CHAPITRE PREMIER
Statistique des coqueluches traitées au Dispensaire de la Caisse des Écoles du VII° arrondissement du 1‘ janvier 1904 au 1‘ mai 1910)
Avant d'entrer dans le vif de notre sujet, il nous paraît intéressant d'indiquer le mode suivant lequel les coqueluches passent au Dispensaire, sans qu’on puisse les imputer d'y semer la coqueluche.
Nous empruntons les lignes suivantes à la thèse du Docteur Armand Carel (1), qui dirige d’une manière éclairée le Dispensaire de la rue Saint-Dominique, et que nous sommes heureux de remercier ici des quelques fiches qu'il nous a permis de dépouiller au point de vue du pronostic lointain de la coqueluche.
« S'il s’agit d’un enfant déjà soigné au Dispensaire dont les parents connaissent les habitudes et présentant quelque chose d’anormal. Nous sommes immédiatement avertis et son isolément sera immédiat, si au contraire, le malade vient pour la première fois à la consultation, la surveillante chargée de l'inscrire, interroge la personne qui accompagne l'enfant, examine le faciès du nouvel arrivant et au moindre doute, le fait sortir de la salle d'attente. Les malades suspects isolés des autres consultants sont exa minés immédiatemeet et renvoyés chez eux. Les parents
ne doivent venir chercher les médicaments prescrits qu’à
(1) Carsr. Thèse Paris, 4903,
dde
la fin de la consultation. Les linges et objets qui ont été en contact avec la malade sont enlevés aussitôt. »
Telles sont les mesures qui assurent, autant qu'il est possible, la prophylaxie de la coqueluche au Dispensaire. Et elles sont suffisamment efficaces pour que le Docteur Bresset, en cinq ans et sur 33,614 consultations, n'ait eu à noter que trois cas intérieurs de coqueluche (1).
TaBLeAu No I,
Statistique des Coqueluches inscrites au Dispensaire