PRESSION DE L'ATMOSPHÈRE
Considérée dans son état moyen, la pression atmosphérique mensuelle subit assez peu de variations; cependant, d'après vingt-cinq années d'observation, sa hauteur était sensiblement plus grande pendant le mois de décembre que pendant tous les autres mois, et cette conclusion résulte généralement des moyennes particulières pour chaque groupe quinquennal.
l’ne autre remarque non moins intéressante, quoique moins fortement prononcée, eest que le baromètre, pendant les deux mois qui précèdent le maximum de décembre, présente. nu contraire, un état minimum.
Nous donnons ici un tableau résumé des observations faites pendant 23 ans.
Hauteur du baromètre à midi.
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La hnuleur moyenne du baromètre, pendant les vingt-cinq années de 1833 à 1837, a été de 736""", '13 à la température O": sa bailleur maximum était de 737""“ .92 en décembre, et sa hauteur minimum de 754"", 9i en novembre. La différence n’a donc été que de 3““".0I .
Si l’on compare les résultats mensuels de la dernière colonne . on trouvera que les différences des hauteurs sont beaucoup moindres en été qu’eri hiver; ecs différences en effet ne sont guère que de un à quatre. Pendant les vingt-cinq années de 1833 à 1837, les hauteurs barométriques mensuelles n’ont différé que de 4"“".80 pour juillet et août, tandis qu’elles ont varié de 4 6"", 70 pour l'hiver, et même de I7 l " m ,68 |iour le mois de mars.
La différence du maximum et du minimum, déduits de toutes les observations de l'année, s’écarte assez fort de la différence que donnent le maximum et le minimum absolus, calculés pour chacun des douze mois.
En janvier, la différence entre les deux états extrêmes qu’a pu prendre le baromètre,
INTRODUCTION
pendant un quart de siècle, est de o4 lom .2ô; c'est la plus grande valeur semblable que l'un trouve pour tes douze mois, et l’on voit quelle diminue à mesura qu'on s'éloigne de janvier pour se rapprocher de juin cl de juillet, où elle n'est plus que de 2!)"" I1 .8!I et de 49 mm ,l2. La variation passe donc de 2 à I environ.
Une anomalie semble se manifester encore, et elle appartient egalement a l'avant-dernier mois de l'année, au mois de novembre. La variation mensuelle, qui n’est que de 12 mm ,88 , est faible en consultant la loi de continuité. La différence des maxima et des minima moyens est également plus faible que ne l’indique la continuité des nombres. Ce double abaissement dans la valeur moyenne et dans les deux valeurs extrêmes mérite d'être pris en considération; il n'est point accidentel, mais il marque un état particulier.
Si l'on compare les variations du baromètre à celles du thermomètre, on remarquera que les oscillations des pressions, tout comme celles des températures, sont plus fortes en hiver qu’en été. On conçoit, en efTet, que les changements de pression atmosphérique, étant en quelque sorte une conséquence des changements de température, les oscillations doivent être correspondantes; elles sont en hiver à peu près doubles de ce quelles sont en été. On remarquera aussi, des deux parts, une espèce d'anomalie qui se présente en automne, et qui produit des différences moins grandes que celles que l'on pourrait attendre pour le thermomètre et pour le baromètre.
Quant aux variations diurhes, si l’on considère l'année entière, on reconnaît facilement, dans les nombres, l’existence de deux maxima et de deux minima; voyez I» tableaux il"* 18 et 19. Ils se produisent à peu près à six heures de distance l’uu de l'autre, et ils sont de même valeur; de sorte que la courbe qui indique l'oscillation diurne est à peu près régulière, et sa forme, depuis minuit jusqu'à midi, est la même que pour la seconde |>artie de la journée.
Cette symétrie, que j'avais déjà fait remarquer depuis longtemps, n'existe plus quand on prend la ligne dé pression relative à chaque mois. Le maximum du milieu du jour, qui tombe à peu près vers 10 heures, arrive un peu avant 9 heures en été et vers 1 1 heures en hiver. Le second maximum, qui arrive vers 10 heures du soir, se présente également avant 9 heures en hiver et près de minuit en été. Des déplacements analogues s’observent dans les deux points minima ; en sorte que I on peut dire que le maximum et le minimum de pression, pendant le jour, sont en général à six heures de distance l'un de l'autre; mais celte distance diminue un peu en hiver et augmente, au contraire, en été. Il en résulte nécessairement que les termes critiques, pour la nuit, se rapprochent dans In saison la plus chaude, et qu'ils s’éloignent, au contraire, pendant l'hiver.