‹ Sur le sucre du sang; son dosage, ses variations, sa destruction par le temps, par le chaleur et par les tissus vivants, nouvelle théorie du théorie du ferment glycolytiqueChapitre 6 sur 21 · IXX · texte numérisé non relu

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approximation que ne donne pas la méthode.

Pour vérifier que la quantité d'eau qui s'échappe de l'appareil est négligeable^ nous avons remplacé le tube recourbé à boules par un tube à chlorure de calcium, et dans une expérience que nous avons fait durer trois fois plus longtemps que d'habitude, nous n'avons pas eu une augmentation du poids du tube supérieur à 0 gr. 08. D'autre part, nous avons laissé l'appareil taré et muni du petit tube à boules, et du tube droit, non fermés, pendant plus de i h. 1/2 dans l'eau bouillante; nous avons constaté une diminution de poids inférieure à o gr. 10. Par conséquent, la quantité de vapeur d'eau perdue est absolument négligeable.

On pourrait dire que la chauffe instantanée que nous recommandons est inutile, que malgré le déficit obtenu par la méthode Cl. Bernard, celle-ci est très suffisante, attendu que les résultats, quoique faux absolument, sont comparables entre eux. Cette objection est sans valeur parce que la perte varie suivant la teneur du sang en ferment ; quasi nulle avec un sang pauvre en ferment, elle dépasse 10 0/0 avec un sang riche en ferment glycolytique.

A l'appui de cette affirmation, nous donnerons quelques résultats des expériences dans lesquelles nous avons comparé les deux méthodes ;

lo Avec du sang de chiens rendus diabétiques patablation du pancréas, et dont la teneur en sucre était supérieure à 3 gr. par looogr., et même 3 gr. 80, nous n'avons pas eu de perte sensible; chez les chiens diabétiques, dont le sang contenait seulement 2 à 2 gr. 5 de sucre, nous avons eu entre la méthode de Cl. Bernard et la nôtre, une différence, qui n'a atteint qu'une seule fois 5,2 oy'o.

20 Avec du sang normal, nous avons toujours remarqué entre le procédé de Cl. Bernard et notre méthode, une différence variant de 5, 3 % au minimun, à 12 7o au maximun, comme l'indique le tableau suivant :

MK IHODE BERNARD

Quant.

Ov-3 0,78

Vo

r)ANsS0*NA2

CIIAL'D

Quant.

DIFFERENCE

Absolue.

Cl. Bernard a fait voir, et nous l'avons vérifié plusieurs fois, que la saignée fait augmenter le sucre dans le sang, c'est-à-dire que la première partie d'une saignée copieuse contient moins de sucre que les dernières; aussi, dans nos expériences, avons-

nous toujours commence par recevoir la première partie de la saignée dans le sulfate de soude chaud, faisant couler immédiatement après le sang dans la capsule tarée qui contenait le sulfate de soude et Tacide acétique; par conséquent, les différences ne peuvent être que plus grandes que celles qui ont été observées.

Nous voyons d'abord que par la méthode de Cl. Bernard, on trouve toujours moins de sucre.

A part une perte de 36, g o/o, que nous avons observée une fois, et que nous devons mettre sur le compte de causes perturbatrices, nous voyons encore que le sang du mèmechien perdseulement 5,3 o/o s'il est chauffé très rapidement, et 17 0/0, s'il est chauffé sur un faible bec de gaz.

Cl. Bernard recommandait de n'employer que 25 gr. de sang pour faire le dosage du sucre, afin de se trouver toujours dans les mêmes conditions; or, il arrive souvent, avec un sang pauvre en sucre, que l'on ne peut faire qu'un seul dosage avec la liqueur de Fehling, ce qui augmente V incertitude sur le chiffre obtenu. Mn. employant la modification que nous proposons, cet inconvénient n'existe pas, et nous pouvons opérer sur une quantité quelconque de sang, ce qui est très précieux dans certaines expériences où la destruction du sucre du sang est notable. Il suffit généralement de 40 gr. de sang<7« maximiun, pour pouvoir faire deux à trois bons dosages ; dans toutes nos expériences, nous avons toujours fait au moins deux dosages pour un même essai; quand les deux premiers résultats diffèrent de plus de

deux dixièmes de centimètre cube pour les sangs riches en sucre, et de plusde4 dixièmes decentimètre cube pour ceux qui sont pauvres en sucre, nous faisons un troisième et môme un quatrième dosage s'il y a assez de liquide; enfin, nous prenons la moyenne, et divisons le chiffre 7,60 par le nombre de centimètres cubes que nous donne cette moyenne.

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