‹ Sur le problème de la Régulation consciente des fonctions somatiques à propos d'un casChapitre 8 sur 18 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Dès que l’on aborde la neurologie et la psychiatrie on se heurte au problème fondamental de la volonté normale et pathologique. Certains auteurs croient éviter cette difficulté en rejetant la question des troubles de la volonté dans le domaine purement philosophique. Ils ne font qu'éluder la question, mais celle-ci se rappelle sans cesse aux yeux des observateurs et des cliniciens.

Le développement si remarquable de la neurologie moderne a fait oublier pendant quelques temps ce problème capital. En effet, le principe même de la neurologie depuis Charcot et surtout depuis Babinski consistait à faire le départ ertre les troubles différents de la volonté et plus ou moins distincts d'elle, et les troubles intriqués avec les mécanismes volontaires. Les premiers, seuls, relevaient d’après cette conception, d’atteintes pathologiques du système nerveux et pouvaient être considérés comme troubles organi-

ques, les seconds étant purement psychiques.

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En réalité, comme y a insisté Baruk, les troubles, dits organiques, ne concernent que les signes de localisation : quand on décrit par exemple Îles symptômes pyramidaux, on se limite aux signes en rapport avec l'atteinte d'un système anatomique localisé et spécialisé. C’est pourquoi ces signes sont si précis, si caractéristiques, et comportent une rigoureuse concordance anatomo-clinique quelle que soit la cause qui touche le faisceau pyramidal, que cette cause soit organique ou fonctionnelle : que l’origine en soit un spasme vasculaire, un élément toxique ou mécanique du moment que l'atteinte est localisée au système pyramidal, les signes seront toujours les mêmes, signes absolument différents de ce que pourrait reproduire la volonté car ils comportent des dissociations d’atteinte très fines, mais très bien connues maintenant. De là, la valeur en pareil cas de ces signes objectifs admirablement mis en évidence par Babinski tels que le signe qui porte son nom, la flexion combinée, les modifications des réflexes tendineux et cutanés : le psychisme, la volonté, la pensée n’interviennent pas dans la production de ces signes : ceuxci sont inimitables et par conséquent forment un rigoureux élément de diagnostic.

La sûreté de cette symptomatologie objective et la certitude qu'elle donne ont poussé peu à peu les observateurs par un eflet de contraste à réduire considérablement la valeur des signes dits subjectifs,

dans lesquels le psychisme joue un rôle, et qui parais-

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