CONCLUSIONS
Parmi les dérivés des corps intervenant dans le métabolisme cellulaire, om ne connaissait jusqu'ici comme systèmes oxydo-réducteurs actifs sur l’électrode et ayant un potentiel normal défini, que les systèmes qui prennent naissance au cours de l’évolution à l’abri de l'oxygène des solutions de glucides réducteurs et qui avaient été mis en évidence par Wurmseret GÉLOso. Mais les travaux de SzenT-GyYôRrGYyI rendaient probable que l’acide hexuronique extrait de certains tissus et susceptible d’être oxydé réversiblement se comporte d’une manière analogue.
Le grand intérêt que présente, au point de vue physiologique, l'existence de ces systèmes en équilibre à des niveaux de potentiel bien déterminés nous a conduit à entreprendre sur l’acide hexuronique et ses isomères probables, les acides glycuronique et galacturonique une étude identique à celle que WurmsEeR et GÉLoOso avaient effectué sur les solutions de glucides.
Nous avons établi que l’acide hexuronique extrait du jus d’oranges présente un potentiel d’oxydoréduction bien défini. Nous avons mesuré ce potentiel électrométriquement et par colorimétrie et nous avons trouvé un potentiel normal situé dans une région correspondant à rH, = 15 + 0,5.
Nous avons étudié, d'autre part, le potentiel d’oxydoréduction des acides glycuronique et galacturonique et nous avons trouvé que ces acides possèdent. aussi un potentiel normal situé dans la même région que celui de l’acide hexuronique.
En faisant le titrage électrométrique avec du ferricyanure de potassium, nous avons mis en évidence une différence de vitesse de réaction au point de vue réduction du ferricyanure. Le rapport de cette vitesse à celle de l'oxydation de l’acide hexuronique est de 1/3. En faisant « évoluer » dans le vide et dans une solution alcaline l’acide galacturonique, nous avons réussi à modifier la vitesse de l'oxydation qui a été accélérée.
Nous avons extrait des solutions de glucose évoluées à l’abri de l'oxygène un corps qui présente les caractères physiques et chimiques d’un acide hexu-
ronique et qui, au point de vue potentiel normal d’oxydoréduction, présente
un palier dans une région qui correspond à rH, — 12,6 + 0,5. Ce résultat con-
corde parfaitement avec les déterminations de Wurmser et GéLoso sur les solutions évoluées de glucose.