier.

Si Ion considère ensuite la tension de la vapeur d’eau de chaque mois, d'après lis indications du psychromèlrr, on trouve, pendant ees mêmes quinze années , depuis 1843 jusqu’en 1837. que le maximum s’est présenté en août et le minimum en janvier. On a :

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