CHAPITRE II
Pronostic de la coqueluche d’après quelques statistiques.
Le seul document que nous possédions concernant les statistiques hospitalières de coqueluche pour la période 1901-1910 est le travail de Rouchy, concernant l'hôpital Bretonneau où la mortalité par la coqueluche varie de La eg): |
Nous comparerons en outre notre statistique avec celles que nous trouvons dans les thèses de Barré, Vialle, Boulade, Monraisse et enfin avec la oo publiée par Deschamps.
Est-il besoin de rappeler la mortalité formidable qu’en-
. traînait autrefois la coqueluche ? Pour fixer les idées, nous
soumettrons quelques chiffres :
Constant (1) accuse en 1836 une mortalité de 60,7 °, Henri Roger (2) en 1867, une mortalité de 33,5 °,. Ollivier (3) en 1890 une mortalité de 29,2 °/,. Toutes ces statistiques s’adressaient aux oo traités à l'Hôpital des Enfants malades.
La statistique officielle des hôpitaux de 1884 à 1902
à ee une mortalité de 16,2 0j.
M. Comby, dans la thèse de Boulade, . sur 340 coqueluches une mortalité de 20 °/, en l'année 1901 à l'Hôpital des Enfants malades.
(4) CONSTANT. Gazelte médicale de Paris, 1836. (2) Henri Rocer in ComBy, (3) Ozrivier. Revue des Maladies de l'enfance, 4890.
AIS ASE
Nous sommes donc loin de ces chiffres, puisque notre statistique accuse une mortalité de 5,2 °/,, nous rapprochant plutôt de la statistique de Monraisse.
Le professeur Hutinel a fait publier par son élève Monraisse en 1901 la statistique de son service à l'Hôpital des Enfants assistés.
La mortalité est de 4,36 °/, pour 825 coqueluches traitées, mortalité dont le faible taux est dû à l'excellence des mesures d'hygiène.
Il est enfin d’autres statistiques que l'on pourrait dire idéales.
Telle est celle que l’on retrouve dans la thèse de Barré. Le docteur Variot a soigné au Dispensaire de Belleville un grand nombre de coquelucheux que l’on promenait régulièrement tous les jours aux Buttes-Chaumont. La mortalité n’a pas dépassé 1°/, pendant celte épidémie (1). »
Au Dispensaire de la Villette, M. Comby, sur 310 cas observés en 10 ans, n’a eu que 5 morts, c’est-à-dire 15,9 (21.
Deschamps, commentant ces chiffres, pense que cette mortalité ne s'adresse qu'à des enfants âgés de plus de 2 ans.
Enfin, il était intéressant en dernier lieu de comparer notre statistique avec celle de Deschamps, presque toutes deux émanent du même Dispensaire et regardent une même période d'années. La mortalité dans la thèse de Deschamps, s'élève à 5,4 °,,, dans notre travail à 3,2 ee différence légère 1l est vrai, mais très appréciable si l’on réfléchit à la condition des coquelucheux traités au Dispensaire et aux quartiers populeux qu'ils habitent.
(1) Barré. Thèse Paris, 1899, p. 20.
(2) ComBy. Société méd'cale des Hôpitaux, 8 mars 1889.